Visiblement selon la personne que je connais, il faut 8 ans pour former un soudeur sur centrale
Quel gâchis.
L’adaptation à la chaleur à ce moment reste un impensé, regrette la géographe Magali Reghezza-Zitt, ex-membre du Haut Conseil pour le climat.
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En quoi la précocité et la succession des épisodes de très fortes chaleurs est-elle dangereuse ?
Cela nous affecte tous physiquement. Le passage de températures proches des normales saisonnières à des pics de chaleur crée un « choc thermique » sur nos organismes, y compris chez les jeunes. La chaleur nocturne empêche en outre la récupération. Or d’après Santé publique France, le dernier épisode de chaleur s’est produit « dans une période importante d’activités scolaire et professionnelle », avec « des impacts plus élevés que ceux observés habituellement chez les populations de moins de 15 ans et de 15 à 45 ans ». Cette situation s’explique notamment par le fait que les canicules survenaient d’habitude pendant les « grandes vacances », quand les écoles sont fermées et que l’activité économique tourne au ralenti.
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On a pris un grand retard dans l’isolation thermique des logements, la lutte contre les îlots de chaleur urbains, l’adaptation des écoles ou des transports. Actuellement, on commence enfin à prendre conscience de la nécessité de rénover les écoles, de travailler sur le temps et le calendrier scolaire, la présence des adultes, l’accès aux établissements, la continuité de l’enseignement. Si on ne le fait pas, on verra augmenter les risques de décrochage scolaire. Les canicules, c’est un confinement qu’on s’impose avec une augmentation des violences intrafamiliales, un alourdissement de la charge des femmes, qui portent encore une majorité du travail domestique.
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Certaines entreprises ont déjà adapté le temps de travail, parfois décalé à la nuit – il doit alors être rémunéré en conséquence. Des ajustements spécifiques (congés, chômage technique) permettent aux gens de ne pas aller travailler si les conditions météo l’empêchent. Le point crucial reste l’accompagnement des métiers où l’exposition à la chaleur est inévitable, dans l’industrie ou la restauration. On peut aussi penser aux personnels de sécurité civile et intérieure (gendarmes, policiers, militaires, et pompiers), aux personnels pénitentiaires – et aux détenus – qui doivent travailler dans des conditions de plus en plus dures.
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La climatisation est-elle à ranger parmi les solutions obsolètes ?
Dans ces périodes de chaleur, il est indispensable de produire du froid. Mais la climatisation est un faux problème qui ne sert qu’à polariser le débat et à détourner l’attention. Notamment parce qu’on raisonne sur la base d’une solution miracle. Et même si on arrivait à équiper tous les foyers de climatiseurs individuels qui fonctionnent avec des températures supérieures à 45 °C (on parle même de 50 ºC d’ici vingt-cinq ans), ce qui n’est pas gagné, le problème de la précarité énergétique nous rattraperait avec l’explosion des factures d’électricité.
On ne peut pas penser la production de froid sans prendre en compte les inégalités et sans réfléchir à la maîtrise de la demande.
L’envers tragique de notre monde connecté à travers l’exploitation du coltan en République démocratique du Congo.
Numbi, bourgade de l’Est du Congo, a grandi autour de la ruée vers le coltan, une terre rare indispensable à nos industries high tech. Ses habitants -creuseurs, négociants, policiers, prostituées, enseignants...- sont les acteurs d’un drame, et voient leurs vies abimées par les effets sournois d’un système d‘exploitation et d’un conflit qui les dépassent.
Sur l’aire de jeux d’enfants attenante, des ouvriers sont à pied d’œuvre. Ils viennent d’installer des poteaux colorés autour des jeux brûlants logiquement désertés, mais bientôt protégés par des tentures colorées. Des voiles protectrices similaires ont poussé un peu partout dans la commune de 13 000 habitants. Tendues de part et d’autre d’une rue étroite du centre-ville, à l’entrée du collège, dans un parc plus loin… Le résultat d’une démarche « ville basse température » engagée par la commune en 2022.
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« Concrètement, une collectivité locale peut intervenir sur ses rues, ses bâtiments, ses espaces de loisirs et sur son PLU, détaille le DGS. A partir de là, on a élaboré un plan pluriannuel d’actions, qui prévoit une à deux initiatives chaque année pour chaque catégorie. On s’est lancés avec pour méthode de faire simple, en partant du bon sens. »
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Dans le square des Lutins, celui où les tentures sont en cours d’installation, le thermomètre a atteint 64 °C sur les sols souples de l’aire de jeux le 5 juin, contre 28 °C sous les arbres qui bordent la zone. Les futures ombrières devraient permettre de s’approcher de ce niveau, comme c’est le cas sous les voiles installées l’an dernier quelques rues plus loin, dans le jardin Fournier. « Ici, c’était un four, assure le directeur général des services. C’est d’autant plus important d’intervenir que ce parc est fréquenté par des populations plus modestes, qui n’ont pas de jardin où se rafraîchir et qui vivent souvent dans des passoires thermiques. » Les ménages modestes sont généralement plus exposés aux très fortes températures en milieu urbain, confirmait une étude de l’Insee menée en 2024.
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Les ombrières ont le mérite de pousser plus vite que les arbres, même si la municipalité s’est aussi logiquement lancée dans un vaste plan de plantation – une trentaine par an. « Les arbres, c’est un investissement pour dans dix ou quinze ans, souligne le DGS. La problématique, c’est d’intervenir aussi sur le temps court, d’où la multiplicité des solutions. » Certaines ont déjà prouvé leur efficacité, comme la « cour oasis » créée à l’intérieur de l’école élémentaire mitoyenne à l’hôtel de ville, livrée l’an dernier. D’autres existent depuis la nuit des temps, comme ces brise-soleil qui rayent la façade blanche de l’établissement scolaire, très efficaces pour freiner la course des rayons. Certaines méthodes, plus innovantes, ont passé la phase expérimentale, comme ce revêtement en alvéoles de plastique recyclé recouvertes de cailloux, qui drainent mieux l’eau, testé sur quatre places de parking et bientôt développé sur une artère entière.
Certaines initiatives ont, à l’inverse, rencontré un succès plus mitigé. La rue Carnot, étroite artère du centre-ville, a joué les cobayes pour l’une des premières actions menées il y a quatre ans : remplacer le goudron grisâtre par un enrobé ocre, la couleur claire devant permettre d’obtenir un différentiel de température de 15 degrés. « C’était facturé 2,5 fois plus cher que le goudron classique, mais ça valait le coup de faire une rue-témoin, pour voir. » Raté : très vite, l’encrassement causé par les voitures a grisé l’ocre, jusqu’à un noircissement quasi complet. « Quand on fait les mesures, on n’a plus que 4 à 5 degrés d’écart de température, déplore le DGS. Vu le coût… »
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Tous ces projets ont un coût, qui pèse logiquement dans le budget de la commune : entre 200 000 et 300 000 euros mis chaque année sur les actions spécifiques, soit entre 5 et 10 % du budget travaux de la ville.
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Si les sudistes ne découvrent pas les grosses chaleurs, « l’énorme différence, pointe Jean-Jacques Roux, c’est qu’avant, il ne faisait chaud que l’été et toute la vie de la commune s’organisait à partir de là, avec les entreprises et les services publics qui fermaient en août, par exemple. Mais depuis une dizaine d’années, c’est sur quatre mois que ces chaleurs s’imposent. C’est la quatrième vague de canicule consécutive que l’on vit en juin, et cette année pour la première fois dès la fin mai, à une période où toutes les activités sont ouvertes ».
Cryoban a écrit : Le vrai problème c'est les gens.
Florentbzh a écrit : J'avoue ne pas bien comprendre ce qu'on peut jouer, mais si cela existe c'est qu'il doit bien y avoir une raison.
Mildendo a écrit : Faire du Jdr c'est prendre une voix bizarre et lancer des dés en racontant qu'on tue des gobs.
Cryoban a écrit : Le vrai problème c'est les gens.
Florentbzh a écrit : J'avoue ne pas bien comprendre ce qu'on peut jouer, mais si cela existe c'est qu'il doit bien y avoir une raison.
Mildendo a écrit : Faire du Jdr c'est prendre une voix bizarre et lancer des dés en racontant qu'on tue des gobs.