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Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : ven. août 07, 2026 1:15 am
par Belphégor
rogre a écrit : mer. août 05, 2026 3:21 pm Moi je n'ai lu aucune des nouvelles  :P , mais je connais (encore) les stats de tous les persos en AD&D, car j'avais fait jouer dans Sanctuary - boite Chaosium, 1981!

https://www.chaosium.com/blogout-of-the ... DvFez9XV0P

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Oui ben voilà, à défaut d'un bon roman, la ville de Sanctuary à la limite peut faire un bon setting low fantasy.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : ven. août 07, 2026 6:52 am
par Morningkill
Le merlock a écrit : jeu. août 06, 2026 11:01 pm
Erwan G a écrit : jeu. août 06, 2026 5:31 pm Alors, dois-je donner une seconde chance à la série en essayant de dégoter le tome 2 ou dois-je en rester là et me consacrer à des titres plus intéressants ?
Pour avoir lu toute la série en VF à sa sortie, ça ne décolle pas avec les tomes suivants qui restent de même qualité globale, c'est à dire "sympa et tout à fait adaptable tel quel en scénario mais vite oublié".
Alors, pour ma part, j'ai une grosse tendresse pour le melange Noir/fantasy, qui me rend assez partial. Sans pour autant en faire des chefs d'oeuvre.
Chaque volume est en plus parfois tres différent dans le ton. J'ai beaucoup d'affection pour Old Tin Sorrows / Chagrins de ferraille, avec une ambiance très particulière de huis clos avec phénomènes mystérieux

on a déjà du l'évoquer, mais j'aime bien Qushmarrah, le prix de la liberté en roman indépendant aux tons carthaginois

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : sam. août 08, 2026 7:52 pm
par vermer
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J’ai trouvé le style de ces nouvelles globalement faible voir très faible avec souvent des maladresses et des lourdeurs dans la construction. Cela étant, l’auteur a un univers assez marqué : c’est très jeunesse, naïf, gentillet et coloré ; voir poétique, parfois. Beaucoup trop enfantin et simpliste à mon gout. Dans les 13 nouvelles, il y en a toutefois deux que j’ai trouvé agréables :

Tomber du bord du monde : ou un homme et une femme se retrouve isolés dans différentes parties d’un navire spatial accidenté mais restent en contact radio pendant leurs années de survie. La nouvelle a des lourdeurs de structure, mais cette histoire est vraiment originale et fort sympathique. 4/5

Le plafond est ciel : une nouvelle bien construite et bien rythmé dans un univers intéressant. Le cœur de l’histoire et la chute manque hélas un peu de substance. 3/5

Je n’ai pas trouvé que le reste vaille le détour.

Les derniers jours de l'apesanteur

Publié : dim. août 09, 2026 1:57 pm
par sherinford
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"Les derniers jours de l’apesanteur", de Fabrice Caro.

Nous sommes dans les années 80, et Daniel - le narrateur - est en terminale. Comme c’est un étudiant plutôt doué en mathématiques, il est définitivement classé dans les “nerds” et vit assez mal sa séparation avec Cathy Mourier. Il va néanmoins vivre une année de bac assez mémorable, suite à une série d’événements plutôt désopilants: des séries de leçons particulières à une élève plus jeune dont le niveau ne fait que plonger suite à ses cours, la disparition d’un de ses camarades de classe, etc.

Fabrice Caro nous offre ici un roman plutôt nostalgique sur ses années lycées. Comme d’habitude, ça marche plutôt bien sur moi, et je ris comme un bossu à presque toutes les pages. Je reste donc client de cet auteur: vivement le suivant…

Sintonia

Publié : dim. août 09, 2026 1:59 pm
par sherinford
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"Sintonia", de Audrey Pleinet.

Dans un lointain futur, la famille Sintonia a le monopole de l’assassinat dans Venise. Elle accomplit ses missions grâce à une technique de contrôle mental qui permet aux matriarches de la famille de diriger leurs descendantes comme des marionnettes… Mais lors d’une mission, la quasi-totalité de la famille tombe dans une embuscade, et seules quatre sœurs survivent miraculeusement au guet-apens, chacune étant ignorante du destin des autres. Elles vont donc, chacune de leur côté, adopter des démarches différentes pour survivre à cet événement…

Ce roman de science-fiction est plutôt bien construit, avec des alternances quant au personnage principal à chaque chapitre. Peu à peu, le lecteur se voit révéler différents aspects de cet univers par les yeux des différentes protagonistes. J’ai juste une petite réserve quant à la fin, qui est un peu trop positive à mon goût. Malgré tout, ça reste une assez bonne pioche.

La maîtresse des délires

Publié : dim. août 09, 2026 2:02 pm
par sherinford
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"La maîtresse des délires", de Tanith Lee.

Ca fait déjà un moment que j’ai relu les trois premiers volumes du “Dit de la Terre plate” de Tanith Lee, que je considère encore aujourd’hui une des séries de fantasy les plus originales et les mieux écrites qu’il m’ait été donné de lire. Il était donc temps que je m’attaque de nouveau à ce tome quatre, qui est aussi l’un des plus épais.

Alors, de quoi ça parle…

Ajriaz est la fille d’Ajrarn, maître des ténèbres. Au début de cette histoire, Ajrarn la néglige et la retient dans une prison dorée conçue à son bénéfice. Un autre immortel, Chuz, maître des illusions, va oeuvrer pour libérer Ajriaz, et ces deux là vont être amants pendant un temps, et arpenter librement la Terre plate. Mais Ajrarn ne l’entend pas de cette oreille et va maudire Chuz pour se venger des agissements de celui-ci: l’immortel va devoir mener une pleine vie de mortel, frappé de folie et de divers handicaps.

Ajriaz va alors commencer un long voyage qui va la faire passer par différents stades: d’abord sorcière, ensuite déesse, pour enfin devenir une sage et trouver définitivement sa place dans le monde.

La prose de Tanith Lee n’est pas facile à lire, mais le jeu en vaut la chandelle: je ne connais pas d’autre roman de fantasy qui mélange si harmonieusement les contes des milles et unes nuits et les affres d’êtres immortels et surpuissants. Bref, je reste fan…

Ceux qu'on tue

Publié : dim. août 09, 2026 2:09 pm
par sherinford
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"Ceux qu'on tue", de Peter Swanson.

Ted et Lily se rencontrent à l'aéroport de Londres, alors qu'ils attendent d'embarquer pour retourner en Amérique. Ils sympathisent rapidement autour d'un verre d'alcool et au bout d'un moment, Ted confie à Lily ses malheurs conjugaux: il a découvert que sa femme le trompe avec son entrepreneur... Dans un élan de provocation, il va même jusqu'à confier à Lily qu'il a bien envie de tuer sa femme, et, à sa grande surprise, Lily va lui proposer de l'aider...

Si le début de ce roman évoque immanquablement le film de Hitchcock "L'inconnu du Nord Express", Peter Swanson va assez rapidement se détourner de ce cliché et réserver quelques surprises et rebondissements au lecteur. Le roman est le premier tome d'une trilogie: je vais sans doute enchaîner sur la suite assez rapidement.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : lun. août 10, 2026 3:14 pm
par le Zakhan Noir
il me semblait avoir lu l'inspi ici, mais je retrouve plus...

Du Roi je serai l'assassin

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Ce roman de Jean Laurent Del Soccoro est une sorte de préquelle à son Royaume de vents et de colère qui décrivait la ville de Marseille en rébellion contre Henri IV.

L'auteur explore ici le passé d'un personnage, un alchimiste assassin maure nommé Silas qui a grandi à Grenade 40 ans après la fin de la Reconquista. L'auteur est un habitué des romans historiques, notamment sur l'époque des guerres de religion. Ici on est dans un roman mi-initiation, mi-aventures dans un contexte original (Grenade puis Montpellier, au milieu du XVIème siècle).

Si ces éléments de décor sont enthousiasmants, le scénario est plus classique, on suit le parcours d'un jeune écorché par sa relation tourmentée avec un père terriblement violent, et une soeur jumelle impitoyable, le refuge qu'il trouve dans les arts alchimiques et sa façon se de faire aspirer par les guerres qui prennent de l'ampleur en Espagne et en France.

Le style est peut-être un peu en retrait, mais il est en mode "page turner", rendant la lecture de l'ensemble assez rapide finalement. A conseiller aux férus de romans historiques

 

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : lun. août 10, 2026 5:34 pm
par Harfang2
La meilleure qualité littéraire de Del Soccoro, ce sont ses titres.
En fait on peut même s'arrêter là, on gagne du temps.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : lun. août 10, 2026 6:02 pm
par vermer
Harfang2 a écrit : lun. août 10, 2026 5:34 pm La meilleure qualité littéraire de Del Soccoro, ce sont ses titres.
En fait on peut même s'arrêter là, on gagne du temps.
:yes: J'aurai pas dit mieux. :)

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : lun. août 10, 2026 8:37 pm
par fleo
Les fions gratuits, sans rapport avec la critique au dessus, c'est super... J'ai lu royaume de vents et de colère cet été, ça m'a bien plus justement (je dois être un lecteur très nul et stupide), je vais me laisser tenter par celui là du coup.

Re: Littérature blanche, littérature noire, les livres dont vous vous êtes repus

Publié : lun. août 10, 2026 9:37 pm
par Harfang2
fleo a écrit : lun. août 10, 2026 8:37 pm Les fions gratuits, sans rapport avec la critique au dessus, c'est super... J'ai lu royaume de vents et de colère cet été, ça m'a bien plus justement (je dois être un lecteur très nul et stupide), je vais me laisser tenter par celui là du coup.
Alors, je ne passe pas mon temps à descendre des auteurs, mais, oui, il en est qui le mérite (je peux dire du mal, aussi, de Nicolas Rey, de John Norman ou quelques autres avec beaucoup d'enthousiasme). Notes que je peux développer si nécessaire, je l'avais fait ici-même, en son temps... Mieux, je m'étais même rééssayé a un autre de ses livres... L'aspect historique est mauvais, les personnages caricaturaux au possible, l'écriture insipide, l'histoire indigente et je ne parle même pas du découpage charcuté qui ne permet aucun immersivité.
Et on a tous droit a notre pourcentage de mauvais gout, je lis, de temps a autres des SAS, et j'y survis sans honte. :bierre: