Je bosse sur un univers de science-fiction qui revisite le mythe du doppelgänger, et ça s'appelle ERSATZ.
Je poste ici pour répondre à vos questions, comprendre les aspects de l'univers qui vous intriguent, et puis je posterais des articles de fond petit à petit

[/img]
On y croise des artistes se mariant avec ces créatures qui se nourrissent de la créativité humaine. Leur statut les place au sommet de cette société et c'est pourquoi on les surnomme "artistes-rois". Toute leur vie, ils sont imités et observés par leur doppelgänger, avant qu'ils soient remplacés par lui après leur mort. Enfin, un peu plus tard, l'ersatz crée son "nid", une oeuvre qui fera la synthèse de toute la carrière de son modèle, puis un bébé ersatz s'extirpera de l'oeuvre.
En échange, les ersatz protègent la dernière ville humaine, Glamorama, une mégapole où les artistes sont rois puisque votre Taux d'Originalité (TO) définit votre richesse. Et avec assez de TO, on peut même échapper à la justice si votre crime est reconnu comme une oeuvre d'art.
On peut aussi rencontrer des voleurs et trafiquants d'art qui trichent avec le TO. Ils échangent leurs recels contre divers biens et services de luxe, notamment des ersatz "calcifiés", en manque de copie, qui ont été sculptés.
Pour finir, il existe des agents d'élite, en combinaison miroir, chargés de traquer les copies illégales (les oeuvres d'art copiées sont interdites) et nettoyer la dyscopie, un phénomène de mutation provoqué par un trop grand nombre de copies d'un même objet. Et puis aussi des terroristes du mouvement Anti Art qui détestent le système du TO et de la présence ersatz.
:: Je bosse avec Bernard Bittler aux designs de créatures et illustrations, dont voici quelques extraits :
Les ersatz se reproduisent en fusionnant avec des chefs d'oeuvres







Vue de l'extérieur du cube-ersatz qui protège la ville
:: Une BD et un roman ont été signés chez un éditeur, et un jeu de rôle et un jeu de cartes sont dans les tuyaux chez un autre. J'ai écris toute une bible d'univers, et je mènerai quelques playtests à RPGers mi août.
Inspirations :
Essais sur l’art
- Nathalie Heinich, Le paradigme de l’art contemporain
- J.F. Martel, Reclaiming art in the age of artifice
- Anne Cauquelin, Les théories de l’art
- Pierre Nahon, Le dictionnaire amoureux de l’art
- The Neon Demon de Nicolas Winding Refn, pour sa présentation cynique du showbizz et d’une vision de Los Angeles centrée sur ses villas de luxe.
- The House that Jack Built de Lars Van Trier, pour le portrait ironique de son “artiste tueur”, une excellente inspiration pour un ersatz dévoreur.
- Mother Mary, de David Lowery, sur la relation d’une star avec une styliste et la pression de la célébrité. Un bon portrait d’une relation avec les « intermédiaires ».
- The Square par Ruben Östlund, qui dresse un portrait cynique du milieu de l’art contemporain et qui peut aider à décrire Glamorama.
- The Backrooms, par Kane Persons, pour un bon exemple d’une zone de dyscopie et des “magasins sans fin”.
- Les films Ocean’s Eleven, pour des cambriolages d’artistes-voleurs.
- Fight Club, par David Fincher, de quoi faire le portrait d’une cellule d’Anti-art.
- Tintin et le lac aux requins par Raymond Leblanc et Eddie Lateste. Je vous laisse deviner pourquoi – ce n’est pas une blague !
- Glamorama de Bret Easton Ellis, pour les mêmes raisons que The Neon Demon, en plus d’avoir piqué son titre.
- Les illusions perdues de Balzac, qui raconte le parcours d’un jeune poète médiocre qui se perd dans le petit monde parisien ; il a aussi été adapté en film par Xavier Giannoli. Le portrait intéressant d’un TO-0% voulant devenir un artiste-roi.
- Immortality de Half Mermaid traite de l’art, du cinéma à travers un gameplay semblable au montage d’un film, avec un mystère qui m’évoque les ersatz.
- Control par Remedy Entertainment, évoque les pouvoirs des dyscopieurs avec des esthétiques “cubiques et déconstruites”.
- L’aventure de jeu de rôle In Deadly Fashion publiée par Lamentations of the Flame Princess, qui pourrait facilement être adaptée à l’univers d’ERSATZ.
- Pour écrire ce livre, j’ai privilégié les sonorités électroniques épurées issues de bandes sonores de films ainsi que le rock instrumental dissonant, comme ces albums :
- The Neon Demon, Too Old to Die Young par Cliff Martinez
- Tous les albums Ghosts par Nine Inch Nails
- Tenet par Ludwig Göransson
- The Backrooms, par Kane Persons et Edo Van Breemen