senradackod a écrit : ↑jeu. janv. 29, 2026 10:06 pm
J'avais montré le
Dracula de Tod Browning à nos filles en leur offrant un coffret de BR (en forme de cercueil...) contenant les classiques d'Universal (intitulé M
onsters) :
Dracula, Frankenstein, La fiancée de Frankenstein, La momie, Le fantôme de l'opéra, L'homme invisible, Le loup-garou, L'étrange créature du lac noir.
Un régal.
La base. Que des bons films, à part
Le Fantôme de l'opéra que je n'aime pas. C'est la version de 1943 j'imagine. Claude Rains est parfait, mais entre le technicolor, les chansons et l'humour, j'ai vraiment eu du mal. Je préfère largement la version de 1925 avec Lon Chaney, déjà chez Universal.
Pyth a écrit : ↑jeu. janv. 29, 2026 10:29 pm
Je ne sais pas si tout le film est comme ça ou si c'est juste un heureux hasard, mais la photographie est splendide.
Oui il y a un gros travail fait sur la photographie du film, son esthétique, les nombreux jeux d'ombre et de lumière... Visuellement c'est un régal, même si la restauration de l'image laisse à désirer sur certaines scènes.
Je continue sur ma lancée.
La Maison de Dracula (Erle C. Kenton, 1945) : Dracula rend visite a un scientifique de génie, le docteur Edelmann, dans l'espoir de se débarrasser de la malédiction du vampirisme. Ce dernier propose au comte le renouvellement complet de son sang.
En 1943, avec
Frankenstein rencontre le Loup-garou, Universal trouve une nouvelle idée pour recycler ses monstres vedettes : le crossover !
La Maison de Dracula profite de cette mode. J'avais rien lu dessus, donc ça a été la surprise. Dracula est ici incarné par John Carradine, pas très effrayant mais plutôt classe avec son visage émacié qui rappelle Christopher Lee dans le rôle des années plus tard. Mais, alors que l'intrigue vient de démarrer, tout d'un coup c'est Lawrence Talbot, le loup-garou (toujours Lon Chaney Jr.) qui tape également à la porte d'Edelmann pour redevenir humain ! Je vous épargne des péripéties, mais quelques temps plus tard, Talbot et Edelmann tombent par hasard, dans un grotte située sous le manoir du docteur, sur la créature de Frankenstein (Glenn Strange), dans un coma profond. Ils s'emparent évidemment du corps. Encore plus tard, Edelmann, suite à un plan incompréhensible de Dracula, est contaminé par le sang du vampire et offre un remake de Docteur Jekyll et Mister Hyde, devenant fou et tentant de ranimer la créature.
Le tout en 1h07. C'est du grand n'importe quoi, surtout si on ajoute d'autres "intrigues" secondaires comme celle de l'infirmière bossue ou celle de la seconde infirmière hypnotisée par Dracula mais amoureuse du loup-garou. Cerise sur le gâteau moisi, les monstres ne se croisent quasiment jamais. Je suis content de l'avoir vu, pour mon amour pour les
Universal Monsters, mais c'est objectivement pas bon.

En bonus, une des très belles affiches du film.
All new... All together ! :wub:
La Marque du vampire (Tod Browning, 1935) : non loin de Prague, un notable est retrouvé mort, vidé de son sang. Son meilleur ami et la population locale attribuent ce meurtre au comte Mora et à sa fille, réputés être des vampires.
Je m'éloigne un peu des précédents films puisque
La Marque du vampire est une production MGM et que Dracula n'y est pas présent, mais il est pour autant impossible de ne pas y penser. Vu une fois il y a longtemps, j'ai adoré ce nouveau visionnage. J'avais peur que la connaissance du déroulé et des "révélations" gâche l'expérience, mais non, au contraire même.
C'est un régal. Browning semble à première vue reprendre peu ou prou l'intrigue de son
Dracula, avec Béla Lugosi en vampire endimanché, Lionel Barrymore en pseudo Van Helsing, des villageois superstitieux, un château délabré rempli de toiles d'araignée, une jeune femme en détresse, mais... le scénario nous balade de manière ludique et maline, basculant peu à peu de l'horreur gothique à une sorte d'aventure de Harry Dickson sur pellicule, mélangeant les genres avec bonheur. Je tourne autour du pot mais je veux pas en dire plus, s'il y a quelques personnes intriguées par ici, regardez le film ! Je l'ai en DVD dans la collection
Les Trésors Warner, ça doit pas être trop dur à dénicher, et il est sûrement disponible ailleurs.
Et puis, Luna... C'est la fille du comte Mora, un personnage quasi-muet durant tout le film mais qui a une présence dingue et qui est probablement l'ancêtre direct des futures Vampira, Elvira, Morticia et autres Mercredi.
