J'ai joué à
- End of Line, le projet robotique de Julian, maitrisé par himself;
- Burning Wheel, maitrisé par Udo Femi,
- Star Wars FFG, maitrisé par Cryoban
- Blades in the dark, maitrisé par Rolapin.
De plus, j'ai maitrisé à mon projet, Meute. Zeben a déjà eu la gentillesse de faire un retour sur cette partie dans le thread "Hier, j'ai joué à ...", je serais donc rapide là-dessus.
- End of Line
Une partie avec 3 joueurs puisque j'étais accompagné d'Udo et Killerklown. End of Line propose d'incarner un robot dansun monde futuriste où les hommes ont été éradiquées apr les machines. Mais, loin de Terminator, les robots que nous incarnons ne sont pas ou plus, à la pointe de la technologie. Il s'agit de robots obsolètes, inutiles, pratiquement bons pour la casse, loin des modèles récents au fuselage étincelant. De plus, l'onde zéro, une sorte de brouillard noir lâché par les Hommes lors de la dernière guerre, a effacé nos mémoires.
Tout d'abord on choisit le contexte : le MJ nous propose plusieurs possibilités et nous choisissons de démarrer dans une gigantesque casse où les déchets des machines sont rejetés
Udo choisit d'incarner un robot géant, armé d'un canon et équipé d'attaches magnétiques et d'un câble, sans doute un ancien tank : pas très malin mas avec un cœur d'or, il se nomme GRO-BOT; Killerklown choisit un ancien robot de plaisir, humanoïde et coquin, la charmante Pris; enfin j'ai choisi d'incarner un robot barman, shaker et recycleur inclus, nommé Isaac, totalement inconscientet avec une routine étrange et persistante : chanter le générique du Love Boat.
Le création de personnages se fait en choisissant quelques traits de personnalité (dont une faiblesse), des composants et des logiciels. C'est donc très rapide et la liste des équipements proposée m'a paru inspirante : on est en effet dans le fun avec beaucoup de logiciels ou de composants à l'utilité peu évidente (un logiciel pour faire le ménage?) et pas dans la débauche d'armements même s'il y a tout de même quelques armes ou la possibilité d'être blindé ou d'avoir un bouclier. L'esprit, l'auteur n'en fait pas mystère, tend plutôt vers Wall-E RPG même s'il est toujours possible de construire une machine de guerre.
J'ai bien aimé, on arrive rapidement à construire un robot déglingo paré à affronter les vicissitudes du monde.
Le système est assez simple, on lance un nombre de D6 qui va dépendre de son concept, de sa structure et de sa faiblesse, le but étant de faire un maximum de succès en dessous d'un seuil qui lui va dépendre du nombre de composants ou de logiciels que l'on va pouvoir utiliser dans l'action. Le MJ, lui,fixe la difficulté entre 1 et 3 succès demandés.
Là encore, on est dans du très simple, très rapide, ce qui est visé n'est pas la simulation complexe.
Je ne vais pas raconter le scénario dans son détail (et je ne veux pas forcément spoiler) mais dans les grandes lignes, nos robots, récupérateurs dans une case, sont témoins du crash d'un véhicules spatiale dans lequel, après quelques péripéties, ils découvrent un étrange robot qu'ils vont décider d'aider et de ramener chez lui. Commence alors une sorte de road movie déjanté où la débrouille et l'inventivité prennent largement le pas sur l'artillerie lourde.
Clairement nos robots sont des enfants (oui même le robot de plaisir de Killerklown, oui c'est un peu perturbant quand on y pense
L'ambiance de la partie est pleine de poésie : le tunnelier géant rebaptisé Shaï Hulud, l'histoire d'amour entre Pris et le "robot tombé du ciel", et bien entendu la fin tellement "exciting and blue"! Peu de combats, beaucoup de rires et en arrière plan quelque chose de plus profond qu'il ne pourrait y paraitre, car, aux commandes de nos robots mal branlés, on ne parle finalement que d'humanité, sans se prendre la tête et sans grand discours moralisateur mais avec beaucoup de fraîcheur.
J'ai vraiment beaucoup aimé!
Je fais une pause et je parle des autres parties dans un prochain post.



