Bein, la patrouille c'est un peu plus qu'un gang, y'a des principes qui vont avec... en tout cas pour certain(e)sInks a écrit :sur le coup ça m'avait semblé une bonne idée de le zigouiller ce pinpin qui nous avait fauché l'bouquin pour lequel je me suis ennuyé comme un rat mort pendant plus d'une journée dans une bibliothèque !! .. et puis je n'pensais pas qu'les autres ne s'raient pas content qu'on "couic" les empêcheurs de bouquiner en rond...
[Oltrée!] Chroniques Batraciennes
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
J'aurais du dire "une connerie du personnage" ;-)Inks a écrit :Une connerie du joueur ... une connerie du joueur ... mais heu ... sur le coup ça m'avait semblé une bonne idée de le zigouiller ce pinpin qui nous avait fauché l'bouquin pour lequel je me suis ennuyé comme un rat mort pendant plus d'une journée dans une bibliothèque !! .. et puis je n'pensais pas qu'les autres ne s'raient pas content qu'on "couic" les empêcheurs de bouquiner en rond...Sammael99 a écrit : [...] et en plus pour réparer une connerie du joueur. [...]
Bon par contre quand j'ai eu l'idée génialissimede faire tout simplement disparaître de la mémoire collective le vilain Barbel à grand renfort de pacte démoniaque, j'ai vraiment été prodigieusement abruti de ne pas percuter sur la présence de ce grimoire presque aussi grand que moi au milieu de la table ... C'est pas comme si je venais de m'le trimballer à travers la moitiée de la ville d'ailleurs ...
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Sajjabi (tout maudit tout plein...)
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
C'est amusant, j'avais traduit inconsciemment...Sammael99 a écrit :Inks a écrit :J'aurais du dire "une connerie du personnage" ;-)Sammael99 a écrit : [...]
C'est pour cela que je n'avais pas relevé d'ailleurs.
L'Inks se doutait bien que certains dans l'groupe allait tiquer... hu hu hu
Mais Sajjabi savait que son ami nain était lui aussi dans une dynamique d'efficacité plutôt que de modération excessive... et que les autres mettraient probablement ça sur le compte de sa nature féerique pour expliquer l'inconscience relative d'un tel geste !!
Bon j'admet tout de même que la soirée tirait à sa fin et qu'Inks avait envie qu'on avance (ou qu'on plie) l'aspect bibliothèque... mais bon...
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
T'inquiète, j'aurai personnellement agit comme toi. Couic les méchants, ça accélèrent toujours les histoires et ça embête les MJ. Mais ils adorent qu'on leur zigouille leurs gars.
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Surtout quand ils le font en un coup en explosant deux fois de suite la maitrise.Le Grümph a écrit :T'inquiète, j'aurai personnellement agit comme toi. Couic les méchants, ça accélèrent toujours les histoires et ça embête les MJ. Mais ils adorent qu'on leur zigouille leurs gars.
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Assez... Mais il a trouvé que tactiquement aussi c'était une connerieInks a écrit :Mais Sajjabi savait que son ami nain était lui aussi dans une dynamique d'efficacité plutôt que de modération excessive...
Bon sinon on a joué ce soir. Je laisserai le meneur raconter, mais on peut résumer en disant qu'on a POUTRÉ SAUVAGEMENT. Voilà
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Combien de gobelins tués? 36 plus un boss ?
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Je le note, je le note ...Le Grümph a écrit :T'inquiète, j'aurai personnellement agit comme toi. Couic les méchants, ça accélèrent toujours les histoires et ça embête les MJ. Mais ils adorent qu'on leur zigouille leurs gars.
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Non, toi tu as de la chance. Mon nain est cool ^^
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Alors que Kottarr et Sajjabi sont rentrés au camp et ont retrouvé Donatien dont les blessures sont guéries, un nouveau Patrouilleur les rejoint. Il s'agit de Gravis, un jeune Cavalier aux longs cheveux blond cendré. Il arrive, comme il se doit, à cheval et fait rapidement connaissance avec Kottarr et Donatien. Sajjabi, lui, semble contrarié et est parti dans un bois non loin avec son warg.
- "Qu'est-ce qu'il a Sajjabi?" demande Donatien à Kottarr.
- "Je sais pas", répond le Nez-de-Cuir, l'air troublé.
- "Comment ça, tu sais pas?"
- "Il s'est passé des trucs bizarres, quand on était en ville, mais je me rappelle pas quoi. Il y a des trous dans mes souvenirs, des trucs qui n'ont aucun sens, mais impossible de me rappeler..."
- "Bon. Je suis pas sûr d'avoir envie de savoir, en fait."
Histoire de montrer un peu le pays à Gravis (et de tester un peu le nouveau venu), Donatien propose à ses deux compagnons de se diriger vers la communauté de Rousseterre au Nord, afin d'y échanger les nombreuses fourrures et ressources diverses qu'ils ont accumulés depuis qu'ils sont arrivés en échange de nourriture et de biens de première nécessité. (Objectif: Etablir des liens avec une ou plusieurs communautés des environs et initier des relations de troc.)
Le lendemain matin, le groupe se met en route. Après avoir voyagé sans histoires pendant quelques heures vers le Nord (Patrouille: RAS), les trois patrouilleurs (dont un à cheval) arrivent dans une région de collines. Peu après, ils découvrent une petite combe dans laquelle ils voient de nombreux tonneaux et caisses en bois. Il s'agit visiblement d'un avant-poste ou ancien campement Cavalier. Le tout semble abandonné depuis longtemps, mais le groupe découvre plusieurs coffrets remplis de cuirs tannés de très belle facture, miraculeusement conservés (Patrouille: Refuge / 8 points de Ressource).
Quelques heures plus tard, les patrouilleurs arrivent à Rousseterre, une communauté plutôt plus conséquente que ce à quoi ils s'attendaient: il y a une bonne trentaine de maisons, sans compter les granges et ateliers. Tout cela est entouré de vastes vergers de fruitiers: pommiers, poiriers et pruniers essentiellement. L'arrivée du groupe attire évidemment l'attention des villageois, et bientôt un homme maigre de grande taille s'approche, entouré de deux costauds armés de gourdin qui font leur possible pour avoir l'air menaçants.
- "C'est pas folichon, votre accueil..." lance Donatien.
- "Qui êtes-vous et que nous voulez-vous?" demande l'homme sèchement. Il ne remarque pas que ses deux gardes font les gros yeux aux lances, épées et autres armes des patrouilleurs.
- "Je suis l'Archonte Donatien de la Patrouille, et ceux-ci sont mes compagnons. Nous sommes récemment revenus dans la région, et nous avons repris le contrôle du fortin. Nous établissons des relations avec les communautés qui nous entourent pour voir si nous pouvons les assister, puisque tel est le rôle ancestral de la patrouille."
- "La... la Patrouille?" balbutie l'homme. "Mais, ne restez pas là, suivez-moi, nous allons boire un verre à l'auberge!"
Tout le monde se dirige vers l'auberge, une longue bâtisse au centre du village. Kottarr est juste derrière le grand homme maigre, appaté par la promesse de boisson. Derrière, Gravis chuchote une question à Donatien:
- "C'est quoi mon grade, à moi?"
- "Hein, quoi?" répond Donatien.
- "Mon grade. Tu as dit que tu étais Archonte. Moi je suis quoi?"
- "Si moi je suis Archonte, toi tu es le fils de l'Empereur! C'est juste un truc qui en jette un peu, histoire d'impressioner..."
Une fois assis à une table de l'auberge, le grand homme se présente comme Euze, chef de la communauté de Rousseterre. Il demande à l'aubergiste du cidre et des champignons. Le cidre est puissant et acide, les champignons se présentent comme de longues lanières fumées, très goûtues.
- "Vous ne pouvez pas imaginer à quel point votre arrivée est importante pour nous", commence Euze. "Depuis quelque semaines, notre communauté est menacée, et cette menace paralyse nos activités."
- "Que vous arrive-t'il?" demande Donatien.
- "Il faut que vous sachiez qu'en complément de notre activité fruitière, nous exploitons, surtout durant les mois d'hiver, une carrière de pierres de taille que nous livrons deux fois l'an à des caravanes qui passent par la route du Nord où à des maçons de Sapience. Nos carrières sont souterraines, il y a six niveaux et lorsque nous avons fini d'exploiter un niveau, nous y cultivons des champignons. Il y a quelques semaines, alors que nous étendions le dernier niveau, un pan de paroi s'est effondré, dévoilant une caverne immense derrière. Mais assez rapidement, nos tailleurs ont été attaqués par des créatures venues de l'autre côté. Nous pensons qu'il s'agit de Gobelins, mais nous ne savons pas à coup sûr. Ils ont tué plusieurs des nôtres et nous avons fui la carrière. Nous avons mis en place un tour de garde à l'entrée au cas où les Gobelins attaqueraient le village, mais pour le moment ils ne sont pas montés jusqu'à nous."
- "Et vous voulez qu'on vous en débarasse..."
- "Comprenez moi bien, nous ne sommes pas des combattants. Mes gardes du corps, c'est juste des costauds du village, on ne sais pas comment combattre ces créatures... Et on a déjà perdu 6 villageois..."
- "Nous sommes la patrouille, nous le ferons. Mais en échange, j'aimerais explorer la possibilité que vous nous aidiez avec quelque chose. Comme vous le savez sans doute, le Fortin au sud a été rasé il y a plusieurs centaines d'années. Nous allons devoir le reconstruire, ou en construire un autre non loin. Si vous pouvez nous fournir les pierres et peut-être un peu d'aide logistique, ce serait grandement apprécié..."
- "Mais évidemment, partir du moment où nous avons de nouveau accès à la carrière. En l'état nous n'avons rien sorti des pierres déjà taillées, nous allions faire ça dans les jours à venir."
- "Attends", interrompt Kottarr, regardant Donatien, "tu veux dire qu'on va massacrer des Gobelins en échange d'un nouveau bâtiment?"
- "Il semblerait bien, oui", répond Donatien en jetant un oeil à Euze."
- "J'adore, moi j'aurais massacré des Gobelins juste pour le plaisir..."
Les Patrouilleurs posent quelques questions supplémentaires à Euze. Gravis en particulier, lui demande des détails concernant les dangers dans la carrière après avoir marmonné une prière en langue Cavalière. Un peu plus tard, lorsqu'Euze est parti, Gravis informe ses compagnons que le Chef du village disait la vérité.
- "Qu'est-ce qu'il a Sajjabi?" demande Donatien à Kottarr.
- "Je sais pas", répond le Nez-de-Cuir, l'air troublé.
- "Comment ça, tu sais pas?"
- "Il s'est passé des trucs bizarres, quand on était en ville, mais je me rappelle pas quoi. Il y a des trous dans mes souvenirs, des trucs qui n'ont aucun sens, mais impossible de me rappeler..."
- "Bon. Je suis pas sûr d'avoir envie de savoir, en fait."
Histoire de montrer un peu le pays à Gravis (et de tester un peu le nouveau venu), Donatien propose à ses deux compagnons de se diriger vers la communauté de Rousseterre au Nord, afin d'y échanger les nombreuses fourrures et ressources diverses qu'ils ont accumulés depuis qu'ils sont arrivés en échange de nourriture et de biens de première nécessité. (Objectif: Etablir des liens avec une ou plusieurs communautés des environs et initier des relations de troc.)
Le lendemain matin, le groupe se met en route. Après avoir voyagé sans histoires pendant quelques heures vers le Nord (Patrouille: RAS), les trois patrouilleurs (dont un à cheval) arrivent dans une région de collines. Peu après, ils découvrent une petite combe dans laquelle ils voient de nombreux tonneaux et caisses en bois. Il s'agit visiblement d'un avant-poste ou ancien campement Cavalier. Le tout semble abandonné depuis longtemps, mais le groupe découvre plusieurs coffrets remplis de cuirs tannés de très belle facture, miraculeusement conservés (Patrouille: Refuge / 8 points de Ressource).
Quelques heures plus tard, les patrouilleurs arrivent à Rousseterre, une communauté plutôt plus conséquente que ce à quoi ils s'attendaient: il y a une bonne trentaine de maisons, sans compter les granges et ateliers. Tout cela est entouré de vastes vergers de fruitiers: pommiers, poiriers et pruniers essentiellement. L'arrivée du groupe attire évidemment l'attention des villageois, et bientôt un homme maigre de grande taille s'approche, entouré de deux costauds armés de gourdin qui font leur possible pour avoir l'air menaçants.
- "C'est pas folichon, votre accueil..." lance Donatien.
- "Qui êtes-vous et que nous voulez-vous?" demande l'homme sèchement. Il ne remarque pas que ses deux gardes font les gros yeux aux lances, épées et autres armes des patrouilleurs.
- "Je suis l'Archonte Donatien de la Patrouille, et ceux-ci sont mes compagnons. Nous sommes récemment revenus dans la région, et nous avons repris le contrôle du fortin. Nous établissons des relations avec les communautés qui nous entourent pour voir si nous pouvons les assister, puisque tel est le rôle ancestral de la patrouille."
- "La... la Patrouille?" balbutie l'homme. "Mais, ne restez pas là, suivez-moi, nous allons boire un verre à l'auberge!"
Tout le monde se dirige vers l'auberge, une longue bâtisse au centre du village. Kottarr est juste derrière le grand homme maigre, appaté par la promesse de boisson. Derrière, Gravis chuchote une question à Donatien:
- "C'est quoi mon grade, à moi?"
- "Hein, quoi?" répond Donatien.
- "Mon grade. Tu as dit que tu étais Archonte. Moi je suis quoi?"
- "Si moi je suis Archonte, toi tu es le fils de l'Empereur! C'est juste un truc qui en jette un peu, histoire d'impressioner..."
Une fois assis à une table de l'auberge, le grand homme se présente comme Euze, chef de la communauté de Rousseterre. Il demande à l'aubergiste du cidre et des champignons. Le cidre est puissant et acide, les champignons se présentent comme de longues lanières fumées, très goûtues.
- "Vous ne pouvez pas imaginer à quel point votre arrivée est importante pour nous", commence Euze. "Depuis quelque semaines, notre communauté est menacée, et cette menace paralyse nos activités."
- "Que vous arrive-t'il?" demande Donatien.
- "Il faut que vous sachiez qu'en complément de notre activité fruitière, nous exploitons, surtout durant les mois d'hiver, une carrière de pierres de taille que nous livrons deux fois l'an à des caravanes qui passent par la route du Nord où à des maçons de Sapience. Nos carrières sont souterraines, il y a six niveaux et lorsque nous avons fini d'exploiter un niveau, nous y cultivons des champignons. Il y a quelques semaines, alors que nous étendions le dernier niveau, un pan de paroi s'est effondré, dévoilant une caverne immense derrière. Mais assez rapidement, nos tailleurs ont été attaqués par des créatures venues de l'autre côté. Nous pensons qu'il s'agit de Gobelins, mais nous ne savons pas à coup sûr. Ils ont tué plusieurs des nôtres et nous avons fui la carrière. Nous avons mis en place un tour de garde à l'entrée au cas où les Gobelins attaqueraient le village, mais pour le moment ils ne sont pas montés jusqu'à nous."
- "Et vous voulez qu'on vous en débarasse..."
- "Comprenez moi bien, nous ne sommes pas des combattants. Mes gardes du corps, c'est juste des costauds du village, on ne sais pas comment combattre ces créatures... Et on a déjà perdu 6 villageois..."
- "Nous sommes la patrouille, nous le ferons. Mais en échange, j'aimerais explorer la possibilité que vous nous aidiez avec quelque chose. Comme vous le savez sans doute, le Fortin au sud a été rasé il y a plusieurs centaines d'années. Nous allons devoir le reconstruire, ou en construire un autre non loin. Si vous pouvez nous fournir les pierres et peut-être un peu d'aide logistique, ce serait grandement apprécié..."
- "Mais évidemment, partir du moment où nous avons de nouveau accès à la carrière. En l'état nous n'avons rien sorti des pierres déjà taillées, nous allions faire ça dans les jours à venir."
- "Attends", interrompt Kottarr, regardant Donatien, "tu veux dire qu'on va massacrer des Gobelins en échange d'un nouveau bâtiment?"
- "Il semblerait bien, oui", répond Donatien en jetant un oeil à Euze."
- "J'adore, moi j'aurais massacré des Gobelins juste pour le plaisir..."
Les Patrouilleurs posent quelques questions supplémentaires à Euze. Gravis en particulier, lui demande des détails concernant les dangers dans la carrière après avoir marmonné une prière en langue Cavalière. Un peu plus tard, lorsqu'Euze est parti, Gravis informe ses compagnons que le Chef du village disait la vérité.
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Pauvres gobelins TT_TT
S'ils avaient voulu attaquer le village, ça serait chose faite depuis longtemps. Et là, c'est ces salauds d'humains qui font sauter des murs pour les attaquer chez eux.
ça va finir mal tout ça...
LG
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Moi je suis pour les gob' pour la peine !
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Après une nuit de repos et de préparatifs, Donatien, Gravis et Kottarr se dirigent vers l’entrée de la carrière sous-terraine. A l’extérieur, les villageois ont placé de gros blocs de pierre de manière à rendre le passage étroit et à pouvoir le surveiller d’en haut. Les trois patrouilleurs se faufilent à l’intérieur, et immédiatement une odeur très forte de champignon les prend à la gorge.
Ils allument leurs torches, et constatent que les champignons de Rousseterre sont un peu plus que ce qu’on entend habituellement par ‘champignon’. Il s’agit d’énormes spécimens de couleur rousse surplomblés de chapeaux d’au moins un mètre de diamètre. Du fait de l’abandon de la champignonnière depuis plusieurs semaines, la nature a repris ses droits et les champignons ont commencé à pousser en dehors des bacs délimités à cet effet si bien qu’il faut se frayer un chemin jusqu’à la colonne centrale qui relie les niveaux entre eux. Au passage, les patrouilleurs examinent attentivement le sol pour voir s’il y a des traces d’intrusion, mais ils n’aperçoivent rien de suspect.
- « Donatien, pourquoi as-tu pris des perches ? »
- « Parce qu’on explore un souterrain. Tu n’as pas fait tes classes à la Patrouille ? Ça fait partie du matériel de base d’une exploration souterraine… »
- « En tous cas, on ne m’a pas appris ça, moi… »
- « Tout gamin déjà, je me rappelle encore : 10 torches, une lanterne sourde, une perche de trois mètres, une flasque d’huile, une gourde d’eau fraîche et un flacon d’alcool fort. Il y a avait une affiche dans la salle de classe : ‘Ne partez jamais sans eux !’, ça disait… »
La colonne qui descend vers les niveaux inférieurs est surmontée d’un énorme palan au bout duquel est fixée une poulie non moins impressionnante. Les patrouilleurs s’imaginent le poids des blocs de pierre qui doivent remonter, et se disent que le palan est surement très solide, mais ils sont méfiants et décident donc de déployer leurs propres cordes pour descendre. Ils explorent rapidement le second et le troisième palier, qui sont tous deux chargés de champignons, et le quatrième et le cinquième qui servent au stockage des blocs qui n’ont pas encore été remontés. Enfin, ils arrivent au sixième palier. Là, on aperçoit des traces de combat, et il est assez clair que ça a été sanglant pour les villageois de Rousseterre. Des traces de sang, une main sectionnée qui tient encore un ciseau, le tableau n’est pas beau à voir. Mais de gobelins, aucun.
Les patrouilleurs s’engagent donc dans la trouée creusée à une extrémité du sixième niveau. Ils ont les torches à la main et essayent d’être silencieux. Le passage s’élargit et ils se trouvent dans une immense caverne naturelle qui descend légèrement. Ils progressent et assez rapidement entendent un chuintement que Kottarr identifie rapidement comme le son lointain d’une rivière souterraine. Après une vingtaine de minutes de marche, le sol de la caverne devant eux disparaît à la verticale et ils font face à un immense espace obscur dont ils n’aperçoivent aucune paroi à par celle sur laquelle ils se tiennent. Après quelques minutes d’examen des environs, ils identifient une corniche qui semble descendre le long de la falaise vers leur droite. Ils l’empruntent. Ce n’est pas à proprement parler dangereux pour des patrouilleurs entraînés à des situations inconfortables, mais l’obscurité environnante devient progressivement étouffante, si bien que lorsqu’ils atteignent un sol plan qui semble s’étendre sur une surface importante, ils sont plutôt rassurés.
Donatien fait signe aux autres de se taire, et tous écoutent en silence. Kottarr semble entendre au loin des piaillements aigus qui pourraient provenir de Gobelins, mais il n’en est pas sûr. En chuchotant, ils décident de se diriger vers là puisque, après tout ils sont venus pour rencontrer des Gobelins. Après quelques dizaines de mètres supplémentaires, le volume des piaillements augmente d’un coup et Kottarr confirme que pour lui il s’agit bien de Gobelins. La lumière a du les attirer. Les patrouilleurs se posent et jettent leurs torches devant eux. Kottarr délace et dégaine l’épée qu’il porte dans le dos, et se rend compte que le fil de l’épée luit légèrement dans l’obscurité. Il sourit d’un sourire mauvais.
Gravis quant à lui marmonne en langue Cavalière. Une fois qu’il a terminé, Donatien lui demande ce qu’il disait. « Une prière à Vif Argent, le tueur de monstre pour qu’il rende ma lance plus acérée et mes muscles plus alertes ! » s’exclame le jeune cavalier d’une voix entre bravade et tremblement.
Donatien quand à lui sort son arc long et encoche une flèche, alors qu’une troupe d’une dizaine de Gobelins approche en courant. Avant que les créatures simiesques n’arrivent au contact, les flèches de Donatien en ont déjà éliminé deux. Les autres se ruent sur Kottarr et Gravis qui sont en avant. Kottarr tranche un premier Gobelin en deux d’un coup magistral alors que Gravis plante sa lance dans le plexus d’un autre qui, emporté par son élan s’envole, propulsé par la lance du cavalier alors que ses entrailles se répandent derrière lui.
Les Gobelins qui entourent Kottarr, sans doute impressionnés pas son effrayant masque de cuir et peut être plus encore par la vue du tronc sectionné de part en part de leur camarade s’enfuient sans demander leur reste. Ceux qui se ruent sur Gravis par contre n’ont sans doute même pas vu leur camarade disparaître dans les airs. L’un d’entre eux bondit en arrivant sur le cavalier, un épieu acéré à la main, directement vers la tête du jeune homme. Les autres gobelins crient de jubilation, voyant déjà leur ennemi transpercé de part en part, mais comme par miracle (Exaltations) Gravis parvient à se contorsionner pour éviter totalement le coup. Une nouvelle flèche de Donatien vient transpercer un gobelin tandis que Kottarr rejoint Gravis. En quelques secondes, il n’y a plus que des cadavres de gobelins autour d’eux.
Les cris des fuyards sont bientôt recouverts par une clameur plus forte, une clameur de bien plus qu’une dizaine de Gobelins. Donatien ordonne une retraite organisée vers la corniche.
- « Là-bas on a un avantage tactique, ils ne peuvent pas nous attaquer à plus d’un de front si on est suffisamment hauts »
- « Et si on tombe ? »
- « Faudra se débrouiller pour pas tomber… »
En retournant vers la corniche, Kottarr qui est plongé dans les souvenirs mélancoliques des expéditions contre les gobelins dans ses montagnes natales fait le décompte des morts.
- « On en a eu sept », dit-il.
- « Ça suffira pas à les calmer à mon avis », répond Donatien.
Les patrouilleurs remontent sur la corniche, et installent à leurs pieds torches et lanternes afin d’avoir de quoi voir. Ils se demandent un peu comment ils vont gérer le combat qui s’annonce, tandis qu’en contrebas le bruit d’une troupe importante se fait entendre. Soudain, Kottarr se retourne vers Donatien :
- « Passe moi une perche » dit-il à son compagnon.
- « Tu veux te battre avec une perche ? »
- « On est assez haut. S’ils tombent, ils meurent. Comme ça, si je me débrouille bien je ne suis pas au contact, et vous vous pourrez utiliser vos arcs. »
- « Pas con. Ne tombe pas ».
Les patrouilleurs s’arrêtent. Kottarr est le plus bas, avec Gravis et Donatien armés de leurs arcs juste derrière lui sur la corniche. Bientôt ils aperçoivent une masse grouillante de gobelins qui se bousculent pour monter à l’assaut des patrouilleurs. Leurs glapissements résonnent dans l’immense caverne, faisant un chahut de tous les diables. Bientôt ils voient les yeux des gobelins engagés sur la corniche luire à la lueur des torches et de la lanterne. Kottarr comprend rapidement la faille dans son plan ; les gobelins de ne seront pas à un de front ils se grimpent dessus pour l’atteindre, qui armé d’un épieu, qui d’une hache de silex, qui d’une dague rouillée. Il va falloir jouer de la perche, et rapidement.
Mais le nez-de-cuir en a vu d’autres. La principale qualité nécessaire à l’exécution de son plan c’est le sens de l’équilibre et Kottarr n’en manque pas. Alors que les premiers gobelins s’approchent il glisse sa perche le long de la paroi et, faisant levier sur sa jambe il l’écarte d’un coup sec. Les gobelins les plus proches tombent en hurlant.
- « Trois ! » grogne Kottarr.
- « Quatre ! » reprend Gravis qui vient de transpercer un gobelin d’une flèche. Dans la masse qui monte sur la corniche il n’est pas difficile de trouver une cible.
- « Cinq. » ajoute sobrement Donatien.
Dans les minutes qui suivent, la horde de gobelins – Donatien estime qu’il y en a au moins une cinquantaine – continue d’avancer sur Kottarr, qui lui continue d’égrener le nombre de morts à haute voix. Maniant sa perche avec dextérité, il fait régulièrement tomber deux ou trois gobelins tandis que ceux-ci ne parviennent jamais à s’approcher de lui.
- « Trente ! » s’exclame-t’il enfin.
Comme si ce nombre avec une signification pour les gobelins, la horde se recule sur la corniche, et la nature de leurs cris change du tout au tout. Dans l’ombre, les patrouilleurs aperçoivent une silhouette haute au visage simiesque coiffé d’un casque à pointe en métal. C’est un gobelin, mais d’une toute autre envergure. Il n’hésite pas à pousser certains de ses congénères plus petit pour se frayer un chemin, et alors qu’il est à une dizaine de mètres de Kottarr, il se met à hurler, levant une épée massive et se rue sur le nez-de-cuir.
Kottarr hésite à lâcher sa perche pour prendre son épée, mais décide qu’il n’a pas le temps. Il se prépare à recevoir la charge, tenant la perche comme une lance et espérant qu’elle déviera suffisamment le monstrueux gobelin pour qu’il tombe. Il voit les yeux du guerrier gobelin luisant de fureur, la bave au coin de ses lèvres, il renforce ses appuis sur la paroi et… sursaute lorsqu’une flèche de Donatien parfaitement ajustée vient transpercer l’œil droit du guerrier, ressortant par l’arrière du crâne avant que son corps sans vie n’aille s’écraser dans la caverne en contrebas.
Un silence total envahit la cathédrale de pierre où son nos patrouilleurs et les quelques soixante-dix gobelins restants.
- « Trente et Un », hurle Gravis. « Plus Sept font Trente-Huit ! »
Donatien et Kottarr reprennent le cri. « Trente-Huit ! Trente-Huit ! ».
Lentement, les gobelins refluent, et puis lorsqu’ils arrivent en bas de la corniche ils s’enfuient en courant, leurs glapissements de terreur couvrant le bruit de la rivière proche. Mais les patrouilleurs n’ont pas attendu leur reste. Ils tranchent quelques têtes sur les gobelins morts pour montrer leur travail à Euze, dès fois qu’il doute d’eux. Une fois enfournées dans un sac en toile, ils rebroussent chemin, prudemment, vers la carrière de pierres.
Une fois revenus au village, ils expliquent à Euze et aux villageois qui les entourent qu’ils ont massacré trente-huit gobelins dont le chef ou tout du moins un haut guerrier de leur clan. Ils pensent que c’est suffisamment pour leur passer l’envie de venir chercher des noises aux villageois.
- « Mais il faudra reboucher l’issue au dernier niveau et creuser dans une autre direction », indique Donatien. « Ca ne sert à rien de les provoquer inutilement. »
Euze les invite, ainsi que tout le village, à prendre une chope à l’auberge, où les trois patrouilleurs racontent plus en détail leurs faits d’armes. Les yeux des jeunes filles brillent, surtout quand elles regardent les corps athlétiques et les visages burinés de Donatien et de Gravis. Ce soir là, alors que Kottarr cuve une dizaine de bières de trop sous une table, les deux humains de la patrouille passent la nuit en bonne compagnie…
Ils allument leurs torches, et constatent que les champignons de Rousseterre sont un peu plus que ce qu’on entend habituellement par ‘champignon’. Il s’agit d’énormes spécimens de couleur rousse surplomblés de chapeaux d’au moins un mètre de diamètre. Du fait de l’abandon de la champignonnière depuis plusieurs semaines, la nature a repris ses droits et les champignons ont commencé à pousser en dehors des bacs délimités à cet effet si bien qu’il faut se frayer un chemin jusqu’à la colonne centrale qui relie les niveaux entre eux. Au passage, les patrouilleurs examinent attentivement le sol pour voir s’il y a des traces d’intrusion, mais ils n’aperçoivent rien de suspect.
- « Donatien, pourquoi as-tu pris des perches ? »
- « Parce qu’on explore un souterrain. Tu n’as pas fait tes classes à la Patrouille ? Ça fait partie du matériel de base d’une exploration souterraine… »
- « En tous cas, on ne m’a pas appris ça, moi… »
- « Tout gamin déjà, je me rappelle encore : 10 torches, une lanterne sourde, une perche de trois mètres, une flasque d’huile, une gourde d’eau fraîche et un flacon d’alcool fort. Il y a avait une affiche dans la salle de classe : ‘Ne partez jamais sans eux !’, ça disait… »
La colonne qui descend vers les niveaux inférieurs est surmontée d’un énorme palan au bout duquel est fixée une poulie non moins impressionnante. Les patrouilleurs s’imaginent le poids des blocs de pierre qui doivent remonter, et se disent que le palan est surement très solide, mais ils sont méfiants et décident donc de déployer leurs propres cordes pour descendre. Ils explorent rapidement le second et le troisième palier, qui sont tous deux chargés de champignons, et le quatrième et le cinquième qui servent au stockage des blocs qui n’ont pas encore été remontés. Enfin, ils arrivent au sixième palier. Là, on aperçoit des traces de combat, et il est assez clair que ça a été sanglant pour les villageois de Rousseterre. Des traces de sang, une main sectionnée qui tient encore un ciseau, le tableau n’est pas beau à voir. Mais de gobelins, aucun.
Les patrouilleurs s’engagent donc dans la trouée creusée à une extrémité du sixième niveau. Ils ont les torches à la main et essayent d’être silencieux. Le passage s’élargit et ils se trouvent dans une immense caverne naturelle qui descend légèrement. Ils progressent et assez rapidement entendent un chuintement que Kottarr identifie rapidement comme le son lointain d’une rivière souterraine. Après une vingtaine de minutes de marche, le sol de la caverne devant eux disparaît à la verticale et ils font face à un immense espace obscur dont ils n’aperçoivent aucune paroi à par celle sur laquelle ils se tiennent. Après quelques minutes d’examen des environs, ils identifient une corniche qui semble descendre le long de la falaise vers leur droite. Ils l’empruntent. Ce n’est pas à proprement parler dangereux pour des patrouilleurs entraînés à des situations inconfortables, mais l’obscurité environnante devient progressivement étouffante, si bien que lorsqu’ils atteignent un sol plan qui semble s’étendre sur une surface importante, ils sont plutôt rassurés.
Donatien fait signe aux autres de se taire, et tous écoutent en silence. Kottarr semble entendre au loin des piaillements aigus qui pourraient provenir de Gobelins, mais il n’en est pas sûr. En chuchotant, ils décident de se diriger vers là puisque, après tout ils sont venus pour rencontrer des Gobelins. Après quelques dizaines de mètres supplémentaires, le volume des piaillements augmente d’un coup et Kottarr confirme que pour lui il s’agit bien de Gobelins. La lumière a du les attirer. Les patrouilleurs se posent et jettent leurs torches devant eux. Kottarr délace et dégaine l’épée qu’il porte dans le dos, et se rend compte que le fil de l’épée luit légèrement dans l’obscurité. Il sourit d’un sourire mauvais.
Gravis quant à lui marmonne en langue Cavalière. Une fois qu’il a terminé, Donatien lui demande ce qu’il disait. « Une prière à Vif Argent, le tueur de monstre pour qu’il rende ma lance plus acérée et mes muscles plus alertes ! » s’exclame le jeune cavalier d’une voix entre bravade et tremblement.
Donatien quand à lui sort son arc long et encoche une flèche, alors qu’une troupe d’une dizaine de Gobelins approche en courant. Avant que les créatures simiesques n’arrivent au contact, les flèches de Donatien en ont déjà éliminé deux. Les autres se ruent sur Kottarr et Gravis qui sont en avant. Kottarr tranche un premier Gobelin en deux d’un coup magistral alors que Gravis plante sa lance dans le plexus d’un autre qui, emporté par son élan s’envole, propulsé par la lance du cavalier alors que ses entrailles se répandent derrière lui.
Les Gobelins qui entourent Kottarr, sans doute impressionnés pas son effrayant masque de cuir et peut être plus encore par la vue du tronc sectionné de part en part de leur camarade s’enfuient sans demander leur reste. Ceux qui se ruent sur Gravis par contre n’ont sans doute même pas vu leur camarade disparaître dans les airs. L’un d’entre eux bondit en arrivant sur le cavalier, un épieu acéré à la main, directement vers la tête du jeune homme. Les autres gobelins crient de jubilation, voyant déjà leur ennemi transpercé de part en part, mais comme par miracle (Exaltations) Gravis parvient à se contorsionner pour éviter totalement le coup. Une nouvelle flèche de Donatien vient transpercer un gobelin tandis que Kottarr rejoint Gravis. En quelques secondes, il n’y a plus que des cadavres de gobelins autour d’eux.
Les cris des fuyards sont bientôt recouverts par une clameur plus forte, une clameur de bien plus qu’une dizaine de Gobelins. Donatien ordonne une retraite organisée vers la corniche.
- « Là-bas on a un avantage tactique, ils ne peuvent pas nous attaquer à plus d’un de front si on est suffisamment hauts »
- « Et si on tombe ? »
- « Faudra se débrouiller pour pas tomber… »
En retournant vers la corniche, Kottarr qui est plongé dans les souvenirs mélancoliques des expéditions contre les gobelins dans ses montagnes natales fait le décompte des morts.
- « On en a eu sept », dit-il.
- « Ça suffira pas à les calmer à mon avis », répond Donatien.
Les patrouilleurs remontent sur la corniche, et installent à leurs pieds torches et lanternes afin d’avoir de quoi voir. Ils se demandent un peu comment ils vont gérer le combat qui s’annonce, tandis qu’en contrebas le bruit d’une troupe importante se fait entendre. Soudain, Kottarr se retourne vers Donatien :
- « Passe moi une perche » dit-il à son compagnon.
- « Tu veux te battre avec une perche ? »
- « On est assez haut. S’ils tombent, ils meurent. Comme ça, si je me débrouille bien je ne suis pas au contact, et vous vous pourrez utiliser vos arcs. »
- « Pas con. Ne tombe pas ».
Les patrouilleurs s’arrêtent. Kottarr est le plus bas, avec Gravis et Donatien armés de leurs arcs juste derrière lui sur la corniche. Bientôt ils aperçoivent une masse grouillante de gobelins qui se bousculent pour monter à l’assaut des patrouilleurs. Leurs glapissements résonnent dans l’immense caverne, faisant un chahut de tous les diables. Bientôt ils voient les yeux des gobelins engagés sur la corniche luire à la lueur des torches et de la lanterne. Kottarr comprend rapidement la faille dans son plan ; les gobelins de ne seront pas à un de front ils se grimpent dessus pour l’atteindre, qui armé d’un épieu, qui d’une hache de silex, qui d’une dague rouillée. Il va falloir jouer de la perche, et rapidement.
Mais le nez-de-cuir en a vu d’autres. La principale qualité nécessaire à l’exécution de son plan c’est le sens de l’équilibre et Kottarr n’en manque pas. Alors que les premiers gobelins s’approchent il glisse sa perche le long de la paroi et, faisant levier sur sa jambe il l’écarte d’un coup sec. Les gobelins les plus proches tombent en hurlant.
- « Trois ! » grogne Kottarr.
- « Quatre ! » reprend Gravis qui vient de transpercer un gobelin d’une flèche. Dans la masse qui monte sur la corniche il n’est pas difficile de trouver une cible.
- « Cinq. » ajoute sobrement Donatien.
Dans les minutes qui suivent, la horde de gobelins – Donatien estime qu’il y en a au moins une cinquantaine – continue d’avancer sur Kottarr, qui lui continue d’égrener le nombre de morts à haute voix. Maniant sa perche avec dextérité, il fait régulièrement tomber deux ou trois gobelins tandis que ceux-ci ne parviennent jamais à s’approcher de lui.
- « Trente ! » s’exclame-t’il enfin.
Comme si ce nombre avec une signification pour les gobelins, la horde se recule sur la corniche, et la nature de leurs cris change du tout au tout. Dans l’ombre, les patrouilleurs aperçoivent une silhouette haute au visage simiesque coiffé d’un casque à pointe en métal. C’est un gobelin, mais d’une toute autre envergure. Il n’hésite pas à pousser certains de ses congénères plus petit pour se frayer un chemin, et alors qu’il est à une dizaine de mètres de Kottarr, il se met à hurler, levant une épée massive et se rue sur le nez-de-cuir.
Kottarr hésite à lâcher sa perche pour prendre son épée, mais décide qu’il n’a pas le temps. Il se prépare à recevoir la charge, tenant la perche comme une lance et espérant qu’elle déviera suffisamment le monstrueux gobelin pour qu’il tombe. Il voit les yeux du guerrier gobelin luisant de fureur, la bave au coin de ses lèvres, il renforce ses appuis sur la paroi et… sursaute lorsqu’une flèche de Donatien parfaitement ajustée vient transpercer l’œil droit du guerrier, ressortant par l’arrière du crâne avant que son corps sans vie n’aille s’écraser dans la caverne en contrebas.
Un silence total envahit la cathédrale de pierre où son nos patrouilleurs et les quelques soixante-dix gobelins restants.
- « Trente et Un », hurle Gravis. « Plus Sept font Trente-Huit ! »
Donatien et Kottarr reprennent le cri. « Trente-Huit ! Trente-Huit ! ».
Lentement, les gobelins refluent, et puis lorsqu’ils arrivent en bas de la corniche ils s’enfuient en courant, leurs glapissements de terreur couvrant le bruit de la rivière proche. Mais les patrouilleurs n’ont pas attendu leur reste. Ils tranchent quelques têtes sur les gobelins morts pour montrer leur travail à Euze, dès fois qu’il doute d’eux. Une fois enfournées dans un sac en toile, ils rebroussent chemin, prudemment, vers la carrière de pierres.
Une fois revenus au village, ils expliquent à Euze et aux villageois qui les entourent qu’ils ont massacré trente-huit gobelins dont le chef ou tout du moins un haut guerrier de leur clan. Ils pensent que c’est suffisamment pour leur passer l’envie de venir chercher des noises aux villageois.
- « Mais il faudra reboucher l’issue au dernier niveau et creuser dans une autre direction », indique Donatien. « Ca ne sert à rien de les provoquer inutilement. »
Euze les invite, ainsi que tout le village, à prendre une chope à l’auberge, où les trois patrouilleurs racontent plus en détail leurs faits d’armes. Les yeux des jeunes filles brillent, surtout quand elles regardent les corps athlétiques et les visages burinés de Donatien et de Gravis. Ce soir là, alors que Kottarr cuve une dizaine de bières de trop sous une table, les deux humains de la patrouille passent la nuit en bonne compagnie…
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
- Sammael99
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
La suite demain soir!!!
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph