[Oltrée!] Chroniques Batraciennes
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
La vache. Ils ont assuré sur ce combat. Techniquement, c'est resté bien fluide ?
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- Javhovor
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Précisons que Kottarr a quand même payé ses 3-4 cartes pour éviter d'être précipité en bas de la corniche 
EDIT : je ne sais pas ce qu'en pensent les autres, mais j'ai trouvé que ça restait assez fluide (1 jet par joueur par tour seulement).
EDIT : je ne sais pas ce qu'en pensent les autres, mais j'ai trouvé que ça restait assez fluide (1 jet par joueur par tour seulement).
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
C'est également ce qui plaît à mes joueurs : les combats sont fluides et courts, sans pour autant être simplistesJavhovor a écrit :EDIT : je ne sais pas ce qu'en pensent les autres, mais j'ai trouvé que ça restait assez fluide (1 jet par joueur par tour seulement).
Et merci pour le CR
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
En fait j'ai adapté deux trucs sur le pouce pour m'assurer que ça restait fluide: d'une part Kottarr essayait de faire tomber les gobs. A chaque tour, de mémoire, il devait réussir une attaque, la marge de dommages déterminait le nombre de gobs qui tombaient. Il devait également réussir un jet de sauvegarde réflexe pour ne pas tomber lui-même. C'est là qu'être un pélerin, ça paye.Le Grümph a écrit :La vache. Ils ont assuré sur ce combat. Techniquement, c'est resté bien fluide ?
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Pour les archers, ils faisaient des jets normaux mais que considérais que dès qu'ils touchaient les gobs ceux-ci étaient morts. Sauf pour le boss, ou Pierrick nous a fait un jet à genre 34...
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
- Sammael99
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Super partie hier soir. Je vous fais le CR dès que j'ai le temps. J'ai vraiment pris mon pied en tant que MJ et le dilemne moral final nous a valu une grosse demi-heure de débats houleux autour de la table.
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Hâte de voir comment ça c'est passé !!!
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Demetrius et Cybèle sont finalement rentrés de Sapience. Personne ne semble disposé à parler de ce qui s’y est passé. Sajjabi est toujours à l’écart du camp. Il revient tous les quelques jours, mais le reste du temps il erre dans les bois avoisinants. Demetrius va mieux, mais il n’est pas encore guéri.
Cybèle résume à l’ensemble de ses compagnons ce qu’elle a appris dans le Dictionnaire des Non-Morts. Cnaeus Aulus, de toute évidence, a rapidement focalisé ses investigations sur les Vampires. « Ça m’a été confirmé par le livre lui-même. » précise la magicienne à l’étonnement de Gravis. L’origine des vampires, continue-t’elle n’est pas connue de manière certaine, mais d’aucun associent ces créatures aux Sidhe et à leur obsession du sang. Certains Sidhe à force de ne se nourrir que de sang deviennent obsédés par ce breuvage et se transforment, voilà une des explications fournies. Pour d’autres ce serait une maladie qui ferait d’être vivants ces non-morts assoiffés de sang, et ce d’autant plus évidemment qu’un vampire, en blessant des vivants, pourrait les transformer en vampires à leur tour. Enfin, l’article indique diverses manières réputées tuer les vampires : un pieu de bois dans le cœur, une immersion forcée dans l’eau courante, et surtout l’exposition à la lumière directe du soleil.
- « Maintenant on sait ce que Cnaeus Aulus allait chercher à Sapience, mais on ne sait toujours pas ce qu’il y a dans les sous-sols de l’ancien fortin. » dit Donatien. « Je pense que le moment est venu d’en faire l’exploration… »
- « Ce sera sans moi », rétorque Démétrius. « Ma blessure est encore vivace et le prêtre du Guérisseur que j’ai vu à Sapience m’a mis en garde contre le risque d’infection… »
- « Ce n’est pas un souci. Il faut de toute façon que quelqu’un reste dehors pour surveiller l’entrée le temps que nous nettoyons tout ça… Et puis au moins tu pourras peut-être tirer quelques mots de Sajjabi s’il daigne te rendre visite. »
Ainsi dit, ainsi fait. Donatien, Gravis, Kottarr et Cybèle préparent provisions, bandages, armes, sortilèges et autres perches de trois mètres. Au petit matin, ils ouvrent la dalle et descendent dans le premier sous-sol. L’eau a beau avoir reflué plus bas que le niveau du sol, l’humidité est encore considérable. Les murs sont couverts d’algues encore vivaces, et le sol n’est qu’une immense gangue de vase. Ça et là on distingue des meubles qui ont toujours une forme, mais ils sont tellement recouverts de boue qu’il est difficile de distinguer leur fonction.
En explorant le hall principal sur lequel donne l’échelle par laquelle les patrouilleurs sont descendus, Kottarr trouve un coffre en métal. Il le nettoie de la vase qui le recouvre pour constater qu’il est entièrement rouillé. Tellement qu’on ne voit même plus où était l’ouverture. Il tente de forcer le couvercle, sans succès. Gravis et Donatien s’y essaient à leur tour, mais l’attention de Donatien est bientôt détournée par des mouvements qu’il semble percevoir à l’extrémité d’un des couloirs donnant sur le hall principal. Finalement Kottarr s’énerve et parvient à dessouder le couvercle. Au premier coup d’œil, le coffre ne contient que de la poussière, mais en y mettant la main le nez-de-cuir trouve finalement un casque orné de textes gravés en langue impériale (Exaltation). « Loyauté », « Fraternité », « Secours », « Courage », ce sont des valeurs de la Patrouille qui décorent ce bel objet. Kottarr l’enfourne dans son sac.
Pendant ce temps, Donatien, Gravis et Cybèle se sont préparés à une exploration des couloirs dans les règles de la prudence. Armes en main, les quatre patrouilleurs avancent, utilisant les torchères encore scellées pour y placer des éclairages. Ils arrivent finalement à quelques ouvertures (les portes en bois ont disparu depuis longtemps). Ils découvrent une ancienne salle d’armes, des remises et ce qui ressemble à une salle de classe. En sortant d’une de ses pièces, ils sont soudain attaqués par cinq goules qui se jettent sur eux, griffes et dents dehors. Malgré leurs précautions, ils sont surpris, mais les goules tentent d’agir avec tactique (Ligue), sans grand succès. Immédiatement, Cybèle entonne une incantation en draconique, et tend les mains vers les goules qui fuient sans demander leur reste. Gravis et Kottarr regardent la magicienne, impressionnée. Donatien lui ne perd pas de temps et perce une goule dans le dos d’une flèche bien placée.
Continuant l’exploration des couloirs et des pièces dont l’usage n’est parfois pas facile à deviner, les patrouilleurs aperçoivent quelques dizaines de mètres plus loin le corps d’une goule affalée dans la boue, une flèche dans le dos. Flairant quelque piège, ils avancent très prudemment. Muni d’une perche, Kottarr tâtonne devant eux, s’assurant que les autres goules ne sont pas cachées dans la boue. Mais comme tout semble normal, ils finissent par s’approcher et d’un coup de perche retournent le cadavre. Ils s’aperçoivent avec horreur que la partie inférieure, celle qui baignait dans la boue, est entièrement rongée, il n’y a plus que les os.
C’est alors qu’ils remarquent le limon verdâtre qui remonte le long de leur bottes, brûlant le cuir et leur peau au passage. Gravis est le plus rapide à réagir : d’un geste sûr, il se déchausse et ôte ses braies. Cul nu, il parvient à bondir hors de la boue et hors d’atteinte du limon acide. Cybèle elle décide de traiter le mal par le mal et lance un sortilège de Trait Acide sur l’être protoplasmique, ce qui ne fait que le revigorer !
C’est finalement Donatien qui jette à leurs pieds à tous lanterne et huile. Le limon s’embrase, non sans brûler les jambes des trois patrouilleurs encore dans la boue. Kottarr y va de sa torche, brûlant les masses visqueuses qui bougent encore. Finalement, les patrouilleurs s’en sortent sans dommages majeurs, mais ils sont brûlés, leurs armures en lambeaux et (pour l’un d’entre eux) pas dans une tenue décente pour une exploration de Ruines. Finalement ils décident de remonter et de se donner une journée de repos et de réparation des armures avant de redescendre.
Cybèle résume à l’ensemble de ses compagnons ce qu’elle a appris dans le Dictionnaire des Non-Morts. Cnaeus Aulus, de toute évidence, a rapidement focalisé ses investigations sur les Vampires. « Ça m’a été confirmé par le livre lui-même. » précise la magicienne à l’étonnement de Gravis. L’origine des vampires, continue-t’elle n’est pas connue de manière certaine, mais d’aucun associent ces créatures aux Sidhe et à leur obsession du sang. Certains Sidhe à force de ne se nourrir que de sang deviennent obsédés par ce breuvage et se transforment, voilà une des explications fournies. Pour d’autres ce serait une maladie qui ferait d’être vivants ces non-morts assoiffés de sang, et ce d’autant plus évidemment qu’un vampire, en blessant des vivants, pourrait les transformer en vampires à leur tour. Enfin, l’article indique diverses manières réputées tuer les vampires : un pieu de bois dans le cœur, une immersion forcée dans l’eau courante, et surtout l’exposition à la lumière directe du soleil.
- « Maintenant on sait ce que Cnaeus Aulus allait chercher à Sapience, mais on ne sait toujours pas ce qu’il y a dans les sous-sols de l’ancien fortin. » dit Donatien. « Je pense que le moment est venu d’en faire l’exploration… »
- « Ce sera sans moi », rétorque Démétrius. « Ma blessure est encore vivace et le prêtre du Guérisseur que j’ai vu à Sapience m’a mis en garde contre le risque d’infection… »
- « Ce n’est pas un souci. Il faut de toute façon que quelqu’un reste dehors pour surveiller l’entrée le temps que nous nettoyons tout ça… Et puis au moins tu pourras peut-être tirer quelques mots de Sajjabi s’il daigne te rendre visite. »
Ainsi dit, ainsi fait. Donatien, Gravis, Kottarr et Cybèle préparent provisions, bandages, armes, sortilèges et autres perches de trois mètres. Au petit matin, ils ouvrent la dalle et descendent dans le premier sous-sol. L’eau a beau avoir reflué plus bas que le niveau du sol, l’humidité est encore considérable. Les murs sont couverts d’algues encore vivaces, et le sol n’est qu’une immense gangue de vase. Ça et là on distingue des meubles qui ont toujours une forme, mais ils sont tellement recouverts de boue qu’il est difficile de distinguer leur fonction.
En explorant le hall principal sur lequel donne l’échelle par laquelle les patrouilleurs sont descendus, Kottarr trouve un coffre en métal. Il le nettoie de la vase qui le recouvre pour constater qu’il est entièrement rouillé. Tellement qu’on ne voit même plus où était l’ouverture. Il tente de forcer le couvercle, sans succès. Gravis et Donatien s’y essaient à leur tour, mais l’attention de Donatien est bientôt détournée par des mouvements qu’il semble percevoir à l’extrémité d’un des couloirs donnant sur le hall principal. Finalement Kottarr s’énerve et parvient à dessouder le couvercle. Au premier coup d’œil, le coffre ne contient que de la poussière, mais en y mettant la main le nez-de-cuir trouve finalement un casque orné de textes gravés en langue impériale (Exaltation). « Loyauté », « Fraternité », « Secours », « Courage », ce sont des valeurs de la Patrouille qui décorent ce bel objet. Kottarr l’enfourne dans son sac.
Pendant ce temps, Donatien, Gravis et Cybèle se sont préparés à une exploration des couloirs dans les règles de la prudence. Armes en main, les quatre patrouilleurs avancent, utilisant les torchères encore scellées pour y placer des éclairages. Ils arrivent finalement à quelques ouvertures (les portes en bois ont disparu depuis longtemps). Ils découvrent une ancienne salle d’armes, des remises et ce qui ressemble à une salle de classe. En sortant d’une de ses pièces, ils sont soudain attaqués par cinq goules qui se jettent sur eux, griffes et dents dehors. Malgré leurs précautions, ils sont surpris, mais les goules tentent d’agir avec tactique (Ligue), sans grand succès. Immédiatement, Cybèle entonne une incantation en draconique, et tend les mains vers les goules qui fuient sans demander leur reste. Gravis et Kottarr regardent la magicienne, impressionnée. Donatien lui ne perd pas de temps et perce une goule dans le dos d’une flèche bien placée.
Continuant l’exploration des couloirs et des pièces dont l’usage n’est parfois pas facile à deviner, les patrouilleurs aperçoivent quelques dizaines de mètres plus loin le corps d’une goule affalée dans la boue, une flèche dans le dos. Flairant quelque piège, ils avancent très prudemment. Muni d’une perche, Kottarr tâtonne devant eux, s’assurant que les autres goules ne sont pas cachées dans la boue. Mais comme tout semble normal, ils finissent par s’approcher et d’un coup de perche retournent le cadavre. Ils s’aperçoivent avec horreur que la partie inférieure, celle qui baignait dans la boue, est entièrement rongée, il n’y a plus que les os.
C’est alors qu’ils remarquent le limon verdâtre qui remonte le long de leur bottes, brûlant le cuir et leur peau au passage. Gravis est le plus rapide à réagir : d’un geste sûr, il se déchausse et ôte ses braies. Cul nu, il parvient à bondir hors de la boue et hors d’atteinte du limon acide. Cybèle elle décide de traiter le mal par le mal et lance un sortilège de Trait Acide sur l’être protoplasmique, ce qui ne fait que le revigorer !
C’est finalement Donatien qui jette à leurs pieds à tous lanterne et huile. Le limon s’embrase, non sans brûler les jambes des trois patrouilleurs encore dans la boue. Kottarr y va de sa torche, brûlant les masses visqueuses qui bougent encore. Finalement, les patrouilleurs s’en sortent sans dommages majeurs, mais ils sont brûlés, leurs armures en lambeaux et (pour l’un d’entre eux) pas dans une tenue décente pour une exploration de Ruines. Finalement ils décident de remonter et de se donner une journée de repos et de réparation des armures avant de redescendre.
Dernière modification par Sammael99 le lun. févr. 10, 2014 10:30 am, modifié 2 fois.
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Échapper cul nu à un limon. Joli !!! C'est pas donné à tous les aventuriers d'explorer un donjon le zkègue à l'air...
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
C'est typiquement le genre de compte rendu de partie qui donne envie de s'y mettre !
Maintenant n'ayant plus que 2 joueurs, je me demande si le modèle est viable avec ce nombre restreint...
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
C'est un jeu très déstressant. C'est facile à mener, et facile d'y prendre son pied.lordsamael a écrit :C'est typiquement le genre de compte rendu de partie qui donne envie de s'y mettre !
Maintenant n'ayant plus que 2 joueurs, je me demande si le modèle est viable avec ce nombre restreint...
Concernant l'opportunité d'y jouer à deux joueurs, je pense que l'imprévisibilité du système en matière de dangerosité est le principal souci.
Ca peut sans doute se résoudre assez facilement en donnant plus de cartes Exaltation cela dit.
Je tenterais le coup moi, c'est vraiment vraiment fun.
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Rien d'impossible. J'ai eu une partie avec mes deux pèlerins orienté guérison et druide à 3DV survivre à un ogre mage, ses acolytes et un donjon de profond.
Voilà leurs aventures.
Voilà leurs aventures.
Spoiler:
Strasbourgeois, répond ailleurs de son prénom Samuel G
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Tandis que nos patrouilleurs se reposent, ils décident d’échafauder un plan pour se débarasser une bonne fois pour toutes des goules. Ils estiment qu’il faut les appâter avec de la viande morte et leur tomber sur le râble lorsqu’elles sont toutes réunies. Cybèle indique avoir un sortilège approprié pour ce genre de piège.
Gravis est donc envoyé à la chasse. En bon cavalier, il ramène son gibier vers le camp où Donatien se chargera de le canarder. Le noble archer n’avait pas pour autant anticipé que Gravis ramène un énorme bœuf musqué, mais c’est pourtant la créature qui charge derrière Gravis à cheval quelques heures plus tard. Heureusement, Donatien ne perd pas son sang froid et d’une seule flèche transperce le crâne de l’énorme animal. Les patrouilleurs prennent une journée supplémentaire pour vider et préserver la bête. Les entrailles seront jetées dans le hall principal du premier sous-sol une fois que les quatre patrouilleurs seront cachés et près au combat.
Une fois de plus, le plan se déroule sans accrocs. Après une heure d’attente, tout juste incommodés par l’odeur des entrailles du bœuf musqué dont le fumet perce tout juste au-dessus de l’odeur de vase qui habite les sous-sol, le groupe aperçoit une dizaine de goules qui s’approchent prudemment. Une fois qu’elles sont sur le tas d’entrailles en train de se délecter de ces morceaux de choix, Cybèle marmonne quelques paroles mystiques. Une flammèche part de son doigt en direction des goules… et y explose en une gerbe de feu. La boue est soufflée de la pièce, les entrailles et les goules sont instantanément carbonisées.
Ayant fini d’explorer le premier sous-sol, les patrouilleurs descendent au second. L’ambiance y est similaire : humide, vaseuse, puante. Ils y découvrent des quartiers d’habitation, une suite, probablement celle du commandeur. Dans une des pièces où, semble-t’il, étaient affectés les couples de la Patrouille, il se passe un étrange phénomène. Alors que Gravis ne perçoit rien de ce que voient ses compagnons, ceux-ci aperçoivent une femme qui pleure, allongée à moitié contre un lit. Le fait qu’il y ait un lit et une femme ne semble pas étrange. Cybèle s’approche et demande à la femme ce qu’elle fait ici. Celle-ci lui répond qu’elle est chez elle, et qu’elle attend son mari qui ne rentre pas de la guerre. La scène dure quelques instants seulement, mais elle est emprunte d’un profond désespoir et Cybèle, Kottarr et Donatien en sont secoués. Une fois la vision passée, ils se sentent déprimés et n’ont plus la volonté de rien.
Les patrouilleurs arrivent finalement dans une pièce singulière : elle est circulaire et cerclée de statues (toutes recouvertes d’une gangue de boue évidemment). Il y a quatorze statues sur le cercle extérieur, et une quinzième au centre de la pièce.
- « Les quatorze statues ça doit être les divinités Impériales » dit Donatien d’un ton morne.
- « Et celle-ci ? » demande Gravis en s’approchant de la statue centrale
- « Je sais pas… »
Gravis, intrigué, commence à nettoyer la statue. Elle représente un homme accroupi. Son visage est buriné par le temps, et il émane de lui un mélange d’expérience, de sagesse et de volonté. Il est tête nue, et semble regarder Gravis droit dans les yeux.
- « Kottarr », demande celui-ci, « tu voudrais bien me passer le casque que tu as trouvé là-haut ? »
- « Pourquoi ? » demande le nain atone.
- « Je sais pas, une intuition… »
Kottarr sort le casque de son sac et le donne à Gravis. Celui-ci le pose délicatement sur la tête de la statue. A ce moment-là, il voit la statue qui s’anime, se tourne vers lui et le vieil homme qui pose sa main sur sa tête. Les autres n’ont rien vu de particulier, mais à ce moment-là ils remarquent que Gravis est maintenant entouré d’un léger halo lumineux.
- « Je me rappelle, maintenant », dit Donatien, comme au sortir d’un rêve. « C’est le Père de la Patrouille… »
Ayant fini l’exploration du second sous-sol, les patrouilleurs se dirigent maintenant vers l’escalier menant au troisième sous-sol. Mais ils constatent rapidement que celui-ci est toujours immergé : à mi-chemin de la descente, tout n’est plus qu’eau croupie. Kottarr indique qu’il va résoudre ce problème si ses compagnons sont un peu patients. Il s’assied devant l’escalier et appelle à lui un esprit des eux. Le rituel est long, mais au bout d’une heure environ, un corps et un visage se dessinent dans l’eau croupie et émergent. Une vois glougloutante se fait entendre :
- « Que puis-je pour toi, Kottarr ? »
- « Peux-tu d’abord nous dire ce qu’il y a dans le sous-sol immergé ? »
- « Je le peux, sauf pour une pièce que je ne suis pas en mesure de distinguer. »
- « Pourquoi ne peux-tu pas la distinguer ? »
- « Elle est protégée par magie… »
- « Ah… Et pourrais-tu écarter l’eau suffisamment longtemps pour nous y mener ? »
- « Bien sûr. »
Kottarr descend les escaliers, faisant signe aux autres de le suivre. Lorsqu’il atteint le niveau de l’eau, celle-ci s’écarte, faisant comme un mur d’eau autour des patrouilleurs. A l’exception de Kottarr qui semble parfaitement à l’aise, les autres regardent avec une inquiétude ces parois aqueuses qui menacent de se refermer sur eux. Ils ne distinguent pas grand chose, la surface de l’eau reflétant pour l’essentiel la lueur de leurs torches et lanternes. Enfin, l’être aquatique qui les maintient en vie s’arrête devant un couloir. Cela ressemble à une rangée de cellules, mais le couloir est complètement bouché avec des gravats, des tiges métalliques rouillées et toutes sortes d’autres débris qui semblent avoir été placés là exprès pour bloquer l’issue. Comme pour renforcer le point, une plaque de métal gravée est fixée aux gravats. On y lit, en langue Impériale : « Ne vous aventurez pas plus loin, laissez ce lieu tranquille ! »
Cybèle et Donatien semblent hésiter, mais Gravis, qui se sent pousser des ailes depuis sa ‘rencontre’ avec le Père de la Patrouille motive les troupes et tout le monde se met à dégager l’issue. Une heure plus tard, le corridor est praticable. La cellule du fond, celle que l’être élémentaire d’eau ne parvient pas à ‘voir’ est barricadée elle aussi. Mais surtout, elle est ornée d’un sceau magique. Cybèle mais aussi Kottarr et Gravis en reconnaissent la nature : c’est le nexus d’un puissant sortilège de fermeture qui maintient la cellule fermée.
- « Ah oui », dit Cybèle. « Là on rigole plus les gars. Je ne sais pas ce qu’il y a derrière cette porte, mais je sais que pour faire un sceau comme ça, il faut être fort. Très fort. Personnellement, je vote pour qu’on rebrousse chemin. Je ne sais pas ce qui se cache derrière cette porte, mais on est pas de taille. »
Gravis s’apprête à argumenter quand une voix grave, posée, résonne dans la tête des quatre patrouilleurs :
- « Je vous confirme, mes jeunes amis. Vous n’êtes pas de taille. »
Les quatre patrouilleurs se regardent, effarés.
- « Qui êtes-vous ? » pense Donatien, dirigeant sa pensée tant bien que mal vers leur interlocuteur inconnu.
- « Je suis Cnaeus Aulus, commandeur de la Patrouille. Hrm. Disons ex-commandeur. Dans ma condition je doute que la Patrouille, si elle avait encore autorité ici confirmerait mon autorité. »
Un peu remis de leur surprise, les patrouilleurs engagent le dialogue avec Cnaeus Aulus.
- « Qu’est-ce que vous faites là ? »
- « J’ai ordonné à mes lieutenants de m’enfermer ici et d’inonder le fortin lorsque j’ai compris ce que je devenais. Je suis resté enfermé ici, dans une torpeur bienfaisante depuis. »
- « Ce que vous… deveniez ? »
- « Un vampire. Lors de notre combat contre le Gâvur j’ai été blessé par la bête. Je n’étais pas le seul, mais je suis Sidhe, et autant la morsure du Gâvur fait des humains ou des autres races des goules dégénérées, autant chez les Sidhe la morsure transmet le mal. »
- « Donc vous êtes un vampire, enfermé par vos soins dans cette cellule. J’imagine que c’est nous qui vous avons réveillé ? »
- « Oui et non. J’ai émergé de ma torpeur plusieurs fois au long des siècles depuis mon emprisonnement. En particulier, je me suis éveillé à la conscience lorsque j’ai senti que le Gâvur, contrairement à ce que je croyais n’était pas mort. Vous noterez donc que contrairement à ce que disent les écrits anciens un pieu de frêne dans le cœur ne tue pas un vampire. J’aurais du exposer son corps à la lumière du soleil, mais nous étions tellement affaibli que j’ai préféré rattrouper les survivants et nous replier sur le fortin. Une erreur que je paie depuis quelques siècles… »
- « Et du coup, quel rapport avec nous ? »
- « J’ai senti lorsque le fortin s’est vidé de son eau. A l’origine, lorsque j’ai demandé à mes hommes de m’enfermer, j’espérais que mon tombeau ne serait jamais découvert. Mais sachant maintenant ce que je sais, je suis heureux que vous ayez passé outre les avertissements. »
- « Euh… vous croyez qu’on va vous libérer ? »
- « En tous cas je l’espère. En tout état de cause, je pense pouvoir me libérer seul si nécessaire. Après tout le sceau qui m’enferme, c’est moi qui l’ai fait, je peux le défaire. Mais ce serait moins compliqué d’arriver à un arrangement avec vous. »
- « Mais pourquoi aurions nous intérêt à vous libérer ? »
- « D’abord parce que nous avons un ennemi en commun, et qu’il serait bien plus sensé de nous allier pour lutter contre lui que de nous battre entre nous. Ensuite parce que quand bien même vous voudriez vous opposer à moi, vous ne feriez pas le poids. D’autant plus que pour le moment je contrôle mes instincts bestiaux. Si je dois sortir par la force, je ne garantis rien. L’odeur de votre sang me fera peut-être basculer dans la bestialité, et là je ne réponds plus de rien…
- « Vous n’êtes pas exactement en train de nous convaincre là… »
- « Sans doute, mais je suis honnête avec vous. Vous êtes patrouilleurs, je le suis également, ou en tous cas je l’ai été. »
- « Si vous voulez qu’on aie confiance en vous, il faut nous en dire plus ? Où se trouve le Gâvur ? Comment tue-t’on les vampires ? »
A la surprise des patrouilleurs, Cnaeus Aulus répond de manière détaillée à la première question et de manière plus succincte à la seconde : il ne connaît que les méthodes livresques, n’ayant pas réussi à tuer le Gâvur, et n’étant pas lui-même pour le moment été confronté à la mort finale. « Je peux juste vous dire que le pieu et l’eau courante, ça ne marche pas, parce que j’en ai fait l’expérience… »
Depuis quelques minutes, Gravis écoute avec attention la conversation, non sans avoir auparavant marmonné quelques prières en langue Cavalière. Il attire le regard de ses compagnons et par signe leur indique que depuis le début Cnaeus Aulus semble bien dire la vérité.
Les patrouilleurs reculent, espérant que la distance empêchera Cnaeus Aulus d’entendre leur conversation.
- « Bon, faut qu’on prenne une décision là… » dit Donatien.
- « Personnellement je pense qu’il faut qu’on s’en fasse un allié. » dit Gravis, nimbé de son aura nouvelle. « Si on le libère, il nous laissera tranquille et on pourra s’occuper de la menace dans les marais avec son aide. »
- « Ou alors, au lieu d’avoir un fléau à combattre on en a deux… » répond Donatien.
- « En tout état de cause on est pas en état de la combattre là maintenant. » ajoute Cybèle.
- « Mais qui parle de le combattre ? » rétorque Gravis. « Soit on le libère, soit on le laisse croupir à l’intérieur… »
- « Non, on peut pas le libérer. Il faut le buter. » assène Kottarr.
- « Oui, mais pas maintenant. En plus, s’il se libère tout seul ça va sûrement lui en coûter, il sera affaibli. » contre Donatien.
Le débat dure un long moment. Finalement, les patrouilleurs conviennent (contre l’avis de Gravis) de remonter sans libérer Cnaeus Aulus et de se préparer à l’affronter lorsqu’il parviendra à sortir.
Gravis est donc envoyé à la chasse. En bon cavalier, il ramène son gibier vers le camp où Donatien se chargera de le canarder. Le noble archer n’avait pas pour autant anticipé que Gravis ramène un énorme bœuf musqué, mais c’est pourtant la créature qui charge derrière Gravis à cheval quelques heures plus tard. Heureusement, Donatien ne perd pas son sang froid et d’une seule flèche transperce le crâne de l’énorme animal. Les patrouilleurs prennent une journée supplémentaire pour vider et préserver la bête. Les entrailles seront jetées dans le hall principal du premier sous-sol une fois que les quatre patrouilleurs seront cachés et près au combat.
Une fois de plus, le plan se déroule sans accrocs. Après une heure d’attente, tout juste incommodés par l’odeur des entrailles du bœuf musqué dont le fumet perce tout juste au-dessus de l’odeur de vase qui habite les sous-sol, le groupe aperçoit une dizaine de goules qui s’approchent prudemment. Une fois qu’elles sont sur le tas d’entrailles en train de se délecter de ces morceaux de choix, Cybèle marmonne quelques paroles mystiques. Une flammèche part de son doigt en direction des goules… et y explose en une gerbe de feu. La boue est soufflée de la pièce, les entrailles et les goules sont instantanément carbonisées.
Ayant fini d’explorer le premier sous-sol, les patrouilleurs descendent au second. L’ambiance y est similaire : humide, vaseuse, puante. Ils y découvrent des quartiers d’habitation, une suite, probablement celle du commandeur. Dans une des pièces où, semble-t’il, étaient affectés les couples de la Patrouille, il se passe un étrange phénomène. Alors que Gravis ne perçoit rien de ce que voient ses compagnons, ceux-ci aperçoivent une femme qui pleure, allongée à moitié contre un lit. Le fait qu’il y ait un lit et une femme ne semble pas étrange. Cybèle s’approche et demande à la femme ce qu’elle fait ici. Celle-ci lui répond qu’elle est chez elle, et qu’elle attend son mari qui ne rentre pas de la guerre. La scène dure quelques instants seulement, mais elle est emprunte d’un profond désespoir et Cybèle, Kottarr et Donatien en sont secoués. Une fois la vision passée, ils se sentent déprimés et n’ont plus la volonté de rien.
Les patrouilleurs arrivent finalement dans une pièce singulière : elle est circulaire et cerclée de statues (toutes recouvertes d’une gangue de boue évidemment). Il y a quatorze statues sur le cercle extérieur, et une quinzième au centre de la pièce.
- « Les quatorze statues ça doit être les divinités Impériales » dit Donatien d’un ton morne.
- « Et celle-ci ? » demande Gravis en s’approchant de la statue centrale
- « Je sais pas… »
Gravis, intrigué, commence à nettoyer la statue. Elle représente un homme accroupi. Son visage est buriné par le temps, et il émane de lui un mélange d’expérience, de sagesse et de volonté. Il est tête nue, et semble regarder Gravis droit dans les yeux.
- « Kottarr », demande celui-ci, « tu voudrais bien me passer le casque que tu as trouvé là-haut ? »
- « Pourquoi ? » demande le nain atone.
- « Je sais pas, une intuition… »
Kottarr sort le casque de son sac et le donne à Gravis. Celui-ci le pose délicatement sur la tête de la statue. A ce moment-là, il voit la statue qui s’anime, se tourne vers lui et le vieil homme qui pose sa main sur sa tête. Les autres n’ont rien vu de particulier, mais à ce moment-là ils remarquent que Gravis est maintenant entouré d’un léger halo lumineux.
- « Je me rappelle, maintenant », dit Donatien, comme au sortir d’un rêve. « C’est le Père de la Patrouille… »
Ayant fini l’exploration du second sous-sol, les patrouilleurs se dirigent maintenant vers l’escalier menant au troisième sous-sol. Mais ils constatent rapidement que celui-ci est toujours immergé : à mi-chemin de la descente, tout n’est plus qu’eau croupie. Kottarr indique qu’il va résoudre ce problème si ses compagnons sont un peu patients. Il s’assied devant l’escalier et appelle à lui un esprit des eux. Le rituel est long, mais au bout d’une heure environ, un corps et un visage se dessinent dans l’eau croupie et émergent. Une vois glougloutante se fait entendre :
- « Que puis-je pour toi, Kottarr ? »
- « Peux-tu d’abord nous dire ce qu’il y a dans le sous-sol immergé ? »
- « Je le peux, sauf pour une pièce que je ne suis pas en mesure de distinguer. »
- « Pourquoi ne peux-tu pas la distinguer ? »
- « Elle est protégée par magie… »
- « Ah… Et pourrais-tu écarter l’eau suffisamment longtemps pour nous y mener ? »
- « Bien sûr. »
Kottarr descend les escaliers, faisant signe aux autres de le suivre. Lorsqu’il atteint le niveau de l’eau, celle-ci s’écarte, faisant comme un mur d’eau autour des patrouilleurs. A l’exception de Kottarr qui semble parfaitement à l’aise, les autres regardent avec une inquiétude ces parois aqueuses qui menacent de se refermer sur eux. Ils ne distinguent pas grand chose, la surface de l’eau reflétant pour l’essentiel la lueur de leurs torches et lanternes. Enfin, l’être aquatique qui les maintient en vie s’arrête devant un couloir. Cela ressemble à une rangée de cellules, mais le couloir est complètement bouché avec des gravats, des tiges métalliques rouillées et toutes sortes d’autres débris qui semblent avoir été placés là exprès pour bloquer l’issue. Comme pour renforcer le point, une plaque de métal gravée est fixée aux gravats. On y lit, en langue Impériale : « Ne vous aventurez pas plus loin, laissez ce lieu tranquille ! »
Cybèle et Donatien semblent hésiter, mais Gravis, qui se sent pousser des ailes depuis sa ‘rencontre’ avec le Père de la Patrouille motive les troupes et tout le monde se met à dégager l’issue. Une heure plus tard, le corridor est praticable. La cellule du fond, celle que l’être élémentaire d’eau ne parvient pas à ‘voir’ est barricadée elle aussi. Mais surtout, elle est ornée d’un sceau magique. Cybèle mais aussi Kottarr et Gravis en reconnaissent la nature : c’est le nexus d’un puissant sortilège de fermeture qui maintient la cellule fermée.
- « Ah oui », dit Cybèle. « Là on rigole plus les gars. Je ne sais pas ce qu’il y a derrière cette porte, mais je sais que pour faire un sceau comme ça, il faut être fort. Très fort. Personnellement, je vote pour qu’on rebrousse chemin. Je ne sais pas ce qui se cache derrière cette porte, mais on est pas de taille. »
Gravis s’apprête à argumenter quand une voix grave, posée, résonne dans la tête des quatre patrouilleurs :
- « Je vous confirme, mes jeunes amis. Vous n’êtes pas de taille. »
Les quatre patrouilleurs se regardent, effarés.
- « Qui êtes-vous ? » pense Donatien, dirigeant sa pensée tant bien que mal vers leur interlocuteur inconnu.
- « Je suis Cnaeus Aulus, commandeur de la Patrouille. Hrm. Disons ex-commandeur. Dans ma condition je doute que la Patrouille, si elle avait encore autorité ici confirmerait mon autorité. »
Un peu remis de leur surprise, les patrouilleurs engagent le dialogue avec Cnaeus Aulus.
- « Qu’est-ce que vous faites là ? »
- « J’ai ordonné à mes lieutenants de m’enfermer ici et d’inonder le fortin lorsque j’ai compris ce que je devenais. Je suis resté enfermé ici, dans une torpeur bienfaisante depuis. »
- « Ce que vous… deveniez ? »
- « Un vampire. Lors de notre combat contre le Gâvur j’ai été blessé par la bête. Je n’étais pas le seul, mais je suis Sidhe, et autant la morsure du Gâvur fait des humains ou des autres races des goules dégénérées, autant chez les Sidhe la morsure transmet le mal. »
- « Donc vous êtes un vampire, enfermé par vos soins dans cette cellule. J’imagine que c’est nous qui vous avons réveillé ? »
- « Oui et non. J’ai émergé de ma torpeur plusieurs fois au long des siècles depuis mon emprisonnement. En particulier, je me suis éveillé à la conscience lorsque j’ai senti que le Gâvur, contrairement à ce que je croyais n’était pas mort. Vous noterez donc que contrairement à ce que disent les écrits anciens un pieu de frêne dans le cœur ne tue pas un vampire. J’aurais du exposer son corps à la lumière du soleil, mais nous étions tellement affaibli que j’ai préféré rattrouper les survivants et nous replier sur le fortin. Une erreur que je paie depuis quelques siècles… »
- « Et du coup, quel rapport avec nous ? »
- « J’ai senti lorsque le fortin s’est vidé de son eau. A l’origine, lorsque j’ai demandé à mes hommes de m’enfermer, j’espérais que mon tombeau ne serait jamais découvert. Mais sachant maintenant ce que je sais, je suis heureux que vous ayez passé outre les avertissements. »
- « Euh… vous croyez qu’on va vous libérer ? »
- « En tous cas je l’espère. En tout état de cause, je pense pouvoir me libérer seul si nécessaire. Après tout le sceau qui m’enferme, c’est moi qui l’ai fait, je peux le défaire. Mais ce serait moins compliqué d’arriver à un arrangement avec vous. »
- « Mais pourquoi aurions nous intérêt à vous libérer ? »
- « D’abord parce que nous avons un ennemi en commun, et qu’il serait bien plus sensé de nous allier pour lutter contre lui que de nous battre entre nous. Ensuite parce que quand bien même vous voudriez vous opposer à moi, vous ne feriez pas le poids. D’autant plus que pour le moment je contrôle mes instincts bestiaux. Si je dois sortir par la force, je ne garantis rien. L’odeur de votre sang me fera peut-être basculer dans la bestialité, et là je ne réponds plus de rien…
- « Vous n’êtes pas exactement en train de nous convaincre là… »
- « Sans doute, mais je suis honnête avec vous. Vous êtes patrouilleurs, je le suis également, ou en tous cas je l’ai été. »
- « Si vous voulez qu’on aie confiance en vous, il faut nous en dire plus ? Où se trouve le Gâvur ? Comment tue-t’on les vampires ? »
A la surprise des patrouilleurs, Cnaeus Aulus répond de manière détaillée à la première question et de manière plus succincte à la seconde : il ne connaît que les méthodes livresques, n’ayant pas réussi à tuer le Gâvur, et n’étant pas lui-même pour le moment été confronté à la mort finale. « Je peux juste vous dire que le pieu et l’eau courante, ça ne marche pas, parce que j’en ai fait l’expérience… »
Depuis quelques minutes, Gravis écoute avec attention la conversation, non sans avoir auparavant marmonné quelques prières en langue Cavalière. Il attire le regard de ses compagnons et par signe leur indique que depuis le début Cnaeus Aulus semble bien dire la vérité.
Les patrouilleurs reculent, espérant que la distance empêchera Cnaeus Aulus d’entendre leur conversation.
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- « Mais qui parle de le combattre ? » rétorque Gravis. « Soit on le libère, soit on le laisse croupir à l’intérieur… »
- « Non, on peut pas le libérer. Il faut le buter. » assène Kottarr.
- « Oui, mais pas maintenant. En plus, s’il se libère tout seul ça va sûrement lui en coûter, il sera affaibli. » contre Donatien.
Le débat dure un long moment. Finalement, les patrouilleurs conviennent (contre l’avis de Gravis) de remonter sans libérer Cnaeus Aulus et de se préparer à l’affronter lorsqu’il parviendra à sortir.
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Ayé on est à jour.
Mozart n'a pas écrit que le Boléro de Ravel. Mais aussi plein d'autres trucs beaucoup moins connus (comme le canon de Pachelbel). - Le Grümph
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Yeah !
LG
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Re: [Oltrée!] Chroniques Batraciennes
Mais tais-toi, toi!
Dernière modification par Sammael99 le jeu. févr. 13, 2014 3:28 pm, modifié 1 fois.
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