[CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
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[CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
HIVER MEURTRIER
Un scénario pour Tenga, par Brand, paru dans Dissident 2 (téléchargeable)
Résumé du scénario :
L'assassinat d'un conseiller du suzerain d'un petit clan dont tous les hommes sont partis à la guerre fait peser le danger de la responsabilité collective sur le clan et donc sa possible disparition. Les PJs- forcément des femmes - sont nommées pour mener l'enquête et découvrent incidemment les petits secrets enfouis, jetant le trouble dans la communauté.
Le scénario est découpé en trois phases :
- Enquête sur le meurtre (corps, scène de crime, interrogatoires)
- Dénonciations mutuelles, petits secrets révélés (amants, chantages, bâtards)
- Retour des hommes, vaincus, du seigneur, mourant, et du suzerain (politique)
Phase de création du groupe, légèrement orientée pour correspondre au scénario :
Concept : Les femmes du clan Daikoji
Ambition : Eviter les ingérences du suzerain dans les affaires du clan
Karma : Mettre en péril la survie du clan à cause de luttes intestines
Accomplissement : Empêcher une ingérence du suzerain
Talent : Influence
Vous noterez que les joueurs ont d'eux-mêmes prévu la possible destruction du clan.
Un scénario pour Tenga, par Brand, paru dans Dissident 2 (téléchargeable)
Résumé du scénario :
L'assassinat d'un conseiller du suzerain d'un petit clan dont tous les hommes sont partis à la guerre fait peser le danger de la responsabilité collective sur le clan et donc sa possible disparition. Les PJs- forcément des femmes - sont nommées pour mener l'enquête et découvrent incidemment les petits secrets enfouis, jetant le trouble dans la communauté.
Le scénario est découpé en trois phases :
- Enquête sur le meurtre (corps, scène de crime, interrogatoires)
- Dénonciations mutuelles, petits secrets révélés (amants, chantages, bâtards)
- Retour des hommes, vaincus, du seigneur, mourant, et du suzerain (politique)
Phase de création du groupe, légèrement orientée pour correspondre au scénario :
Concept : Les femmes du clan Daikoji
Ambition : Eviter les ingérences du suzerain dans les affaires du clan
Karma : Mettre en péril la survie du clan à cause de luttes intestines
Accomplissement : Empêcher une ingérence du suzerain
Talent : Influence
Vous noterez que les joueurs ont d'eux-mêmes prévu la possible destruction du clan.
Dernière modification par Macbesse le sam. juil. 20, 2013 1:15 am, modifié 1 fois.
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Re: [CR Tenga] Hiver meurtrier
Création de personnage
Le premier joueur crée Dame Tomiko. Il « ne veut pas d’une intrigante », mais souhaite incarner un personnage versé dans les arts, pourquoi pas la concubine du seigneur du clan Daikoji Muneshige. Il s’agit d’une très belle femme, d’une beauté « épanouie », pas d’une petite jeunesse sans saveur. Pour autant, elle sait ne pas attiser les jalousies car elle a toujours un mot et un sourire pour chacun.
Surtout, le joueur veut qu’elle soit enceinte.
A la question « qui est le père ? », après une petite hésitation, il est décidé qu’il s’agit du suzerain du clan, Ihora Suetaka. Il a fait un court séjour mais elle en est très éprise.
Un ressort dramatique important vient de se mettre en place. Je jubile d’avance.
Au moment de choisir le karma, il est décidé collectivement qu’Ihora Suetaka est marié, mais qu’après dix ans de mariage, son épouse ne lui a pas donné d’enfants. Dame Tomiko, qui est satisfaite de sa situation et a déjà une fille de cinq ans d’un premier lit, ne pense pas encore qu’elle pourrait s’élever socialement.
Concept : Concubine du seigneur enceinte de son suzerain
Age : Entre deux âges
Révolte : Réaliser qui est le père de son enfant
Ambition : Devenir une artiste accomplie et reconnue
Karma : Devenir l’épouse du suzerain du clan
Valeurs : Ihora Suetaka (2), ses enfants (1), clan Daikoji (1)
Privilèges notables : Sympathique, Attirante
Revers notables : Ennemie (Dame Haru, épouse du frère cadet du seigneur dont elle est secrètement la maîtresse), Rouillée (enceinte), Inapte au combat.
Vient ensuite la création de Tsukushi, ce qui signifie « prêle des champs », une herbe utilisée comme remède contre les rhumatismes et comme… poison. Là aussi, le joueur saute sans le savoir à pieds joints dans le scénario car le conseiller du suzerain a été empoisonné.
Il ne s’agit pas d’une dame, mais de la doyenne des servantes de la maison. Elle n’a pas le rôle dirigeant de Fusae sur la domesticité, n’ayant pas ses capacités intellectuelles, mais elle a du doigté et a accouché la plupart des enfants de la maisonnée.
Derrière ce rôle d’accoucheuse, il y a un vieux drame. Le père de Tsukushi était le médecin attitré du père de Muneshige. Alcoolique, il a provoqué la mort du premier fils de son seigneur le jour de sa naissance. Tsukushi a sauvé Dame Todo, l’épouse du seigneur et a donc été sauvée de sa colère. Depuis, elle a une dette envers la lignée et elle est indéfectiblement loyale envers Muneshige.
Concept : Vieille servante discrète aveuglement dévouée au clan
Age : Ancienne
Révolte : la défaillance de son père
Ambition : assurer une descendance nombreuse à la lignée
Karma : voir son seigneur mourir à cause des intrigues des femmes
Valeurs : Pureté de la lignée (3), le seigneur est le maître (2)
Privilèges notables : Expertise (discrétion), Inébranlable, Alliée (Todo)
Revers notables : Dette (le seigneur et sa lignée), Bête, Faible
Fabuleux. La question de la lignée, avec les bâtardises nombreuses et toutes ces femmes enceintes de père inconnu au palais, ainsi que la dévotion aveugle au seigneur, fournissent de nouveaux ressorts dramatiques.
Ces deux joueurs ont eu le temps de se préparer, pas le troisième. Qu’à cela ne tienne, j’ai une proposition vraiment, mais alors vraiment indécente à lui faire. John Wick sera fier de moi.
Cela tombe bien, faisant un bref tour des concepts, comme il s’agit d’un one-shot, il se dit qu’il peut aller dans les extrêmes. Il est donc intéressé par une « otage ». Une jeune donc ? Non, il voyait plutôt une adulte, ou même une femme ayant un peu vécu. Certes, mais otage, c’est plutôt réservé aux jeunes, sinon le sens se perd… une épouse issue d’un clan ennemi alors ? L’idée lui paraît bonne, très bonne.
Je lui dis que j’ai une proposition indécente à lui faire. Il y a un PNJ qui correspondrait, mais je tiens à préciser, avant de nommer le personnage, que cela pourrait le conduire à voir son personnage mourir prématurément. Il accepte. On est là pour l’extrême non ?
Alors, je lui donne… Dame Masako.
Il encaisse, relève le défi.
Dame Masako, c’est une déclaration d’amour à la tragédie. Epouse du deuxième fils du seigneur, elle a vu son avenir et son univers se restreindre une première fois avec la mort de son époux, une seconde fois quand les hommes du clan ont pris les armes contre le clan de son père à l’appel de leur suzerain. Blessée, isolée, elle a cherché le réconfort dans l’affection du jeune Isamu, le fils de Fusae et le bâtard de Muneshige – ce qu’il ignore. Isamu l’a rejetée, et pour cause, il a déjà outrepassé sa condition de domestique en ayant une relation avec une femme du clan, Dame Noriko, qui attend un enfant de lui et dont il est encore amoureux.
Le scénario commence alors que Dame Masako vient de remettre à Isamu une lettre dans laquelle elle menace de se suicider s’il ne continuer à se refuser à elle. Ils ont eu une violente explication dans le pavillon à thé, et Isamu a légèrement blessé Dame Masako au visage et la lettre est tombée. Voyant arriver Fusae, Dame Masako s’est enfuie pour sauver la face et elle est partie se réfugier dans une partie retirée du palais pour pleurer.
Le joueur serre les dents, mais valide. Nous continuons la création.
Concept : Amoureuse éconduite
Age : Entre deux âges
Révolte : Comprendre qu’elle n’a plus d’avenir au sein du clan
Ambition : Fuir avec Isamu
Karma : Comprendre qu’elle n’a pas plus d’avenir avec Isamu et se suicider
Valeurs : Isamu (4), clan Iwaki (1)
Revers : Disgrâce (enfant de l’ennemi)
Pendant cette dernière étape, je change sans m’en rendre compte le nom du clan d’origine de Dame Masako. Il devient le clan Iwaki. Le très jeune Iwaki Kageoka devient donc son frère. Sans le savoir, je viens d’ajouter un ressort narratif au scénario. Féconde est l’erreur.
Avant de commencer, les points de confiance sont alloués.
- Dame Tomiko révèle à Tsukushi qui est le père de son enfant et investit un point de confiance en elle.
- Tsukushi révèle à Dame Tomiko les origines de sa dette envers son seigneur et investit un point de confiance en elle.
- Dame Masako ne fait confiance en personne et ne reçoit la confiance de personne.
Les protagonistes du drame sont prêtes.
Le premier joueur crée Dame Tomiko. Il « ne veut pas d’une intrigante », mais souhaite incarner un personnage versé dans les arts, pourquoi pas la concubine du seigneur du clan Daikoji Muneshige. Il s’agit d’une très belle femme, d’une beauté « épanouie », pas d’une petite jeunesse sans saveur. Pour autant, elle sait ne pas attiser les jalousies car elle a toujours un mot et un sourire pour chacun.
Surtout, le joueur veut qu’elle soit enceinte.
A la question « qui est le père ? », après une petite hésitation, il est décidé qu’il s’agit du suzerain du clan, Ihora Suetaka. Il a fait un court séjour mais elle en est très éprise.
Un ressort dramatique important vient de se mettre en place. Je jubile d’avance.
Au moment de choisir le karma, il est décidé collectivement qu’Ihora Suetaka est marié, mais qu’après dix ans de mariage, son épouse ne lui a pas donné d’enfants. Dame Tomiko, qui est satisfaite de sa situation et a déjà une fille de cinq ans d’un premier lit, ne pense pas encore qu’elle pourrait s’élever socialement.
Concept : Concubine du seigneur enceinte de son suzerain
Age : Entre deux âges
Révolte : Réaliser qui est le père de son enfant
Ambition : Devenir une artiste accomplie et reconnue
Karma : Devenir l’épouse du suzerain du clan
Valeurs : Ihora Suetaka (2), ses enfants (1), clan Daikoji (1)
Privilèges notables : Sympathique, Attirante
Revers notables : Ennemie (Dame Haru, épouse du frère cadet du seigneur dont elle est secrètement la maîtresse), Rouillée (enceinte), Inapte au combat.
Vient ensuite la création de Tsukushi, ce qui signifie « prêle des champs », une herbe utilisée comme remède contre les rhumatismes et comme… poison. Là aussi, le joueur saute sans le savoir à pieds joints dans le scénario car le conseiller du suzerain a été empoisonné.
Il ne s’agit pas d’une dame, mais de la doyenne des servantes de la maison. Elle n’a pas le rôle dirigeant de Fusae sur la domesticité, n’ayant pas ses capacités intellectuelles, mais elle a du doigté et a accouché la plupart des enfants de la maisonnée.
Derrière ce rôle d’accoucheuse, il y a un vieux drame. Le père de Tsukushi était le médecin attitré du père de Muneshige. Alcoolique, il a provoqué la mort du premier fils de son seigneur le jour de sa naissance. Tsukushi a sauvé Dame Todo, l’épouse du seigneur et a donc été sauvée de sa colère. Depuis, elle a une dette envers la lignée et elle est indéfectiblement loyale envers Muneshige.
Concept : Vieille servante discrète aveuglement dévouée au clan
Age : Ancienne
Révolte : la défaillance de son père
Ambition : assurer une descendance nombreuse à la lignée
Karma : voir son seigneur mourir à cause des intrigues des femmes
Valeurs : Pureté de la lignée (3), le seigneur est le maître (2)
Privilèges notables : Expertise (discrétion), Inébranlable, Alliée (Todo)
Revers notables : Dette (le seigneur et sa lignée), Bête, Faible
Fabuleux. La question de la lignée, avec les bâtardises nombreuses et toutes ces femmes enceintes de père inconnu au palais, ainsi que la dévotion aveugle au seigneur, fournissent de nouveaux ressorts dramatiques.
Ces deux joueurs ont eu le temps de se préparer, pas le troisième. Qu’à cela ne tienne, j’ai une proposition vraiment, mais alors vraiment indécente à lui faire. John Wick sera fier de moi.
Cela tombe bien, faisant un bref tour des concepts, comme il s’agit d’un one-shot, il se dit qu’il peut aller dans les extrêmes. Il est donc intéressé par une « otage ». Une jeune donc ? Non, il voyait plutôt une adulte, ou même une femme ayant un peu vécu. Certes, mais otage, c’est plutôt réservé aux jeunes, sinon le sens se perd… une épouse issue d’un clan ennemi alors ? L’idée lui paraît bonne, très bonne.
Je lui dis que j’ai une proposition indécente à lui faire. Il y a un PNJ qui correspondrait, mais je tiens à préciser, avant de nommer le personnage, que cela pourrait le conduire à voir son personnage mourir prématurément. Il accepte. On est là pour l’extrême non ?
Alors, je lui donne… Dame Masako.
Il encaisse, relève le défi.
Dame Masako, c’est une déclaration d’amour à la tragédie. Epouse du deuxième fils du seigneur, elle a vu son avenir et son univers se restreindre une première fois avec la mort de son époux, une seconde fois quand les hommes du clan ont pris les armes contre le clan de son père à l’appel de leur suzerain. Blessée, isolée, elle a cherché le réconfort dans l’affection du jeune Isamu, le fils de Fusae et le bâtard de Muneshige – ce qu’il ignore. Isamu l’a rejetée, et pour cause, il a déjà outrepassé sa condition de domestique en ayant une relation avec une femme du clan, Dame Noriko, qui attend un enfant de lui et dont il est encore amoureux.
Le scénario commence alors que Dame Masako vient de remettre à Isamu une lettre dans laquelle elle menace de se suicider s’il ne continuer à se refuser à elle. Ils ont eu une violente explication dans le pavillon à thé, et Isamu a légèrement blessé Dame Masako au visage et la lettre est tombée. Voyant arriver Fusae, Dame Masako s’est enfuie pour sauver la face et elle est partie se réfugier dans une partie retirée du palais pour pleurer.
Le joueur serre les dents, mais valide. Nous continuons la création.
Concept : Amoureuse éconduite
Age : Entre deux âges
Révolte : Comprendre qu’elle n’a plus d’avenir au sein du clan
Ambition : Fuir avec Isamu
Karma : Comprendre qu’elle n’a pas plus d’avenir avec Isamu et se suicider
Valeurs : Isamu (4), clan Iwaki (1)
Revers : Disgrâce (enfant de l’ennemi)
Pendant cette dernière étape, je change sans m’en rendre compte le nom du clan d’origine de Dame Masako. Il devient le clan Iwaki. Le très jeune Iwaki Kageoka devient donc son frère. Sans le savoir, je viens d’ajouter un ressort narratif au scénario. Féconde est l’erreur.
Avant de commencer, les points de confiance sont alloués.
- Dame Tomiko révèle à Tsukushi qui est le père de son enfant et investit un point de confiance en elle.
- Tsukushi révèle à Dame Tomiko les origines de sa dette envers son seigneur et investit un point de confiance en elle.
- Dame Masako ne fait confiance en personne et ne reçoit la confiance de personne.
Les protagonistes du drame sont prêtes.
- Macbesse
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Re: [CR Tenga] Hiver meurtrier
"C'est la nuit, il neige."
Les femmes sont réveillées par les cris des quelques hommes restés au palais. Les gardes ont donné l’alerte. Bruits de course dans les couloirs. Bientôt, les chambres sont fouillées, respectueusement mais sans délai. Dame Masako pressent la convocation et se farde rapidement pour cacher son ecchymose. Tout le palais est effectivement rassemblé, y compris les hôtes. On murmure, les rumeurs enflent. Dame Tomiko remarque l’absence du conseiller du suzerain, Moritsune Chozaburo.
Effectivement, Dame Kazue, l’autoritaire épouse du seigneur, annonce que le corps du conseiller a été découvert cette nuit. Or, cet assassinat représente à plus d’un titre une menace pour la survie du clan. Si Dame Kazue insiste sur le danger immédiat que représente l’assassin ainsi que le déshonneur, elle évoque aussi à demi-mot la responsabilité collective et l’anéantissement total du clan qui pourrait s’ensuivre.
Pour mener l’enquête, elle désigne à la surprise générale Dame Tomiko, Dame Masako – des murmures de réprobation s’élèvent, et la vieille Tsukushi, un choix accueilli par des hochements de tête approbateurs.
Dame Tomiko est blessée de cette décision. Elle est enceinte et le deuxième trimestre est bien entamé. Elle se dit alors qu’elle n’est que la concubine et que Dame Kazue considère qu’elle est sacrifiable. Elle s’en ouvre à Dame Masako. Dame Masako la rassure non sans une ironie amère : c’est elle et elle seule qui sera rendue responsable de tout échec. En elle-même, elle finit par se dire que Dame Kazue est moins cruelle qu’avisée : si elle est rendue responsable de l’échec de l’enquête, sa valeur d’otage la protègera. Quant à Tsukushi, elle est déjà prête à se déclarer coupable pour sauver le clan. Dame Tomiko remarque que Dame Masako est particulièrement fardée, mais ne fait aucun commentaire.
Première partie : Un meurtre au palais – Enquête
Après un court entretien avec Dame Kazue, après lequel Tsukushi lui fait part de sa résolution, les trois femmes vont voir le corps, qui a été installé dans sa chambre.
Auprès du cadavre est disposé un plateau contenant un poignard ensanglanté et une lettre. Dame Masako la reconnaît et se précipite pour la prendre. Grâce à Tsukushi, les deux femmes peuvent procéder à l’examen du corps sans souillure. Il a été blessé à l’abdomen par un violent coup de poignard qu’il ne peut s’être donné. Sa main et son poignet droit sont tachés de gouttelettes noires. Calligraphe émérite, Dame Tomiko reconnaît sans peine des taches d’encre. Le cadavre sent le thé. L’odeur est âcre. Dame Tomiko affirme que cette odeur rappelle celle de la cérémonie du thé, Tsukushi que les goûts forts peuvent masquer des poisons.
Sur demande de Dame Masako, Tsukushi « fait du rangement » et trouve une correspondance et des shurikens. Dame Masako montre les armes au garde, qui ne veut pas insulter la mémoire d’un mort mais finit par dire qu’il a dû les prendre à un shinobi.
Dame Tomiko demande à Dame Masako de lire la lettre. Elle réussit à se lire sans ciller. Par contre, par élimination, Dame Tomiko ne trouve que quatre femmes ayant pu l’écrire et dit qu’elle comparera les écritures pour connaître l’auteur de la lettre.
L’enquête continue au pavillon de thé. Dame Tomiko se demande comment on a pu retrouver un mort en pleine nuit au pavillon de thé et fait chercher le garde qui l’a découvert. Sa réponse ne le convainc pas. Le garde, de toute évidence, protège Dame Kazue.
Les femmes sont surprises de ne pas trouver de pierre à encre à côté du pot à thé, qui a été remis en place. Non, il n’y avait pas de pierre, répond le garde. Elles trouvent en revanche une large tache d’encre par terre, qui laisse bien la marque du bras, ainsi que la marque d’une lettre, qui ne correspond pas à celle de Dame Masako. Tsukushi cherche dans l’âtre et trouve des cendres. Dame Tomiko dit que la lettre a été déchirée plusieurs fois avant d’être brûlée. Dame Masako se dit qu’on a cherché à lui faire porter la responsabilité du meurtre et fait le tour du pavillon pour s’aérer. Elle trouve un chaton mort. Elle en fait part à Tsukushi qui regarde le pot à thé et confirme qu’il était empoisonné… avec de la prêle des champs. Plusieurs personnes en utilisent au palais pour leurs rhumatismes : Todo – au dessus de tout soupçon, Dame Kazue – au-dessus de tout soupçon, Fusae et elle-même. Dame Tomiko commence à soupçonner Dame Kazue, mais estime qu’un tel assassinat serait une terrible maladresse qu’elle n’aurait pas commise. Fatiguée, elle se retire.
Dame Masako et Tsukushi font rassembler les serviteurs. La dernière personne à avoir vu Chosaburo vivant est Isamu, qui lui a fait porter une collation dans sa chambre en début d’après-midi. Personne ne se souvient que Chosaburo ait demandé du thé. Le maître du thé, par contre, en a préparé en début d’après-midi. Les deux femmes sont déçues et vont se coucher. Dame Masako dort mal.
Les femmes sont réveillées par les cris des quelques hommes restés au palais. Les gardes ont donné l’alerte. Bruits de course dans les couloirs. Bientôt, les chambres sont fouillées, respectueusement mais sans délai. Dame Masako pressent la convocation et se farde rapidement pour cacher son ecchymose. Tout le palais est effectivement rassemblé, y compris les hôtes. On murmure, les rumeurs enflent. Dame Tomiko remarque l’absence du conseiller du suzerain, Moritsune Chozaburo.
Effectivement, Dame Kazue, l’autoritaire épouse du seigneur, annonce que le corps du conseiller a été découvert cette nuit. Or, cet assassinat représente à plus d’un titre une menace pour la survie du clan. Si Dame Kazue insiste sur le danger immédiat que représente l’assassin ainsi que le déshonneur, elle évoque aussi à demi-mot la responsabilité collective et l’anéantissement total du clan qui pourrait s’ensuivre.
Pour mener l’enquête, elle désigne à la surprise générale Dame Tomiko, Dame Masako – des murmures de réprobation s’élèvent, et la vieille Tsukushi, un choix accueilli par des hochements de tête approbateurs.
Dame Tomiko est blessée de cette décision. Elle est enceinte et le deuxième trimestre est bien entamé. Elle se dit alors qu’elle n’est que la concubine et que Dame Kazue considère qu’elle est sacrifiable. Elle s’en ouvre à Dame Masako. Dame Masako la rassure non sans une ironie amère : c’est elle et elle seule qui sera rendue responsable de tout échec. En elle-même, elle finit par se dire que Dame Kazue est moins cruelle qu’avisée : si elle est rendue responsable de l’échec de l’enquête, sa valeur d’otage la protègera. Quant à Tsukushi, elle est déjà prête à se déclarer coupable pour sauver le clan. Dame Tomiko remarque que Dame Masako est particulièrement fardée, mais ne fait aucun commentaire.
Première partie : Un meurtre au palais – Enquête
Après un court entretien avec Dame Kazue, après lequel Tsukushi lui fait part de sa résolution, les trois femmes vont voir le corps, qui a été installé dans sa chambre.
Auprès du cadavre est disposé un plateau contenant un poignard ensanglanté et une lettre. Dame Masako la reconnaît et se précipite pour la prendre. Grâce à Tsukushi, les deux femmes peuvent procéder à l’examen du corps sans souillure. Il a été blessé à l’abdomen par un violent coup de poignard qu’il ne peut s’être donné. Sa main et son poignet droit sont tachés de gouttelettes noires. Calligraphe émérite, Dame Tomiko reconnaît sans peine des taches d’encre. Le cadavre sent le thé. L’odeur est âcre. Dame Tomiko affirme que cette odeur rappelle celle de la cérémonie du thé, Tsukushi que les goûts forts peuvent masquer des poisons.
Sur demande de Dame Masako, Tsukushi « fait du rangement » et trouve une correspondance et des shurikens. Dame Masako montre les armes au garde, qui ne veut pas insulter la mémoire d’un mort mais finit par dire qu’il a dû les prendre à un shinobi.
Dame Tomiko demande à Dame Masako de lire la lettre. Elle réussit à se lire sans ciller. Par contre, par élimination, Dame Tomiko ne trouve que quatre femmes ayant pu l’écrire et dit qu’elle comparera les écritures pour connaître l’auteur de la lettre.
L’enquête continue au pavillon de thé. Dame Tomiko se demande comment on a pu retrouver un mort en pleine nuit au pavillon de thé et fait chercher le garde qui l’a découvert. Sa réponse ne le convainc pas. Le garde, de toute évidence, protège Dame Kazue.
Les femmes sont surprises de ne pas trouver de pierre à encre à côté du pot à thé, qui a été remis en place. Non, il n’y avait pas de pierre, répond le garde. Elles trouvent en revanche une large tache d’encre par terre, qui laisse bien la marque du bras, ainsi que la marque d’une lettre, qui ne correspond pas à celle de Dame Masako. Tsukushi cherche dans l’âtre et trouve des cendres. Dame Tomiko dit que la lettre a été déchirée plusieurs fois avant d’être brûlée. Dame Masako se dit qu’on a cherché à lui faire porter la responsabilité du meurtre et fait le tour du pavillon pour s’aérer. Elle trouve un chaton mort. Elle en fait part à Tsukushi qui regarde le pot à thé et confirme qu’il était empoisonné… avec de la prêle des champs. Plusieurs personnes en utilisent au palais pour leurs rhumatismes : Todo – au dessus de tout soupçon, Dame Kazue – au-dessus de tout soupçon, Fusae et elle-même. Dame Tomiko commence à soupçonner Dame Kazue, mais estime qu’un tel assassinat serait une terrible maladresse qu’elle n’aurait pas commise. Fatiguée, elle se retire.
Dame Masako et Tsukushi font rassembler les serviteurs. La dernière personne à avoir vu Chosaburo vivant est Isamu, qui lui a fait porter une collation dans sa chambre en début d’après-midi. Personne ne se souvient que Chosaburo ait demandé du thé. Le maître du thé, par contre, en a préparé en début d’après-midi. Les deux femmes sont déçues et vont se coucher. Dame Masako dort mal.
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Re: [CR Tenga] Hiver meurtrier
Deuxième partie : le Nid de Vipères – Révélations
Au réveil, les trois enquêtrices sont convoquées par Dame Kazue. Dame Tomiko lui fait savoir avec beaucoup de tact qu’elle ne peut pas remplir sa mission si elle n’a pas sa confiance et si des éléments ont déjà été masqués sans qu’on lui en fasse part – elle pense notamment à la pierre à encre. Dame Kazue se défend d’avoir fait disparaître quoi que ce soit, mais finit par reconnaître qu’elle a peut-être fait très rapidement déplacer le corps. Certains indices matériels pouvant accuser le maître de thé, Dame Tomiko poursuit dans cette voie. Dame Kazue fait tout pour le mettre hors de cause et fait bien comprendre aux enquêtrices qu’il ne faut pas chercher dans cette direction. Les enquêtrices font un bilan complet des indices trouvés mais n’ont aucun suspect à proposer et Dame Kazue les invite à trouver le plus rapidement possible le « bon coupable ». Interrogée sur les conditions étranges de la découverte du corps, elle répond qu’elle faisait surveiller Chozaburo, et que les shuriken trouvés dans la chambre lui donnent raison.
Tsukushi quitte ces dames et part interroger le petit personnel de manière séparée sur les hôtes et les mouvements près du pavillon de thé. Il en ressort que les comédiens vivent retranchés dans leurs quartiers, mais surtout une information plus croustillante : le moine bouddhiste a beaucoup d’argent dans sa chambre et aime la bonne chère. Comme il fréquente Dame Masako, qui a pris le voile, le serviteur affirme qu’il lui soutire de l’argent par le biais de son novice, un trouble androgyne de quinze ans. Fusae a été vue près du pavillon de thé le soir. Enfin, l’une des servantes affirme que Fusae l’a envoyée chercher Dame Masako, mais elle dit ne pas l’avoir trouvée dans ses appartements.
Dame Tomiko, de son côté, met son plan à exécution et donne l’ordre de saisir des correspondances pour les comparer. Dame Masako lui fournit d’elle-même un écrit et lui demande de ne pas reconnaître son écriture. Elle demande à Dame Tomiko de lui faire confiance : elle n’a rien à voir avec l’assassinat et pense que cette lettre a été volée et placée là pour l’accuser. Dame Tomiko s’y engage solennellement. Un point de confiance est mutuellement investi.
Dame Tomiko commence tout de même à réfléchir à l’auteur de la lettre. Le ton de la lettre indique que l’homme est plutôt jeune, et d’un rang inférieur ou égal. Par élimination, elle pense qu’il s’agit d’Isamu et le place sur la liste de ses suspects, derrière Fusae.
Tsukushi fait part des informations qu’elle a obtenues à Dame Tomiko. Crlle-ci ordonne aussitôt l’arrestation de Fusae. Tsukushi ne comprend pas bien pourquoi, alors elle l’accompagne et l’interroge sur ce qu’elle a appris. Fusae nie formellement avoir été près du pavillon de thé au crépuscule. Tsukushi va demander conseil à Dame Haru. Cette dernière s’occupe en effet de l’intendance du château et a donc potentiellement des lumières sur ce changement de comportement. Tsukushi veut aussi savoir qui sont les soutiens de Fusae. Au terme de l’entretien, Dame Haru révèle qu’Isamu est le fils du seigneur Muneshige et l'ignore.
Dame Tomiko interroge Dame Masako au sujet des moines. « Une illumination à petits pas » répond-elle avec une ironie mordante. Dame Tomiko en déduit que la rumeur est infondée et fait part à Dame Masako de ce qu’elle avait entendu dire par Tsukushi. Dame Masako rit amèrement, mais ajoute qu’il ne serait malgré tout pas étonnant que ce moine se livre à ce type de chantage. Un nouveau point de confiance est investi.
Alors que Dame Tomiko se repose, Tsukushi demande à Dame Masako si on l’a cherchée hier soir et finit par lui révéler ce qu’elle sait des actions de Fusae. Dame Masako est bouleversée mais a encore un doute. Après tout, Isamu n’a peut-être rien à voir avec les plans de sa mère pour l’inculper. Dame Tomiko revient retrouver les deux femmes. Elles décident ensemble d’aller voir Dame Kazue pour lui désigner le moine comme coupable.
La neige tombe dru.
Alors qu’elles traversent le palais, les trois femmes entendent des cris et des bruits de combat. Il s’agit de Kageoka. Il a déjà tué deux gardes, hurle qu’il est l’assassin et qu’il va prendre le palais pour le compte des Iwaki. Sa sœur se précipite vers lui pour l’empêcher de commettre l’irréparable.
- Kageoka, c’est une folie !
- Viens ma sœur, prenons ce palais, ensemble. Aide moi, rallie ces hommes à notre cause !
- Tu sais bien que c’est impossible, il n’y a pour toi que la mort et le déshonneur à te comporter ainsi. Rends les armes. Pourquoi gâcher ton avenir, mon frère ?
Dame Masako se rapproche, tout contre son frère. Alors qu’elle lui parle, les gardes en profitent pour entrer dans sa garde et s’apprêtent à le saisir.
- C’est que je… j’aurais été prêt à combattre le clan de notre père. Je l’aurais fait pour Narishige. Je sais ce qu’est l’amitié. Mais son père a refusé. Il m’a rejeté. Tous ils m’ont rejeté alors que moi… je suis des leurs.
- Nous ne serons jamais des leurs mon frère, il ne faut pas vivre dans l’illusion.
- Alors je tracerai un long sillon de sang et je ferai flotter la bannière des Iwaki sur ce palais. Ecarte toi.
Résolu, Kageoka lève son sabre pour frapper le garde le plus proche, mais sa sœur lui attrape le bras et détourne le coup. Elle s’enfonce profondément la lame dans le corps et agonise dans la neige. Kageoka tombe à genoux et essaye de ranimer sa sœur. Il hurle, lui dit qu’il l’aime et qu’il l’emmènera hors du palais. Elle a encore la force de lui dire : « Ne pensez plus à moi mon frère, mais à vous… je vous rends un avenir ».
Au réveil, les trois enquêtrices sont convoquées par Dame Kazue. Dame Tomiko lui fait savoir avec beaucoup de tact qu’elle ne peut pas remplir sa mission si elle n’a pas sa confiance et si des éléments ont déjà été masqués sans qu’on lui en fasse part – elle pense notamment à la pierre à encre. Dame Kazue se défend d’avoir fait disparaître quoi que ce soit, mais finit par reconnaître qu’elle a peut-être fait très rapidement déplacer le corps. Certains indices matériels pouvant accuser le maître de thé, Dame Tomiko poursuit dans cette voie. Dame Kazue fait tout pour le mettre hors de cause et fait bien comprendre aux enquêtrices qu’il ne faut pas chercher dans cette direction. Les enquêtrices font un bilan complet des indices trouvés mais n’ont aucun suspect à proposer et Dame Kazue les invite à trouver le plus rapidement possible le « bon coupable ». Interrogée sur les conditions étranges de la découverte du corps, elle répond qu’elle faisait surveiller Chozaburo, et que les shuriken trouvés dans la chambre lui donnent raison.
Tsukushi quitte ces dames et part interroger le petit personnel de manière séparée sur les hôtes et les mouvements près du pavillon de thé. Il en ressort que les comédiens vivent retranchés dans leurs quartiers, mais surtout une information plus croustillante : le moine bouddhiste a beaucoup d’argent dans sa chambre et aime la bonne chère. Comme il fréquente Dame Masako, qui a pris le voile, le serviteur affirme qu’il lui soutire de l’argent par le biais de son novice, un trouble androgyne de quinze ans. Fusae a été vue près du pavillon de thé le soir. Enfin, l’une des servantes affirme que Fusae l’a envoyée chercher Dame Masako, mais elle dit ne pas l’avoir trouvée dans ses appartements.
Dame Tomiko, de son côté, met son plan à exécution et donne l’ordre de saisir des correspondances pour les comparer. Dame Masako lui fournit d’elle-même un écrit et lui demande de ne pas reconnaître son écriture. Elle demande à Dame Tomiko de lui faire confiance : elle n’a rien à voir avec l’assassinat et pense que cette lettre a été volée et placée là pour l’accuser. Dame Tomiko s’y engage solennellement. Un point de confiance est mutuellement investi.
Dame Tomiko commence tout de même à réfléchir à l’auteur de la lettre. Le ton de la lettre indique que l’homme est plutôt jeune, et d’un rang inférieur ou égal. Par élimination, elle pense qu’il s’agit d’Isamu et le place sur la liste de ses suspects, derrière Fusae.
Tsukushi fait part des informations qu’elle a obtenues à Dame Tomiko. Crlle-ci ordonne aussitôt l’arrestation de Fusae. Tsukushi ne comprend pas bien pourquoi, alors elle l’accompagne et l’interroge sur ce qu’elle a appris. Fusae nie formellement avoir été près du pavillon de thé au crépuscule. Tsukushi va demander conseil à Dame Haru. Cette dernière s’occupe en effet de l’intendance du château et a donc potentiellement des lumières sur ce changement de comportement. Tsukushi veut aussi savoir qui sont les soutiens de Fusae. Au terme de l’entretien, Dame Haru révèle qu’Isamu est le fils du seigneur Muneshige et l'ignore.
Dame Tomiko interroge Dame Masako au sujet des moines. « Une illumination à petits pas » répond-elle avec une ironie mordante. Dame Tomiko en déduit que la rumeur est infondée et fait part à Dame Masako de ce qu’elle avait entendu dire par Tsukushi. Dame Masako rit amèrement, mais ajoute qu’il ne serait malgré tout pas étonnant que ce moine se livre à ce type de chantage. Un nouveau point de confiance est investi.
Alors que Dame Tomiko se repose, Tsukushi demande à Dame Masako si on l’a cherchée hier soir et finit par lui révéler ce qu’elle sait des actions de Fusae. Dame Masako est bouleversée mais a encore un doute. Après tout, Isamu n’a peut-être rien à voir avec les plans de sa mère pour l’inculper. Dame Tomiko revient retrouver les deux femmes. Elles décident ensemble d’aller voir Dame Kazue pour lui désigner le moine comme coupable.
La neige tombe dru.
Alors qu’elles traversent le palais, les trois femmes entendent des cris et des bruits de combat. Il s’agit de Kageoka. Il a déjà tué deux gardes, hurle qu’il est l’assassin et qu’il va prendre le palais pour le compte des Iwaki. Sa sœur se précipite vers lui pour l’empêcher de commettre l’irréparable.
- Kageoka, c’est une folie !
- Viens ma sœur, prenons ce palais, ensemble. Aide moi, rallie ces hommes à notre cause !
- Tu sais bien que c’est impossible, il n’y a pour toi que la mort et le déshonneur à te comporter ainsi. Rends les armes. Pourquoi gâcher ton avenir, mon frère ?
Dame Masako se rapproche, tout contre son frère. Alors qu’elle lui parle, les gardes en profitent pour entrer dans sa garde et s’apprêtent à le saisir.
- C’est que je… j’aurais été prêt à combattre le clan de notre père. Je l’aurais fait pour Narishige. Je sais ce qu’est l’amitié. Mais son père a refusé. Il m’a rejeté. Tous ils m’ont rejeté alors que moi… je suis des leurs.
- Nous ne serons jamais des leurs mon frère, il ne faut pas vivre dans l’illusion.
- Alors je tracerai un long sillon de sang et je ferai flotter la bannière des Iwaki sur ce palais. Ecarte toi.
Résolu, Kageoka lève son sabre pour frapper le garde le plus proche, mais sa sœur lui attrape le bras et détourne le coup. Elle s’enfonce profondément la lame dans le corps et agonise dans la neige. Kageoka tombe à genoux et essaye de ranimer sa sœur. Il hurle, lui dit qu’il l’aime et qu’il l’emmènera hors du palais. Elle a encore la force de lui dire : « Ne pensez plus à moi mon frère, mais à vous… je vous rends un avenir ».
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Re: [CR Tenga] Hiver meurtrier
Troisième partie : Extinction – convulsions politiques et dénouement tragique
Dame Kazue fait mander Dame Tomiko et Tsukushi pour qu’elles témoignent des circonstances de la mort de Dame Masako. Elles en font un récit légèrement édulcoré et Dame Tomiko passe totalement sous silence ce qu’elle sait du désespoir et des amours déçues de la défunte. Elle suggère que Dame Masako s’est suicidée pour augmenter la valeur d’otage de son frère et être sûre de le sauver. Cette version des faits convient à Dame Kazue, qui reconnaît ne pouvoir prendre aucune sanction contre Kageoka dans la mesure où il est désormais leur seule monnaie d’échange en cas de défaite.
Un messager interrompt l’entretien et Dame Kazue revient la mine sombre. La défaite est désormais réalité. Il ne reste que quelques heures avant l’arrivée des survivants et du suzerain. Dame Tomiko propose le moine que le moine soit impliqué dans une tentative de chantage ratée contre Chozaburo. Il aurait écrit une fausse lettre et les deux hommes en seraient venus aux mains. Dame Kazue ajoute qu’il est plus sage de ne pas mentionner le poison et demande aux deux enquêtrices d’améliorer leur histoire en vue de l’interrogatoire du moine.
Après une heure de réflexion, elles proposent finalement d’impliquer également le novice : c’est par son intermédiaire que le moine aurait essayé de compromettre Chozaburo. Dame Kazue fait procéder à l’interrogatoire du moine. Ses aveux sont obtenus après une longue séance de « travail ». La longueur de la séance est favorable au clan : des témoins proches du suzerain peuvent y assister et leur donner une caution sans voir le travail de manipulation préalable. Le novice, qui a assisté à la torture, craque et avoue tout ce qu’on lui a suggéré.
Les nouvelles ne sont pas bonnes pour autant. Muneshige est mourant, l’héritier est mort, tout comme Munemaru, le frère du seigneur. Muneshige. Son fils Hiromaru n’est pas du tout prêt à assumer la responsabilité de prendre la direction du clan dans ces conditions, d’autant plus que le suzerain est pressant.
Les enquêtrices sont mandées pour rendre compte de leurs conclusions et trouvent Dame Kazue et Ihora Suetaka dans une discussion animée, voire violente. Suetaka se radoucit en voyant arriver Dame Tomiko, et tout particulièrement son ventre arrondi. Les enquêtrices racontent leur histoire. Ihora Suetaka est relativement satisfait, mais ne trouve pas que la lettre était très compromettante. Pensant bien faire, Tsukushi révèle qu’une autre lettre a été brûlée dans l’âtre, il s’agissait peut-être de cette lettre : une lettre de femme a été laissée pour cacher la lettre de Chozaburo au disciple. Dame Tomiko ajoute qu’il y avait des traces d’encre. Le doute d’Ihora Suetaka grandit. Il remercie les enquêtrices, regarde longuement Dame Kazue et lui dit qu’il doit « réfléchir avant de prendre sa décision ».
Dame Tomiko demande à se retirer. Elle fait ses adieux à Muneshige et pleure contre lui sans retenue. Tsukushi prend le relais, demande pardon d’avoir failli. Il n’y a plus qu’un héritier. Muneshige demande à Tsukushi d’assister Hiromaru, qui est son fils et pas celui de son frère. Il corrige : il reste un descendant à naître, l’enfant de Tomiko. Tsukushi est surprise et demande à Muneshige s’il sait qui est le père. Muneshige ne peut pas concevoir que Dame Tomiko l’ait trompé et assure que c’est lui. Dame Haru, livide, vient à son tour faire ses adieux à celui qui fut son ami de cœur et amant.
Le soir, Dame Tomiko est discrètement conduite auprès d’Ihora Suetaka. Il l’assure de son amour, regarde longuement son ventre. « Oui, il est de vous ». Il l’étreint, essaye de l’embrasser. Elle le repousse, elle est en deuil. Malgré son amour, elle ne peut se résoudre à un tel geste. Il comprend. Il comprend aussi sa loyauté envers le clan Daikoji, mais il faut un jour savoir choisir entre la raison et l’amour, le devoir et l’avenir des enfants. S’il la connaît assez, il sait quel est son choix. Il regrette qu’elle lui cache des choses. Elle s’en défend. Tout le monde a des secrets. Chozaburo avait des secrets. Non, il ne le cachera pas. Il n’insultera pas son intelligence en prétendant le contraire, mais qu’elle n’insulte pas son intelligence non plus. Il veut savoir tout ce qui s’est passé. Elle raconte tout, tout, sauf ce qui concerne Masako dont elle préserve la mémoire. Mais surtout, elle révèle le thé, le poison.
Muneshige s’éteint alors que commence une vigoureuse contre-enquête. Elle en vient rapidement à s’intéresser au maître de thé. Il était en affaire avec le clan Daikoji pour leur livrer des mousquets. C’est interdit. Il s’agit d’un acte de rébellion caractérisé. Ihora Suetaka fait condamner le clan pour félonie. Les nobles sont décapités, les serviteurs pendus, femmes et enfants compris. Ne reste du clan que Tsukushi. Dame Tomiko a demandé qu’elle soit graciée et a fait valoir ses talents d’accoucheuse.
Ihora Suetaka répudie son épouse et installe Dame Tomiko et sa fille dans son palais. Un mois plus tard, le mariage est célébré. Dame Tomiko donne un fils à son seigneur. La vie est joies, plaisirs. Maîtres calligraphes et peintres de renom sont sans cesse invités à la cour pour complaire à la nouvelle épouse qui s’épanouit dans cette nouvelle vie.
Tsukushi souffre en silence. Dame Tomiko s’en aperçoit. Alors, quand elle devient de plus en plus prévenante à mesure qu’approche la date anniversaire de la mort de Muneshige, elle se méfie de plus en plus de celle qui a accouché son enfant [le point de confiance est désinvesti]. Elle la surveille sans cesse, avertit son seigneur. Tsukushi prépare un thé empoisonné pour Muneshige mais c’est Dame Tomiko, prête à tout pour éviter la mort de l’homme qu’elle aime, qui le boit [techniquement, elle réalise son risque]. Dame Tomiko meurt dans d’atroces convulsions.
C’est l’aube, il neige.
Tsukushi est crucifiée.
Dame Kazue fait mander Dame Tomiko et Tsukushi pour qu’elles témoignent des circonstances de la mort de Dame Masako. Elles en font un récit légèrement édulcoré et Dame Tomiko passe totalement sous silence ce qu’elle sait du désespoir et des amours déçues de la défunte. Elle suggère que Dame Masako s’est suicidée pour augmenter la valeur d’otage de son frère et être sûre de le sauver. Cette version des faits convient à Dame Kazue, qui reconnaît ne pouvoir prendre aucune sanction contre Kageoka dans la mesure où il est désormais leur seule monnaie d’échange en cas de défaite.
Un messager interrompt l’entretien et Dame Kazue revient la mine sombre. La défaite est désormais réalité. Il ne reste que quelques heures avant l’arrivée des survivants et du suzerain. Dame Tomiko propose le moine que le moine soit impliqué dans une tentative de chantage ratée contre Chozaburo. Il aurait écrit une fausse lettre et les deux hommes en seraient venus aux mains. Dame Kazue ajoute qu’il est plus sage de ne pas mentionner le poison et demande aux deux enquêtrices d’améliorer leur histoire en vue de l’interrogatoire du moine.
Après une heure de réflexion, elles proposent finalement d’impliquer également le novice : c’est par son intermédiaire que le moine aurait essayé de compromettre Chozaburo. Dame Kazue fait procéder à l’interrogatoire du moine. Ses aveux sont obtenus après une longue séance de « travail ». La longueur de la séance est favorable au clan : des témoins proches du suzerain peuvent y assister et leur donner une caution sans voir le travail de manipulation préalable. Le novice, qui a assisté à la torture, craque et avoue tout ce qu’on lui a suggéré.
Les nouvelles ne sont pas bonnes pour autant. Muneshige est mourant, l’héritier est mort, tout comme Munemaru, le frère du seigneur. Muneshige. Son fils Hiromaru n’est pas du tout prêt à assumer la responsabilité de prendre la direction du clan dans ces conditions, d’autant plus que le suzerain est pressant.
Les enquêtrices sont mandées pour rendre compte de leurs conclusions et trouvent Dame Kazue et Ihora Suetaka dans une discussion animée, voire violente. Suetaka se radoucit en voyant arriver Dame Tomiko, et tout particulièrement son ventre arrondi. Les enquêtrices racontent leur histoire. Ihora Suetaka est relativement satisfait, mais ne trouve pas que la lettre était très compromettante. Pensant bien faire, Tsukushi révèle qu’une autre lettre a été brûlée dans l’âtre, il s’agissait peut-être de cette lettre : une lettre de femme a été laissée pour cacher la lettre de Chozaburo au disciple. Dame Tomiko ajoute qu’il y avait des traces d’encre. Le doute d’Ihora Suetaka grandit. Il remercie les enquêtrices, regarde longuement Dame Kazue et lui dit qu’il doit « réfléchir avant de prendre sa décision ».
Dame Tomiko demande à se retirer. Elle fait ses adieux à Muneshige et pleure contre lui sans retenue. Tsukushi prend le relais, demande pardon d’avoir failli. Il n’y a plus qu’un héritier. Muneshige demande à Tsukushi d’assister Hiromaru, qui est son fils et pas celui de son frère. Il corrige : il reste un descendant à naître, l’enfant de Tomiko. Tsukushi est surprise et demande à Muneshige s’il sait qui est le père. Muneshige ne peut pas concevoir que Dame Tomiko l’ait trompé et assure que c’est lui. Dame Haru, livide, vient à son tour faire ses adieux à celui qui fut son ami de cœur et amant.
Le soir, Dame Tomiko est discrètement conduite auprès d’Ihora Suetaka. Il l’assure de son amour, regarde longuement son ventre. « Oui, il est de vous ». Il l’étreint, essaye de l’embrasser. Elle le repousse, elle est en deuil. Malgré son amour, elle ne peut se résoudre à un tel geste. Il comprend. Il comprend aussi sa loyauté envers le clan Daikoji, mais il faut un jour savoir choisir entre la raison et l’amour, le devoir et l’avenir des enfants. S’il la connaît assez, il sait quel est son choix. Il regrette qu’elle lui cache des choses. Elle s’en défend. Tout le monde a des secrets. Chozaburo avait des secrets. Non, il ne le cachera pas. Il n’insultera pas son intelligence en prétendant le contraire, mais qu’elle n’insulte pas son intelligence non plus. Il veut savoir tout ce qui s’est passé. Elle raconte tout, tout, sauf ce qui concerne Masako dont elle préserve la mémoire. Mais surtout, elle révèle le thé, le poison.
Muneshige s’éteint alors que commence une vigoureuse contre-enquête. Elle en vient rapidement à s’intéresser au maître de thé. Il était en affaire avec le clan Daikoji pour leur livrer des mousquets. C’est interdit. Il s’agit d’un acte de rébellion caractérisé. Ihora Suetaka fait condamner le clan pour félonie. Les nobles sont décapités, les serviteurs pendus, femmes et enfants compris. Ne reste du clan que Tsukushi. Dame Tomiko a demandé qu’elle soit graciée et a fait valoir ses talents d’accoucheuse.
Ihora Suetaka répudie son épouse et installe Dame Tomiko et sa fille dans son palais. Un mois plus tard, le mariage est célébré. Dame Tomiko donne un fils à son seigneur. La vie est joies, plaisirs. Maîtres calligraphes et peintres de renom sont sans cesse invités à la cour pour complaire à la nouvelle épouse qui s’épanouit dans cette nouvelle vie.
Tsukushi souffre en silence. Dame Tomiko s’en aperçoit. Alors, quand elle devient de plus en plus prévenante à mesure qu’approche la date anniversaire de la mort de Muneshige, elle se méfie de plus en plus de celle qui a accouché son enfant [le point de confiance est désinvesti]. Elle la surveille sans cesse, avertit son seigneur. Tsukushi prépare un thé empoisonné pour Muneshige mais c’est Dame Tomiko, prête à tout pour éviter la mort de l’homme qu’elle aime, qui le boit [techniquement, elle réalise son risque]. Dame Tomiko meurt dans d’atroces convulsions.
C’est l’aube, il neige.
Tsukushi est crucifiée.
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
C'est bien sympa tout ça 
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
Je suis content que ça te fasse plaisir et j'en profite pour te renouveler mes félicitations pour ton travail. Après tout, je te dois ma première tragédie.
Cette partie suscite chez moi quelques réflexions :
- Sur les atouts de Tenga qui m'ont permis de mettre au mieux en scène cette partie :
C'est mineur, mais je pense que les règles Effort - Risque aurait mérité une petite clarification, surtout que c'est une des mécaniques principales du jeu : j'ai eu vraiment à réfléchir sur la manière de les mettre en place (surtout dans un cas qui impliquait deux PJs et un PNJs). J'imagine que la mécanique a été testée et restée : tu devais avoir une grosse banque d'exemples qui aurait permis, par ses variations, de clarifier (même si je conçois que l'édition pose des problèmes de place) -> la compétence sur laquelle est réalisé le jet de Risque est-elle la même que celle qui permet de faire l'action ? (ma réponse actuelle est oui, par simplicité, mais le niveau de difficulté du jet est difficile à évaluer) Un jet d'Effort peut-il succéder à un Risque ? Le précéder ? Bonus d'effort et de risque sont-ils cumulables ? (ma réponse actuelle est qu'on peut faire un Effort si on a le temps de se préparer et, en cas d'échec, prendre un risque, mais pas combiner).
Je serais vraiment curieux de savoir comment tu le gères, et comment d'autres meneurs de Tenga le gère.
- Sur les spécificités du scénario et les questions qu'il pose sur la pratique du jdr
)
Si j'ai bien compris, et c'est l'une des raisons qui m'a poussé à le choisir, le scénario a été conçu pour des conventions, donc pour une séance. J'ai effectivement réussi, en environ 8h de jeu et en imposant un rythme rapide et une concentration de tous les instants (tout le monde est sorti lessivé), à le faire tenir en une séance (avec deux PJs déjà créés la veille). Je me demande comment on peut le faire tenir en une séance de convention en lui donnant toute son ampleur tragique. Là aussi, je serais intéressé par un autre retour, celui de Brand bien sûr qui j'imagine l'a fait jouer plusieurs fois, mais quiconque l'a fait jouer est invité à s'exprimer.
Cette partie suscite chez moi quelques réflexions :
- Sur les atouts de Tenga qui m'ont permis de mettre au mieux en scène cette partie :
- La révolte, l'ambition, le karma et le destin sont de puissants outils de maîtrise. Ils permettent de poser le contrat ludique (en témoigne le consentement du joueur de Masako), d'impliquer très vite, et jusqu'au cou, les PJs dans la partie (en témoigne le choix de Tomiko), et fournissent des lignes directrices au meneur (en témoigne tout particulièrement la troisième partie). C'est, définitivement, une excellente trouvaille, à tel point que Tenga doit pouvoir être un jeu sans préparation.
- Le risque est un facteur de rebondissements, de complications et donc un outil narratif partagé, mais, je m'en aperçois avec cette partie, c'est aussi un facteur de consentement : le joueur de Tomiko, en prenant son risque, accepte de voir son personnage mourir. Quand il s'est réalisé, il n'a pas eu de réaction de rejet : il avait déjà envisagé la mort de son personnage.
- L'émulation du jidai-geki, en combinant risque et révolte... -> destin, fonctionne à merveille (là aussi, force du consentement). Il a tout de même été possible de pousser les joueurs très loin dans cette voie - jusqu'au suicide et au meurtre entre PJs - sans résistance aucune, bien au contraire.
C'est mineur, mais je pense que les règles Effort - Risque aurait mérité une petite clarification, surtout que c'est une des mécaniques principales du jeu : j'ai eu vraiment à réfléchir sur la manière de les mettre en place (surtout dans un cas qui impliquait deux PJs et un PNJs). J'imagine que la mécanique a été testée et restée : tu devais avoir une grosse banque d'exemples qui aurait permis, par ses variations, de clarifier (même si je conçois que l'édition pose des problèmes de place) -> la compétence sur laquelle est réalisé le jet de Risque est-elle la même que celle qui permet de faire l'action ? (ma réponse actuelle est oui, par simplicité, mais le niveau de difficulté du jet est difficile à évaluer) Un jet d'Effort peut-il succéder à un Risque ? Le précéder ? Bonus d'effort et de risque sont-ils cumulables ? (ma réponse actuelle est qu'on peut faire un Effort si on a le temps de se préparer et, en cas d'échec, prendre un risque, mais pas combiner).
Je serais vraiment curieux de savoir comment tu le gères, et comment d'autres meneurs de Tenga le gère.
- Sur les spécificités du scénario et les questions qu'il pose sur la pratique du jdr
- Ne jouer que des femmes, voilà qui n'est pas commun. Je dois ici préciser que tous les joueurs étaient des hommes, jouant plus ou moins régulièrement des personnages féminins (relativement fréquemment pour celui de Tomiko, première fois pour celui de Masako). C'était vraiment une excellente idée et un bon moyen de passer de la théorie à la pratique, à la fois dans Dissident.2, mais aussi pour moi, qui m'interroge assez régulièrement tout haut sur cette question (cf. une discussion sur la Cour Obéron sur les personnages féminins : mon CR était initialement conçu comme une sorte de réponse). Le scénario permet de lever certains préjugés insupportables comme "les hommes ne savent pas jouer des femmes", "les rôles de femme sont contraignants et statiques" ou "les rôles de femme se limitent à une situation de subordination". Un scénario vaut mieux que mes longs discours (je suis assez radical sur la question) et on range toutes ces conneries au placard.

- La dimension tragique est présente dès le début et s'amplifie, la structure y pousse. Sacrée expérience, éprouvante, mais belle.
De là, on est fondé à se demander si le tragique ne fait pas les plus belles histoires : pourquoi aller sauver le monde ou vivre des aventures héroïques quand on peut s'offrir l'intensité d'une tragédie ? - Le groupe de PNJs a des dynamiques tragiques bien identifiables qui rendent très facilement jouables les 2e et 3e partie, sans vraiment de préparation. Il peut donc y avoir une mécanique infernale sans dirigisme.
- Donner Masako était vraiment une bonne idée. J'avais un peu peur, mais cela a créé très vite une grosse tension autour de la table, un délicieux malaise et a profondément modifié l'enquête. Et la scène du suicide a vraiment été spectaculaire, d'autant plus que j'avais vraiment un katana en main en interprétant Kageoka et que le joueur m'a vraiment retourné le bras
. Bref, Masako PJ, si c'était à refaire, je le referai ! Et j'invite à le faire. - Tomiko enceinte du suzerain dont l'épouse est stérile, c'était vraiment tenter le diable et condamner le clan, renforçant le potentiel tragique (on en revient à l'utilité des notions de karma et d'ambition).
- Je simplifierais la première partie : on y a encore passé trop de temps ; il faudrait je pense retirer quelques indices pour passer plus rapidement de l'élucidation à la recherche d'une solution politique, qui apporte davantage à l'histoire. Cela me permettrait aussi de ne pas avoir à mener cette première partie tambour battant.
- Je retravaillerais un peu les allées et venues dans le pavillon de thé et les limiterais car il y en a vraiment beaucoup (Dame Kazue, le Maître de thé, Masako, Isamu, Fusae, Chosaburo). Je ne m'en suis pas aperçu à la lecture, mais à le jouer, cela surprend un peu, d'autant que c'est censé être un endroit tranquille pour Chosaburo (qui boit un thé qu'il n'a pas préparé, ce qui est un peu bizarre).
- Je pense que je proposerais aussi Noriko. La dynamique Masako-Noriko est sûrement très intéressante à jouer.
Si j'ai bien compris, et c'est l'une des raisons qui m'a poussé à le choisir, le scénario a été conçu pour des conventions, donc pour une séance. J'ai effectivement réussi, en environ 8h de jeu et en imposant un rythme rapide et une concentration de tous les instants (tout le monde est sorti lessivé), à le faire tenir en une séance (avec deux PJs déjà créés la veille). Je me demande comment on peut le faire tenir en une séance de convention en lui donnant toute son ampleur tragique. Là aussi, je serais intéressé par un autre retour, celui de Brand bien sûr qui j'imagine l'a fait jouer plusieurs fois, mais quiconque l'a fait jouer est invité à s'exprimer.
Dernière modification par Macbesse le ven. juil. 26, 2013 7:37 pm, modifié 1 fois.
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
C'est exactement ça. Ce qui compte, ce n'est pas tellement le risque pris que le fait qu'il y en ait et que tout le monde s'accorde sur sa nature.c'est aussi un facteur de consentement
Pour que cela fonctionne il faut juste, je crois, qu'il y a un abandonnement et une part non maîtrisée (le test demandé par le meneur).
Pas forcément, la porte est volontairement laissée ouverte, mais tu n'es pas le premier à souhaiter des choses plus claires à ce niveau. Du coup je ne sais pas trop quoi en penser. Je suis attaché au fait que cela reste ouvert (justement par rapport à l'approbation dont tu parles, mais aussi pour pouvoir gérer des situations assez différentes), mais si c'est au prix de la compréhension, ce n'est pas une bonne chose.la compétence sur laquelle est réalisé le jet de Risque est-elle la même que celle qui permet de faire l'action ? (ma réponse actuelle est oui, par simplicité, mais le niveau de difficulté du jet est difficile à évaluer
On peut tout combiner, mais je n'autorise pas plus d'un effort à la fois sur une même action (je ne sais plus si c'est dit ou pas dans les règles).Un jet d'Effort peut-il succéder à un Risque ? Le précéder ? Bonus d'effort et de risque sont-ils cumulables ? (ma réponse actuelle est qu'on peut faire un Effort si on a le temps de se préparer et, en cas d'échec, prendre un risque, mais pas combiner).
Perso, c'est dans ce sens là que me poussent mes goûts (cinématographiques notamment), mais il est malheureusement facile de tomber dans le misérabilisme ou le pathétique (dans le mauvais sens du terme) et de faire de la merde. Ça m'est arrivé plus qu'à mon tour. Par contre, quand ça marche, ou quand tu vois tes joueurs avoir l'oeil humide et essayer de le cacher, c'est souvent signe d'une très bonne soirée pour tout le monde.On est fondé à se demander si le tragique ne fait pas les plus belles histoires
Je t'encourage à te rapprocher de Graou sur le forum JD qui m'avait montré un "trou" dans l'intrigue où je m'étais loupé sur ce scénario et qui avait proposé une solution pour le régler. Je ne me souviens pas assez du problème qu'il avait trouvé pour t'en donner les détails (ça fait quelques temps que ce scénario est sorti maintenant), mais je suis persuadé que lui oui.Si je devais le refaire jouer
Je pense l'avoir fait jouer, mais je ne m'en souviens pas.Je reviens sur la question de la durée.
Si c'était le cas, c'était en une seule séance.
Maintenant, sur ce genre de choses, cela dépend tellement de si la mayonnaise prend et de ton tour de main de meneur que cela peut varier grandement.
En général, le côté huis clos + mélo + si tu prends le temps de détailler pour aller dans le ressenti et le tragique, ça peut facilement durer si tout le monde est à fond.
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
Quelle célérité !
Le passage sur la combinaison des deux était un peu ambigu, je pense citer presque exactement tant je me suis longtemps interrogé dessus "s'il est clair qu'un effort ne suffira, le joueur peut prendre un risque". Alternative ou accumulation ? Les deux options ont été très débattues dans le groupe.
De même, le fait que le risque donne un bonus quelque soit le résultat et que ce résultat ne concerne que la réalisation du risque est implicite. Les débats ont été moins longs, mais ont eu lieu.
L'ambiguïté pourrait être levée sans dénaturer les règles, sans les changer, même.
Lors de la réédition, peut-être ?
Oh, tant que je suis dans une logique de feedback, j'ai relevé un dernier point obscur : il y a à la fois des ressources de groupe sous responsabilité des PJs, qui obéissent à une règle donnée, et les ressources propres au PJ, qui obéissent à la règle des compétences et sont donc mesurées sur une autre échelle, graduelle au lieu de binaire. Tant qu'il n'y a pas de conflit entre un utilisateur d'une ressource de groupe et un utilisateur d'une ressource personnelle, tout va bien, mais en cas de conflit, comme on est sur deux échelles différentes, l'une graduelle et l'autre binaire, il devient difficile de penser le rapport de force.
Tu t'es déjà retrouvé confronté à ce problème en jeu, eu des retours similaires au mien sur ce point (je n'en vois pas sur JD), ou je tire des plans sur la comète ?
Mais comme tu le soulignes, il faut que le meneur s'expose au risque du ridicule (on en revient à cette notion) pour réussir à émouvoir. C'est se découvrir, c'est épuisant, c'est fabuleux.
Je dirais que ce n'est pas tant le fait que la porte soit laissée ouverte qui pose un problème de compréhension, mais le fait qu'il n'est pas explicitement mentionné que le meneur peut choisir l'un ou l'autre en fonction de la situation et de l'action du personnage. C'est l'affaire d'une ligne et d'un exemple, je dirais.Brand a écrit :Pas forcément, la porte est volontairement laissée ouverte, mais tu n'es pas le premier à souhaiter des choses plus claires à ce niveau. Du coup je ne sais pas trop quoi en penser. Je suis attaché au fait que cela reste ouvert (justement par rapport à l'approbation dont tu parles, mais aussi pour pouvoir gérer des situations assez différentes), mais si c'est au prix de la compréhension, ce n'est pas une bonne chose.
Un seul effort à la fois, il me semble que c'est également implicite (je n'ai hélas pas le livre sous la main). Pour le coup, ça m'a semblé évident, mais ça aurait pu être écrit.On peut tout combiner, mais je n'autorise pas plus d'un effort à la fois sur une même action (je ne sais plus si c'est dit ou pas dans les règles).
Le passage sur la combinaison des deux était un peu ambigu, je pense citer presque exactement tant je me suis longtemps interrogé dessus "s'il est clair qu'un effort ne suffira, le joueur peut prendre un risque". Alternative ou accumulation ? Les deux options ont été très débattues dans le groupe.
De même, le fait que le risque donne un bonus quelque soit le résultat et que ce résultat ne concerne que la réalisation du risque est implicite. Les débats ont été moins longs, mais ont eu lieu.
L'ambiguïté pourrait être levée sans dénaturer les règles, sans les changer, même.
Lors de la réédition, peut-être ?
Oh, tant que je suis dans une logique de feedback, j'ai relevé un dernier point obscur : il y a à la fois des ressources de groupe sous responsabilité des PJs, qui obéissent à une règle donnée, et les ressources propres au PJ, qui obéissent à la règle des compétences et sont donc mesurées sur une autre échelle, graduelle au lieu de binaire. Tant qu'il n'y a pas de conflit entre un utilisateur d'une ressource de groupe et un utilisateur d'une ressource personnelle, tout va bien, mais en cas de conflit, comme on est sur deux échelles différentes, l'une graduelle et l'autre binaire, il devient difficile de penser le rapport de force.
Tu t'es déjà retrouvé confronté à ce problème en jeu, eu des retours similaires au mien sur ce point (je n'en vois pas sur JD), ou je tire des plans sur la comète ?
De même, combien de meneurs de Cthulhu ont essuyé le ridicule !Perso, c'est dans ce sens là que me poussent mes goûts (cinématographiques notamment), mais il est malheureusement facile de tomber dans le misérabilisme ou le pathétique (dans le mauvais sens du terme) et de faire de la merde. Ça m'est arrivé plus qu'à mon tour. Par contre, quand ça marche, ou quand tu vois tes joueurs avoir l'oeil humide et essayer de le cacher, c'est souvent signe d'une très bonne soirée pour tout le monde.
Mais comme tu le soulignes, il faut que le meneur s'expose au risque du ridicule (on en revient à cette notion) pour réussir à émouvoir. C'est se découvrir, c'est épuisant, c'est fabuleux.
Et le petit coquin n'avait pas posté de retour public (j'ai cherché sur le forum) ! Je m'en vais vertement le tancer (je connais un peu Graou, son métier est un de mes violons d'Ingres).Je t'encourage à te rapprocher de Graou sur le forum JD qui m'avait montré un "trou" dans l'intrigue où je m'étais loupé sur ce scénario et qui avait proposé une solution pour le régler. Je ne me souviens pas assez du problème qu'il avait trouvé pour t'en donner les détails (ça fait quelques temps que ce scénario est sorti maintenant), mais je suis persuadé que lui oui.
Là, je dirais qu'on peut en tirer 2 ou 3 séances sans problèmes et sans diluer l'action, si la 2e et la 3e partie s'allongent et il y a de quoi avec tous les squelettes dans le placard. En revanche, moins de 8h, ça me semble impossible, ou alors ce sera au prix fort.En général, le côté huis clos + mélo + si tu prends le temps de détailler pour aller dans le ressenti et le tragique, ça peut facilement durer si tout le monde est à fond.
- Brand
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
Je ne pense pas, ou alors je n'ai pas bien compris.Je dirais que ce n'est pas tant le fait que la porte soit laissée ouverte qui pose un problème de compréhension, mais le fait qu'il n'est pas explicitement mentionné que le meneur peut choisir l'un ou l'autre en fonction de la situation et de l'action du personnage. C'est l'affaire d'une ligne et d'un exemple, je dirais.
Mais bon, si tu sais comment gérer de ton côté, peu importe.
Si tu as toujours un doute sur comment procéder, fais moi signe et j'essaierai d'expliquer ce qui doit l'être
En fait, je suis aller voir, c'est dit qu'on peut faire un jet d'effort, et que les valeurs permettent de refaire.mais ça aurait pu être écrit.
Amha, à moins d'aller chercher la petite bête c'est clair que cela ne se cumule pas à priori.
Mais bon, si on veut l'autoriser, ça peut se gérer aussi cela dit (la preuve, j'ai tendance à l'oublier).
Disons juste que je n'y ai pas été confronté et que c'est un truc que j'ai enlevé dans la version finale, justement parce que cela ne servait pas et devenait un carcan de vouloir le gérer.je tire des plans sur la comète ?
Je n'ai pas eu de cas où ce qui se passait autour de la table de jeu (l'histoire, en gros), ne rendait pas les réponses évidentes. Et cela s'est très rarement produit d'avoir à se poser la question.
Maintenant, cela ne veut pas dire que tu n'y seras pas confronté.
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06/05/2026 : C'est quoi ce Volume 2 ?
22/01/2025 : Inclusivité et JdR
16/07/2024 : Vous voulez jouer à Monsterhearts cet été ?
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
Merci beaucoup mais c'est parfaitement limpide maintenant.Brand a écrit :Je ne pense pas, ou alors je n'ai pas bien compris.
Mais bon, si tu sais comment gérer de ton côté, peu importe.
Si tu as toujours un doute sur comment procéder, fais moi signe et j'essaierai d'expliquer ce qui doit l'être
En fait, c'est justement parce que c'est devenu parfaitement limpide après une courte réponse de ta part que j'affirme qu'une toute petite modification rendrait les règles limpides et que je me suis permis d'insister.
Ca n'empêchera pas certains des MJs et joueurs qui t'ont fait part d'une volonté d'avoir un système plus cloisonné de conserver cette volonté, par contre, ça, c'est évident. Pour ma part, si tu me dis que les deux marchent, je prends.
En fait, je suis aller voir, c'est dit qu'on peut faire un jet d'effort, et que les valeurs permettent de refaire.mais ça aurait pu être écrit.
Amha, à moins d'aller chercher la petite bête c'est clair que cela ne se cumule pas à priori.[/quote]
Oui, effectivement, cette précision faite, c'est un implicite on ne peut plus clair.
Disons juste que je n'y ai pas été confronté et que c'est un truc que j'ai enlevé dans la version finale, justement parce que cela ne servait pas et devenait un carcan de vouloir le gérer.[/quote]je tire des plans sur la comète ?
Là, par contre, je dois avouer que je ne comprends pas dans la mesure où j'ai eu la version commercialisée. Tu l'as retirée lors de la réimpression ?
Comme c'était flou, personne ne l'a pris, ni dans les one shot, ni dans les campagnes : ça ne risque donc pas de m'arriver mais je trouvais dommage d'avoir une mécanique et de ne pas l'utiliser, mais si comme tu l'écris "cela ne servait pas et devenait un carcan" je vais moi aussi en rester aux ressources de groupe et abandonner les autres. Cependant, je tiens à signaler que cette règle m'aura permis de réfléchir à la notion de ressource de groupe et de ressource personnelle et aux tensions qui peuvent exister tant entre les deux que pour leur accaparement. Et l'air de rien, avoir matière à réflexion, c'est précieux.Je n'ai pas eu de cas où ce qui se passait autour de la table de jeu (l'histoire, en gros), ne rendait pas les réponses évidentes. Et cela s'est très rarement produit d'avoir à se poser la question.
Maintenant, cela ne veut pas dire que tu n'y seras pas confronté.
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
A la demande de son joueur, je fais une correction sur les dernières paroles de Masako.
C'est important : elle avait dans l'idée de sauver son frère en augmentant sa valeur d'otage par sa mort.
C'est important : elle avait dans l'idée de sauver son frère en augmentant sa valeur d'otage par sa mort.
-
Matthieu
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
Très intéressant ce CR (et la discussion qui s'en suit). Je cherchais un scénario pour faire un OS et j'étais déjà tombé sur celui-ci. J'étais plutôt sceptique pour le faire jouer en scénar d'approche de ce jeu (pour le MJ comme les PJs), mais ce retour est entrain de me convaincre de l'utiliser.
Merci.
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- Macbesse
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
Fais le fais le fais le !
Yiang Lian Ke, Servir le peuple (ma plaisanterie est incompréhensible sans l'avoir lu).
Si c'est pour un one shot d'une séance, je réitère mon conseil sur la première partie : moins d'indices et Dame Kazue indique clairement tout de suite qu'elle veut un coupable qui sera présentable au suzerain. Si possible, tu allèges les allées et venues dans la maison de thé (Chosaburo par exemple peut ne pas y être allé, mais il faut trouver une raison pour qu'il se retrouve empoisonné). Le désavantage est que tes enquêtrices risquent de moins fouiller dans la vie privée des autres en 2e partie.
Yiang Lian Ke, Servir le peuple (ma plaisanterie est incompréhensible sans l'avoir lu).
Si c'est pour un one shot d'une séance, je réitère mon conseil sur la première partie : moins d'indices et Dame Kazue indique clairement tout de suite qu'elle veut un coupable qui sera présentable au suzerain. Si possible, tu allèges les allées et venues dans la maison de thé (Chosaburo par exemple peut ne pas y être allé, mais il faut trouver une raison pour qu'il se retrouve empoisonné). Le désavantage est que tes enquêtrices risquent de moins fouiller dans la vie privée des autres en 2e partie.
- Brand
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Re: [CR] Tenga: Hiver meurtrier (Dissident 2)
Connaissant très bien certains de tes joueurs, je t'encourage à voir avec eux si le fait de jouer une femme ne va pas les déranger.Matthieu a écrit : J'étais plutôt sceptique pour le faire jouer en scénar d'approche de ce jeu (pour le MJ comme les PJs)
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