La mascarade du Boucher
Dungeon Crawler Carl, tome 5
Matt Dinniman
Inutile de préciser, à chaque sortie d’un nouveau tome en audio, je suis à fond de taquet. Les aventures du chat le plus célèbre de la galaxie et de son garde du corps en caleçon et pieds nus me manquent terriblement. J’aime prendre la voiture dans ces moments où je peux m’amuser de leurs mésaventures et de leurs bons mots.
Nous avions laissé Carl et Princesse Donut aux portes du 6ème niveau, le fameux terrain de chasse, niveau pendant lequel des gens de la galaxie viennent massacrer du crawler dans le but d’obtenir des armes et des avantages pour leur camp qui interviendra au niveau 9, la Guerre des factions.
Le groupe des deux derniers niveaux se scinde. Katia a pris la décision de quitter le groupe, pour tenter de sauver le maximum de crawlers et de trouver et abattre Eva qui s’est fait une spécialité du meurtre des autres crawlers. Carl et Donut se retrouvent donc, de nouveau, en duo, avec un nouvel épisode de la Vengeance de l’Héritière,, dans lequel ils retrouvent Tsarina Signet qu’ils ont croisé dans le troisième niveau. Le niveau est divisé en deux, avec une grande ville dans laquelle se trouvent les principaux chasseurs et une zone de jungle, dominée par les elfes. Entre les deux, des villages avec des hommes champignons, des ursidés humanoïdes, des dinosaures femelles qui détruisent tout, des dryades et leur palais souterrain, des pièges, des monstres, des chasseurs bien décidés à ramasser des scalps de crawlers. Pendant ce temps, les choses bougent à l’extérieur : une révolution sur la planète mère du syndicat fait basculer ce dernier sous la coupe de Borant. Les règles du Dungeon pourraient changer. Les conséquences ont leur importance, puisque Carl perd, de ce fait, l’un de ses sponsors. Survivre au niveau, aux chasseurs, à l’histoire de l’héritière et aux petits monstres de la Crawl Con pour pouvoir, à la fin du niveau, participer à la Mascarade du boucher, une sorte de soirée VIP organisée par la reine des Elfes qui conduira celui qui brise la trêve dans le Néant. Quoi de mieux, alors, que de réunir des gens qui s’en veulent et qui sont habitués à s’entretuer, comme les chasseurs et les crawlers ?
Sans surprise, j’ai beaucoup aimé ce livre, comme à son habitude. Je suis toujours surpris par la capacité de Matt Dinniman à trouver des rebondissements, à faire en sorte que le grand n’importe quoi du niveau précédent réussisse à être qu’une pâle annonciation de la suite. J’aime particulièrement qu’il révèle, petit à petit, l’univers bien barré mais assez sérieusement construit qui existe en dehors du Dungeon. La politique, les coups fourrés des uns et des autres, apportent une nouvelle dimension au Dungeon, en rendant le tout un peu plus sérieux (mais toujours drôle).
Comme à son habitude, le lecteur cabotine avec un certain talent et il ne semble pas s’ennuyer dans ce qu’il fait. Il emporte tout cela dans une folie incroyable, donnant corps à des personnages, des situations ou la folie de l’IA qui domine et organise le jeu.
Bref, comme d’habitude : les gens qui aiment la série adoreront. Ceux qui sont morts à l’intérieur et qui préfèrent les histoires plus conventionnelles, moins drôles, seront déçus et devraient passer leur tour. En ce qui me concerne, un seul regret : le temps d’attente avant le tome 6 !