[Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

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cdang
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Message par cdang »

Rémi Brancato, « Des maladies très différentes comme la schizophrénie, les troubles bipolaires ou l'anorexie partagent des gènes communs », France Inter, 23 décembre 2025
https://www.radiofrance.fr/franceinter/ ... ns-9755480

La publi originale (payante) :
Max Kozlov, « Huge genetic study reveals hidden links between psychiatric conditions », Nature, 10 décembre 2025
doi:10.1038/d41586-025-04037-w
https://www.nature.com/articles/d41586-025-04037-w
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cdang
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Message par cdang »

Le savoir scientifique est privatisé par les revues, qui collectent les articles produits avec les subventions d'État, rédigés bénévolement, en ajoutant juste une couche de relecture par des pairs — étape indispensable à la science, si toutefois elle est bien faite... — pour ensuite revendre ce savoir.

Et les publications servent ensuite à comparer les universités entre elles, et à déterminer le mérite des chercheurs et chercheuses.

Vous voyez le problème ?

Il y avait déjà le contournement par arXiv, la publication des articles bruts (sans relecture par des pairs). Et on progresse sur le sujet en France...

« Le CNRS s’émancipe du Web of Science », CNRS, 1er décembre 2025
https://www.cnrs.fr/fr/actualite/le-cnr ... eb-science


À partir du 1er janvier 2026, le CNRS coupera l’accès à l’une des plus importantes bases bibliométriques commerciales : le Web of Science de Clarivate Analytics, ainsi que les Core Collection et Journal Citation Reports.
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Deimoss
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Message par Deimoss »

Bien, il est plus que temps d'étrangler ces revues parasites qui ont créé une dynamique délétère avec leur publish or perish, donné naissance aux revues prédatrices et ne répondent pas aux exigences de vertu avec des retraits d'articles frauduleux bien trop tard et leur publication en premier lieu alors qu'il faudrait en amont une véritable relecture afin d'éviter que des saloperies comme l'étude de Wakefield ne puisse être publiées.
La mort, c'est quand t'as plus de pièces de rechange.
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Dr Hiatus
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Message par Dr Hiatus »

Salut, ça doome ? Ce mois-dernier ya encore pas mal de quoi, hein ?
Mais aussi : de quoi pas que doomer.

Je rompt la trêve des confiseurs avec une relativement petite récolte, je reviendrai progressivement à des quantités habituelles dans le mois.

Dans le blogé dédié, parmi 27 autres bonnes nouvelles (en fait plus, c'est plein de rappels de 2025) j'ai récolté : la Chine qui ratifie le Traité sur la haute mer, l'interdiction des PFAS, plein de boites et de riches qui rendent l'argent, des noyaux étouffe-Trump, des droits pour des abeilles d'Amazonie, des castors de retour sur la Garonne.
Dans le fil énergies, rien, le tri de ces infocerises là est encore à faire.
Et voici les infocerises nerdy de la semaine.

Bons appétits. Et bonne année.

🍒 Quatre grandes victoires mondiales en matière de santé en 2025 qui sauveront des millions de vies 🍒

🍒 En 2023, Gavi a annoncé son objectif ambitieux de vacciner 86 millions de filles contre le papillomavirus d'ici 2025, et une action concertée a permis d'augmenter la couverture en Afrique. À la fin de 2024, elle atteignait 44 %, soit un taux supérieur à celui de l'Europe (38 %).
En novembre, le Dr Sania Nishtar, directrice générale de Gavi, a rendu hommage aux « pays, partenaires, société civile et communautés » pour avoir atteint l'objectif de 86 millions plus tôt que prévu et « avoir permis des progrès mondiaux majeurs vers l'élimination de l'une des maladies les plus mortelles touchant les femmes ».
(...)
🍒 Après des essais cliniques concluants, le premier nouveau traitement contre le paludisme depuis des décennies est en passe d'obtenir l'autorisation réglementaire. Le GanLum, développé par le laboratoire pharmaceutique Novartis, a surpassé le traitement standard en affichant un taux de guérison de 99,2 % contre 96,7 %.
Il devrait également être efficace contre les parasites du paludisme qui ont développé une résistance à l'artémisinine, un composant du traitement standard actuel.
(...)
🍒 Le Cap-Vert, Maurice et les Seychelles sont devenus les trois premiers pays subsahariens à éliminer officiellement la rougeole et la rubéole.
(...)
« Cela montre ce qu'il est possible de faire lorsque les pays accordent la priorité à la prévention et aux vaccins », déclare le Dr Mohamed Janabi, directeur de l'Organisation mondiale de la santé pour l'Afrique.
(...)
À l'échelle mondiale, les décès dus à la rougeole ont diminué de 88 % entre 2000 et 2024. Un rapport de l'OMS estime que près de 59 millions de vies ont été sauvées grâce au vaccin contre la rougeole depuis l'année 2000.
(...)
🍒 Un médicament décrit comme susceptible de « changer la donne » dans la lutte contre l'épidémie de VIH est arrivé en Afrique subsaharienne quelques mois seulement après son autorisation aux États-Unis.

Le lenacapavir, administré par injection deux fois par an, permet de prévenir presque totalement l'infection par le VIH. Il a été autorisé par les autorités réglementaires américaines en juin et recommandé par l'OMS en juillet.

Le fabricant Gilead a signé des accords avec six fabricants de médicaments génériques, leur permettant de produire des versions moins chères destinées à 120 pays. Ces médicaments seront fournis à environ 40 dollars (30 livres sterling) par patient et par an, dans le cadre d'accords conclus avec Unitaid et le Fonds mondial.

En attendant que cette production soit mise en place, Gilead s'est engagé à fournir du lenacapavir sans but lucratif à près de deux millions de personnes au cours des deux prochaines années. En novembre, les premières livraisons sont arrivées en Eswatini et en Zambie. Le déploiement devrait commencer début 2026.

🔎 https://www.theguardian.com/global-deve ... s-of-lives
(j'en ai exclu une de l'article.
C'est plutôt un ensemble de mesures et de traitements distincts qui vont faire gagner du terrain sur la tuberculose. C'est aussi une très bonne nouvelle, mais moins faite d'un seul bloc).



🍒 Des scientifiques ont construit un ordinateur à partir de champignons shiitake, et il marche 🍒

Comme décrit dans un article publié dans PLOS One, à l'aide de mycélium (les racines filiformes des champignons), les chercheurs ont créé des memristors, des éléments de circuit qui mémorisent les états électriques passés. On pourrait imaginer qu'une telle prouesse donnerait naissance à un memristor aux performances médiocres, mais les chercheurs affirment que ses performances ne sont pas très éloignées de celles de votre ordinateur portable.
(...)
Une fois connectées à un circuit, les fibres fongiques ont réagi à la tension comme des synapses vivantes. Elles ont émis des signaux à environ 5 850 hertz avec une précision de 90 %. C'est seulement deux fois plus lent que les memristors commerciaux les moins chers, ce qui est impressionnant pour un projet qui pourrait être rapidement abandonné et transformé en un délicieux sauté.

Ces champignons ne vont pas alimenter votre équipement de jeu haut de gamme de sitôt, comme le prouve le fait que, lorsque la tension augmentait, les performances diminuaient. Les champignons sont peut-être capables d'absorber une quantité absurde d'huile de cuisson, car ils ne sont en fait que de petites éponges comestibles, mais ils ne sont peut-être pas aussi efficaces pour gérer les tensions élevées. Les chercheurs ont découvert qu'ils pouvaient augmenter la puissance en reliant plusieurs champignons entre eux, créant ainsi un réseau fongique encore plus grand qui améliorait la stabilité et la vitesse du circuit.

Il est encore trop tôt pour se prononcer, mais les implications sont énormes et pourraient changer la donne.(...) Comme le dit LaRocco lui-même, les outils nécessaires pour commencer à explorer l'informatique fongique « pourraient être aussi petits qu'un tas de compost et quelques appareils électroniques faits maison, ou aussi grands qu'une usine de culture avec des modèles préfabriqués ».
🔎 https://www.vice.com/en/article/scienti ... -it-works/

Pour des ordis qu'ont pas besoin des specs permettant de bidonner des photos déshabillées, c'est à dire plein d'applications, ça pourrait être utile, non ?



🍒 Au large de la Norvège, la première usine de dessalement sous-marine au monde 🍒

La technologie au cœur du projet Flocean repose sur un principe connu : l’osmose inverse, aujourd’hui majoritaire dans le dessalement mondial. Pour faire passer l’eau de mer à travers des membranes microscopiques capables de retenir sels et impuretés, il faut exercer une pression élevée. Sur terre, cette pression est produite par des pompes puissantes, gourmandes en électricité. En mer profonde, elle est déjà là.

En installant ses unités de dessalement entre 300 et 600 mètres de profondeur, Flocean s’appuie sur la pression hydrostatique naturelle de l’océan. Le poids de la colonne d’eau fournit une grande partie de l’énergie nécessaire au processus. Résultat annoncé : une réduction de 30 à 50 % de la consommation énergétique par rapport aux usines côtières classiques, et une baisse équivalente des émissions associées.
(...)
La profondeur offre un autre avantage, moins intuitif mais tout aussi stratégique : la qualité de l’eau. En dessous d’environ 200 mètres, la lumière ne pénètre plus. La photosynthèse cesse, les algues disparaissent, la charge bactérienne chute fortement. L’eau est plus stable, plus froide, et contient moins de matière organique susceptible d’encrasser les membranes.

Conséquence directe : les étapes de prétraitement peuvent être fortement allégées. Là où les usines terrestres multiplient filtres et produits chimiques pour protéger leurs membranes, le système pensé par Flocean en nécessite beaucoup moins. La start-up évoque jusqu’à 60 % d’infrastructures de prétraitement en moins, et une réduction significative de l’usage de réactifs.
La question sensible de la saumure est elle aussi abordée différemment. Rejetée en profondeur, sans additifs chimiques, elle se dilue plus efficacement dans la masse océanique, loin des écosystèmes côtiers les plus fragiles. Une promesse encore scrutée par les scientifiques, mais qui répond à l’une des principales critiques adressées au dessalement conventionnel.
🔎 https://www.wedemain.fr/sauver-la-plane ... de-1145408

Hm. C'est quand même pas bien bio, ça. Part of the dystopic side of the capitalocène. Mais entre les outils qui captent l'eau dans l'air et ça, j'ai le sentiment qu'on peut arroser un peu les gens et les champs le temps de baisser le bilan carbone.
Dr Hiatus, Dieu de la phase pas créative - Professeur émérite de l'Université Opaque du Fort Curieux, Pape discordien refroqué.
Mes infocerises poussent désormais le jeudi ici, et on peut les retrouver 🍒sur un blog dédié🍒 (yen a beaucoup plus).
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cdang
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Message par cdang »

Deux publis font parler d'elles dans le domaine de l'autisme, mais je ne sais pas dans quelle mesure elles ne sont pas surinterprétées.

Alice Shaam Al Abed et coll., « Parvalbumin interneuron activity in autism underlies susceptibility to PTSD-like memory formation », iScience, vol. 27, n° 5, p. 109747, mai 2024, DOI : 10.1016/j.isci.2024.109747
https://www.cell.com/iscience/fulltext/ ... 24)00969-6

En gros, chez une personne TSA, un stress modéré (exposure to a mildly stressful event) provoque une excitation du cortex préfrontal médial similaire à un syndrome de stress post-traumatique (par le biais de la régulation de la parvalbumine interneurone).

Ça pourrait expliquer la réaction jugée excessive (par les neurotypiques) d'un·e autiste dans certaines situations : en fait, dans sa tête, ça serait un véritable PTSD.

Jordan Klein et coll., « Brief Report: Prevalence and Predictors of DSM-Specific and Distinct Anxiety in Cognitively Impaired Autistic Preschool Children », Journal of Autism and Developmental Disorders , vol. 55, pages 1923–1931, mai 2025, DOI : 10.1007/s10803-023-05978-9
https://link.springer.com/article/10.10 ... 23-05978-9
https://www.cra-rhone-alpes.org/cid/opa ... y&id=55469

Là, ça a l'air de dire que les autistes présentent un taux faramineux de troubles anxieux, dont certains sont spécifique et ne sont pas répertoriés dans le DSM. Chez des enfant préscolaires TSA avec déficit intellectuel, 64 % ont un trouble anxieux, dont la moitié des anxiétés multiples, principalement des phobies.

Je ne sais pas dans quelle mesure ça s'extrapole aux TSA sans déficit intellectuel.
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le Zakhan Noir
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Message par le Zakhan Noir »

personne n'en parle beaucoup mais des astronautes de l'ISS sont rentrés plus tôt parce que l'un d'eux est "malade", aucune info sur qui et sur quoi. Vous croyez qu'ils ont récupéré un gros oeuf chelou qui trainait vers la station? 
Expliquer une blague, c'est comme disséquer une grenouille. On comprend le mécanisme, mais elle n'y survit pas (Mark Twain, un peu modifié)
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Dr Hiatus
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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Message par Dr Hiatus »

Salut, ça doome ?
De mon côté dans le blog dédié, parmi 41 bonnes nouvelles, j'ai récolté plus d'aliments que d'habitants dans le monde, la suspension d'importation en France des produits à pesticide, les détections d' "état de soumission chimique" remboursées, un téléphérique en Ile-de-France, et un boom des nids de tortues.
Dans le fil Énergies, la taxe carbone aux frontières européennes, et la chute historique de la production d'électricité par charbon en Chine et en Inde.

Et voici les infocerises nerdy de la semaine.

🍒 Bretons > pharaons 🍒

Un barrage contre l’Atlantique ? Un mur submergé de 120 mètres de long, ainsi qu’une dizaine de structures plus petites construites par l’homme il y a environ 7 000 ans ont été découverts au large de l’île de Sein (Finistère), a-t-on appris ce jeudi 11 décembre auprès des scientifiques.

«C’est une découverte très intéressante qui ouvre des perspectives en archéologie sous-marine, pour permettre de mieux comprendre comment étaient organisées les sociétés littorales», a expliqué Yvan Pailler, professeur en archéologie à l’Université de Bretagne occidentale (UBO) et coauteur d’un article paru dans l’International Journal of Nautical Archaeology.
(...)
Datées entre 5 800 et 5 300 ans avant J.C., ces structures, immergées sous 9 mètres d’eau, ont été construites à une époque où le niveau de la mer était beaucoup plus bas qu’aujourd’hui. (...)
Ce «savoir-faire technique» des habitants de Sein aurait donc précédé les premières constructions mégalithiques de plusieurs siècles, à l’image des alignements de Carnac (Morbihan) érigés vers 4 500 avant J.C.

🔎 https://www.liberation.fr/sciences/arch ... IQTFDCGAM/



🍒 Peut-être le premier cas répertorié d'utilisation d'outil par un loup sauvage 🍒

En 2023, les casiers à crabes installés le long de la côte de la Colombie-Britannique ont commencé à présenter des dommages mystérieux. La nation Heiltsuk (Haíɫzaqv), un groupe autochtone, les avait installés pour capturer les crabes verts européens, une espèce envahissante et destructrice. Parfois, les casiers étaient détruits. D'autres fois, leurs filets étaient déchirés. Ceux qui s'en prenaient aux casiers cherchaient toujours les godets en plastique contenant des morceaux de hareng ou de carcasses d'otaries. Cela ressemblait à l'œuvre de loups ou d'ours, mais comme la plupart des casiers endommagés restaient immergés à marée basse, il s'agissait peut-être d'otaries ?

Pour le savoir, des scientifiques, en partenariat avec les Heiltsuk Guardians, un groupe qui surveille le territoire et mène ses propres recherches, ont installé en mai 2024 une caméra pointée vers un casier à crabes sous-marin. La caméra a filmé un loup en train de voler un appât dans un casier à crabes. Dans une nouvelle étude décrivant ce comportement dans la revue Ecology and Evolution, les chercheurs suggèrent que cet incident pourrait être le premier cas rapporté d'utilisation d'outils par un loup sauvage.

La vidéo montre une louve sortant de l'eau et tenant une bouée dans sa gueule. Reculant, elle marche sur la plage rocheuse et pose la bouée. Elle retourne ensuite dans l'eau et saisit la corde qui s'étend depuis la bouée avec ses dents afin de rapprocher un objet invisible du rivage. Une fois le piège (un cône formé d'une armature métallique recouverte d'un filet) exposé, elle l'attrape dans sa gueule et le tire vers les eaux peu profondes. Elle fouille et mâche le filet, libère l'appât, avale son casse-croûte et s'éloigne fièrement.
(...)
L'éthologue Bradley Smith, de l'université Central Queensland à Adélaïde, en Australie, convient que la valeur de cette observation ne réside pas dans sa conformité avec les définitions des chercheurs en matière d'utilisation d'outils. « Cela ne doit pas nous empêcher de reconnaître qu'il s'agit là d'un exemple impressionnant et évident de résolution de problèmes et de réflexion de haut niveau », déclare M. Smith. Cet événement démontre une planification orientée vers un objectif, la compréhension d'une récompense cachée, la résolution de problèmes en plusieurs étapes et la persévérance, même si tous les loups ne sont pas aussi doués que celui-ci.
🔎 https://www.nationalgeographic.com/anim ... like-tools

Rigueur éthologique ou pas, la vidéo est effectivement impressionnante :

🔎 https://youtu.be/SiuQF68tdWI



🍒 Le bacon de cette truie était délicieux. Mais elle est bien vivante. 🍒

Je suis en train de manger Dawn, la truie du Yorkshire, et elle est plutôt savoureuse. Mais ne vous inquiétez pas. Elle se porte à merveille et gambade dans un sanctuaire dans le nord de l'État de New York. (Il paraît qu'elle apprécie les caresses sur le ventre et le soleil.) Je suis à San Francisco, dans un restaurant italien juste au sud du Golden Gate Park, en train de déguster des boulettes de viande et du bacon qui ne sont pas faits à partir de viande au sens traditionnel du terme, mais à partir de plantes mélangées à de la graisse de porc « cultivée ». Dawn, voyez-vous, a donné un petit échantillon de graisse, que la société Mission Barns a fait proliférer dans des appareils appelés bioréacteurs en leur fournissant des nutriments tels que des glucides, des acides aminés et des vitamines, reproduisant ainsi les conditions présentes dans son corps. Comme une grande partie de la saveur du porc et d'autres viandes provient de la graisse de l'animal, Mission Barns peut créer des produits tels que des saucisses et du salami à partir de plantes, mais en leur donnant un goût très proche de celui des saucisses et du salami.
(...)
Il faut également quantifier l'amélioration environnementale que pourrait apporter la graisse cultivée par rapport à la production industrielle de porc. Si elle est développée à grande échelle, l'un des avantages des aliments cultivés pourrait être que les entreprises pourraient les produire dans davantage d'endroits. Ainsi, au lieu d'avoir des élevages porcins et des abattoirs tentaculaires relégués dans les zones rurales, les bioréacteurs pourraient être exploités dans les villes, ce qui réduirait les coûts et les émissions liés au transport. Toutefois, ces usines auraient besoin d'énergie pour cultiver les cellules adipeuses, même si elles pourraient fonctionner à l'électricité renouvelable. « Nous avons modélisé notre processus à grande échelle commerciale, puis nous l'avons comparé à la production de bacon aux États-Unis », a déclaré M. Le. (L'entreprise n'a pas souhaité donner de détails précis, affirmant qu'elle était en train de breveter sa technique.) « Et nous avons constaté qu'avec les énergies renouvelables, nous obtenons des résultats nettement meilleurs en termes d'émissions de gaz à effet de serre. »
🔎 https://grist.org/climate-energy/this-p ... -and-well/



🍒 Invention : une variété de blé capable de produire son propre engrais 🍒

Le projet a été dirigé par Eduardo Blumwald, professeur émérite au département des sciences végétales. Son équipe a utilisé l'outil d'édition génétique CRISPR pour augmenter la production par le blé d'un de ses composés naturels. Lorsque la plante libère la quantité supplémentaire de ce composé dans le sol environnant, elle favorise le développement de bactéries qui transforment l'azote de l'air en une forme facilement absorbable par les plantes. Ce processus est connu sous le nom de fixation de l'azote.

Les résultats ont été publiés en ligne dans le Plant Biotechnology Journal.
(...)
À l'aide de CRISPR, l'équipe a modifié génétiquement du blé afin qu'il produise des niveaux plus élevés d'une flavone appelée apigénine. Comme les plantes modifiées produisent plus d'apigénine qu'elles n'en ont besoin, l'excédent est libéré par leurs racines dans le sol. Lors d'expériences, l'apigénine supplémentaire a encouragé les bactéries du sol à former des biofilms qui protègent la nitrogenase, permettant ainsi aux bactéries de fixer l'azote sous une forme utilisable par le blé.

Lorsqu'il était cultivé dans des conditions très pauvres en engrais azoté, le blé modifié produisait des rendements plus élevés que les plantes témoins.
(...)
Cette nouvelle variété de blé s'appuie sur les progrès réalisés précédemment par l'équipe dans le domaine du riz, et d'autres études explorent actuellement la manière dont cette approche peut être appliquée à d'autres céréales.
🔎 https://scitechdaily.com/new-self-ferti ... m-farming/



🍒 « Des toilettes aux champs » : cette usine transforme l’urine en engrais 🍒

Que faire des 1 000 litres de liquide ammoniaqué produits chaque mois par les dix logements de l’immeuble valentinois ? La réponse à cette pressante question se situe à une dizaine de kilomètres, dans la station d’épuration de Portes-lès-Valence. C’est ici qu’Emy Cretegny a ouvert une petite usine d’urinofertilisants, baptisée Factopi. En clair : elle fabrique des engrais à base de pipi.
(...)
« On collecte les urines dans des lieux collectifs, on les transforme dans notre unité, puis on livre les engrais obtenus aux agriculteurs intéressés, explique Emy Cretegny. Avec le pipi de 100 personnes, on peut fertiliser 2 hectares chaque année. » Pas de quoi rendre la France indépendante en intrants, mais une petite goutte salutaire dans un océan d’agrochimie.
(...)
Inaugurée en novembre, l’usine tourne encore au ralenti. Mais à l’intérieur du local, plusieurs cuves sont déjà remplies de liquide doré. « Ici, on laisse l’urine pendant un à six mois, pour qu’elle s’hygiénise : les pathogènes éventuellement présents sont tués par la réaction chimique qui se produit naturellement », indique l’ingénieure.

Puis, le liquide est envoyé à travers des filtres de charbon végétal, où il percole lentement. « Ces filtres abritent des bactéries capables d’oxyder l’azote, poursuit-elle. Ça permet de stabiliser la substance et de la rendre plus assimilable par les plantes. » Cerise sur le gâteau, cette filtration retient également une partie des résidus médicamenteux potentiellement présents dans nos effluents.

Et… c’est tout. Bien que long, le processus n’est ni complexe, ni énergivore. « On voulait quelque chose de low-tech et open source, même si on vise une production semi-industrielle », précise Emy Cretegny. D’après le projet de recherche Agrocapi, les fertilisants ainsi obtenus ont « une forte efficacité en tant qu’engrais azoté, proche des engrais minéraux », pour un bilan environnemental bien meilleur.
🔎 https://reporterre.net/Le-pipi-de-100-p ... e-urine-en
Dr Hiatus, Dieu de la phase pas créative - Professeur émérite de l'Université Opaque du Fort Curieux, Pape discordien refroqué.
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