Cinema films de nöel ou pas
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Rosco
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Cela sera donc Conan le vieillard
Gork est « brutal mè ruzé » et son frère Mork est « ruzé mè brutal »
‘If in doubt, serve more ale.’
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Je crois qu'il y a deux nouvelles de Howard avec un Conan vieillissant sur le trône d'Aquilonie. Mais pas assez pour faire un film de mémoire...
« il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l'égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l'égalité dans la servitude à l'inégalité dans la liberté »
(Alexis de Tocqueville, de la démocratie en Amérique)
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Pas de Howard, non, mais autrement il y a dans Conan le Conquérant (l'Heure du Dragon) un Conan plus mûr.
2 Points de CLETCSOOEF par fidélité conjugale (erreur judiciaire qui ferait passer l'affaire Dreyfus pour un fait divers)
1 Point par malchance
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- Gridal
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Redux Redux (Kevin McManus & Matthew McManus, 2026) : une femme voyage à travers les réalités alternatives pour y tuer le même homme dans chacune d'entre elles.
Lancé sans rien savoir (j'aime bien les histoires de mondes parallèles), j'ai passé un très bon moment. Le film démarre in medias res, sans intro, intertitre ou voix-off trop explicatifs, c'est petit à petit que le spectateur recolle les morceaux et comprend qui est cette tueuse, quel est son but et comment elle passe d'une réalité à l'autre. Irene, puisque c'est son nom (incarnée par Michaela McManus, sœur des réalisateurs), est une femme dévorée par le deuil et l'envie de vengeance, qui part dans une longue fuite en avant sanglante pour ne pas avoir à se reposer et à réfléchir.
J'en dis le moins possible, la découverte fait partie de l'expérience. Le film a visiblement un budget très limité mais les réalisateurs s'en contentent parfaitement. Ici le multivers n'est pas prétexte à du grand spectacle ou à des découvertes comme dans Everything Everywhere All at Once ou les comic books, il se limite la plupart du temps à quelques lieux glauques et décrépits, sans que les différences entre réalités soient visibles. SF et horreur sont bien équilibrés, c'est du pur show don't tell où on apprend à connaître les personnages et même le lore du voyage entre les mondes dans l'action, qui est violente et sèche. C'est une bonne série B qui prend son sujet au sérieux, de manière rigouruese.

Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974) : un groupe d'amis traverse le Texas en van. Ils décident de faire une halte dans la maison d'enfance de deux d'entre eux.
Celui-là je l'ai vu un paquet de fois, mais ça faisait longtemps. Il est diablement efficace malgré son budget réduit et l"inexpérience de Hooper et de son casting. Bon au niveau du groupe de "héros" ça pique un peu quand même ; autant les deux femmes s'en sortent très bien, autant les hommes sont très moyens, surtout celui qui incarne Franklin, mauvais de bout en bout. Mais à part ça, en tout juste 1h20, un univers poisseux et horrible est abordé, sanglant et crade sans jamais être réellement gore. Le réalisateur s'inspire du tueur en série Ed Gein pour nous présenter une famille de dégénérés cannibales qui ne fera qu'une bouche des gentils hippies. Le film est à l'os (jeu de mot !), sans blabla inutile, les mises à mort restent imprimées aux rétines et même la final girl est une victime traumatisée jusqu'à la fin puisque, si elle réussit à fuit, les tueurs sont toujours en activité.
C'est très fort d'en faire autant avec si peu : quelques os, des tas de viandes indéfinissables, des sons continus qui mettent mal à l'aise (la tronçonneuse bien sûr, mais aussi le groupe électrogène, les hurlements de Sally et les rires de la famille)... Pas étonnant que le film soit devenu un classique absolu de l'horreur. Pour ma part, s'il n'est pas au niveau de La Nuit des morts-vivants, Halloween et Le Carnaval des âmes par exemple, il mérite tout à fait sa place dans cette catégorie.

Lancé sans rien savoir (j'aime bien les histoires de mondes parallèles), j'ai passé un très bon moment. Le film démarre in medias res, sans intro, intertitre ou voix-off trop explicatifs, c'est petit à petit que le spectateur recolle les morceaux et comprend qui est cette tueuse, quel est son but et comment elle passe d'une réalité à l'autre. Irene, puisque c'est son nom (incarnée par Michaela McManus, sœur des réalisateurs), est une femme dévorée par le deuil et l'envie de vengeance, qui part dans une longue fuite en avant sanglante pour ne pas avoir à se reposer et à réfléchir.
J'en dis le moins possible, la découverte fait partie de l'expérience. Le film a visiblement un budget très limité mais les réalisateurs s'en contentent parfaitement. Ici le multivers n'est pas prétexte à du grand spectacle ou à des découvertes comme dans Everything Everywhere All at Once ou les comic books, il se limite la plupart du temps à quelques lieux glauques et décrépits, sans que les différences entre réalités soient visibles. SF et horreur sont bien équilibrés, c'est du pur show don't tell où on apprend à connaître les personnages et même le lore du voyage entre les mondes dans l'action, qui est violente et sèche. C'est une bonne série B qui prend son sujet au sérieux, de manière rigouruese.

Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974) : un groupe d'amis traverse le Texas en van. Ils décident de faire une halte dans la maison d'enfance de deux d'entre eux.
Celui-là je l'ai vu un paquet de fois, mais ça faisait longtemps. Il est diablement efficace malgré son budget réduit et l"inexpérience de Hooper et de son casting. Bon au niveau du groupe de "héros" ça pique un peu quand même ; autant les deux femmes s'en sortent très bien, autant les hommes sont très moyens, surtout celui qui incarne Franklin, mauvais de bout en bout. Mais à part ça, en tout juste 1h20, un univers poisseux et horrible est abordé, sanglant et crade sans jamais être réellement gore. Le réalisateur s'inspire du tueur en série Ed Gein pour nous présenter une famille de dégénérés cannibales qui ne fera qu'une bouche des gentils hippies. Le film est à l'os (jeu de mot !), sans blabla inutile, les mises à mort restent imprimées aux rétines et même la final girl est une victime traumatisée jusqu'à la fin puisque, si elle réussit à fuit, les tueurs sont toujours en activité.
C'est très fort d'en faire autant avec si peu : quelques os, des tas de viandes indéfinissables, des sons continus qui mettent mal à l'aise (la tronçonneuse bien sûr, mais aussi le groupe électrogène, les hurlements de Sally et les rires de la famille)... Pas étonnant que le film soit devenu un classique absolu de l'horreur. Pour ma part, s'il n'est pas au niveau de La Nuit des morts-vivants, Halloween et Le Carnaval des âmes par exemple, il mérite tout à fait sa place dans cette catégorie.

- Morningkill
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Si c'est bien scénarisé et réalisé... pourquoi pas. Bon, ca fera pas dans l'auto-caricature a la cobra kai, mais, s'ils font une seagallerie.. ca se tente
- Guigui
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Moi ça m'intéresserait bien de voir un roi Conan confronté à sa vieillesse, désormais incapable de botter correctement des culs, devant composer avec des alliés plus jeunes, devenir une force d'inspiration plutôt qu'une force de destruction etc. Bref, un roi plutôt qu'un guerrier.
J'espère donc un truc un peu plus subtil que le génialissime Conan de John Milius, que j'adore pourtant de la première à la dernière seconde. Le piège, et à mon avis l'échec, serait justement d'essayer de refaire la même, avec le même acteur, à quasiment 50 ans d'écart. Ça n'aurait aucun sens
J'espère donc un truc un peu plus subtil que le génialissime Conan de John Milius, que j'adore pourtant de la première à la dernière seconde. Le piège, et à mon avis l'échec, serait justement d'essayer de refaire la même, avec le même acteur, à quasiment 50 ans d'écart. Ça n'aurait aucun sens
- Mugen
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Palmarès des Oscars : il n'y a visiblement que 3 films qui sont sortis l'an dernier, Une Bataille après l'Autre, Sinners et Frankenstein (même pas au ciné, celui-là)...
Sois satisfait des fruit, des fleurs et même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles.
Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul.
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- Erwan G
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Guigui a écrit : ↑dim. mars 15, 2026 10:51 pm Moi ça m'intéresserait bien de voir un roi Conan confronté à sa vieillesse, désormais incapable de botter correctement des culs, devant composer avec des alliés plus jeunes, devenir une force d'inspiration plutôt qu'une force de destruction etc. Bref, un roi plutôt qu'un guerrier.
J'espère donc un truc un peu plus subtil que le génialissime Conan de John Milius, que j'adore pourtant de la première à la dernière seconde. Le piège, et à mon avis l'échec, serait justement d'essayer de refaire la même, avec le même acteur, à quasiment 50 ans d'écart. Ça n'aurait aucun sens
Je ne suis pas d'accord.

Si Cohen était facile à tuer, les gens l'auraient fait il y a longtemps.
Va prophétiser ailleurs, c'est interdit dans le centre ville !
- Mugen
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Le comic Conan the King qui était paru chez Semic présentait un roi Conan évidemment plus au pic de sa forme, mais toujours capable de botter des culs.
Mais il ne crapahutait évidemment pas dans des jungles, des temples ou des grottes...
Mais il ne crapahutait évidemment pas dans des jungles, des temples ou des grottes...
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Hyeronimus
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Toujours un seul tome paru, dont on attend le prochain (sur trois prévus, il me semble, ou en tout cas pas beaucoup). Sinon, il me semble que Conan a autour de 45 ans lorsqu'il est le plus âgé, si l'on considère uniquement les écrits de Howard, mais d'autres auteurs ont poussé bien plus loin... (Et qu'il devient roi autour de 40 ans).
- Tybalt (le retour)
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Re: Cinema films de nöel ou pas
L'ironie du destin me fait retomber sur un article d'Actualitté où l'acteur annonçait un nouveau Conan pour 2013...
Mes sites : Kosmos (un jdra sur la mythologie grecque qui a lu les auteurs antiques pour vous) ; blog de lectures ; site d'écriture.
Disclameur : j'ai écrit pour "Casus" et "Jdr Mag".
Disclameur : j'ai écrit pour "Casus" et "Jdr Mag".
- Mugen
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Hyeronimus a écrit : ↑lun. mars 16, 2026 8:58 pm Toujours un seul tome paru, dont on attend le prochain (sur trois prévus, il me semble, ou en tout cas pas beaucoup).
Sinon, il me semble que Conan a autour de 45 ans lorsqu'il est le plus âgé, si l'on considère uniquement les écrits de Howard, mais d'autres auteurs ont poussé bien plus loin... (Et qu'il devient roi autour de 40 ans).
Le comic auquel je fais référence a duré 55 numéros, et est inspiré de L Sprague de Camp et Lin Carter.
Conan y est assez vieux pour avoir un fils qui doit approcher la vingtaine.
Le chiffre de 60 ans vient de mon souvenir, pas nécessairement fiable...
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Re: Cinema films de nöel ou pas
Mugen a écrit : ↑lun. mars 16, 2026 9:42 pmHyeronimus a écrit : ↑lun. mars 16, 2026 8:58 pm Toujours un seul tome paru, dont on attend le prochain (sur trois prévus, il me semble, ou en tout cas pas beaucoup).
Sinon, il me semble que Conan a autour de 45 ans lorsqu'il est le plus âgé, si l'on considère uniquement les écrits de Howard, mais d'autres auteurs ont poussé bien plus loin... (Et qu'il devient roi autour de 40 ans).
Le comic auquel je fais référence a duré 55 numéros, et est inspiré de L Sprague de Camp et Lin Carter.
Conan y est assez vieux pour avoir un fils qui doit approcher la vingtaine.
Le chiffre de 60 ans vient de mon souvenir, pas nécessairement fiable...
Le fiston c'est "Conn" (pas extraordinaire comme nom en VF) qui apparaît aussi dans un bouquin où Conan laisse le trône à son fiston et part à l'aventure une dernière fois (il découvre l'équivalent de l'Amérique dans mes souvenirs brumeux). Un apocryphe pas trop mauvais. Quand j'achetais Super Conan ado (ah mes émois avec les danseuses/princesses/reines/sorcières maléfiques en petite tenue qui se pâmait pour le cimmérien
Quant à l'âge de Conan on ne sait pas en fait, R.E Howard passait d'un moment de sa vie à un autre, sans vraiment se soucier de justifier ce qu'il avait fait avant et ce qu'il ferait après. On peut sentir toutefois dans certaines nouvelles qu'il est plus habitué à la civilisation et moins impulsif et une ou deux où il évoque son passé.
- Florentbzh
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Re: Cinema films de nöel ou pas
On a fait des recoupements pour Conan...15 ans à Venarium (il le dit lui-même), 17 ans pour la Tour de l'éléphant, 23 quand il rencontre Bêlit, etc....roi vers 40 ans
http://www.barbariankeep.com/cnchronds.html
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Re: Cinema films de nöel ou pas
I Spit on Your Grave (Meir Zarchi, 1978) : un écrivaine new-yorkaise loue un chalet isolé pour y être au calme et écrire son premier roman. Quatre hommes lui tendent un piège, la violent tour à tour et la laissent pour morte. Elle survit et veut se venger.
Egalement connu sous les noms Œil pour œil et Day of the Woman.
Après Massacre à la tronçonneuse je continue ma petite promenade dans l'Amérique rurale et bucolique des années 70. S'il n'est pas le premier film appartenant au sous-genre horrifique du rape & revenge, I Spit on Your Grave est sûrement un des plus célèbres. Je m'attendais à un pur film d'exploitation de son époque, ultraviolent, gore, basique et filmé avec les pieds. J'ai eu l'agréable surprise de découvrir un film bien plus fin et intelligent que ça. Attention, ça reste un film d'horreur fauché plein de sang et de nudité, avec des acteurs amateurs pas très bons. Mais il y a quelque chose en plus. L'actrice principale, Camille Keaton, est excellente dans un rôle qui a dû être très difficile. Son personnage, Jennifer, est développé, c'est une femme intelligente, libre, que le réalisateur ne sexualise jamais gratuitement. Oui elle passe une bonne partie du film totalement nue mais ce n'est jamais lubrique.
La scène de viol est très longue, tétanisante et difficile à regarder, surtout que la caméra nous met régulièrement à la place des agresseurs, faisant de nous des complices des horreurs qui se déroulent. La vengeance prend également les attentes à contre-pied : Jennifer n'utilise pas la violence extrême des violeurs, ne "devient pas un homme" pour atteindre son but. Au contraire, c'est en reprenant possession de son corps et en s'affirmant femme qu'elle réussit. Elle regagne sa liberté, comme le montre le long dernier plan du film qui accompagne une partie du générique de fin.
Surpris, donc, de découvrir des aspects résolument modernes dans ce film. Je m'y attendais pas. Si l'expérience vous tente, je précise quand même que, sans jamais être gore, le film est très violent et malsain. Ça ne passera pas pour tout le monde.

Les Trois Visages de la peur (Mario Bava, 1963) : une femme seule chez elle reçoit des coups de téléphone anonymes lui annonçant qu'elle est surveillée et qu'elle va mourir dans la nuit. Une famille russe du XIXe siècle est victime de vampires. Une infirmière vole un bijou précieux sur le corps d'une patiente morte.
C'est un film à sketchs qui présente trois histoires horrifiques. Le maître de cérémonie, qui introduit et conclut le métrage, est incarné par Boris Karloff, qui a l'air de bien s'amuser. C'est inégal mais dans l'ensemble très réussi. La première histoire, Le Téléphone, est la plus faible du lot. C'est un huis-clos dans un appartement, rythmé par les appels téléphoniques de plus en plus menaçants à une femme de plus en plus effrayée. Le scénario est plein de trous, c'est un peu longuet et le "twist" final est ridicule. Je sauve quand même la fin marrante en mode "tel est pris qui croyait prendre" et bien sûr la beauté de Michèle Mercier.
Le deuxième segment, Les Wurdalaks, est le plus long et le meilleur. Vaguement inspiré d'une nouvelle d'Alexis Tolstoï, cousin éloigné de Léon, l'histoire aborde le folklore slave du XIXe siècle et plus particulièrement les vourdalaks, des vampires qui ont la spécificité de s'attaquer en priorité aux personnes qui les aiment. La photographie est superbe, très Hammer avec sa brume, ses ruines et ses vieilles bâtisses. L'histoire est sombre, sans espoir. Boris Karloff est excellent en patriarche sévère et violent d'une famille qui ne sait plus à quel saint se vouer.
Enfin, La Goutte d'eau est une histoire de revenant vengeur, classique mais très réussie. En volant la bague d'une morte, ancienne médium, une infirmière devient la cible de la vengeance de son fantôme. C'est le segment le plus flippant, encore une fois la photographie est soignée, plus généralement la DA est très belle (le visage de la morte, le manoir, l'appartement de l'infirmière) et la conclusion façon Quatrième Dimension est bien vue.

Egalement connu sous les noms Œil pour œil et Day of the Woman.
Après Massacre à la tronçonneuse je continue ma petite promenade dans l'Amérique rurale et bucolique des années 70. S'il n'est pas le premier film appartenant au sous-genre horrifique du rape & revenge, I Spit on Your Grave est sûrement un des plus célèbres. Je m'attendais à un pur film d'exploitation de son époque, ultraviolent, gore, basique et filmé avec les pieds. J'ai eu l'agréable surprise de découvrir un film bien plus fin et intelligent que ça. Attention, ça reste un film d'horreur fauché plein de sang et de nudité, avec des acteurs amateurs pas très bons. Mais il y a quelque chose en plus. L'actrice principale, Camille Keaton, est excellente dans un rôle qui a dû être très difficile. Son personnage, Jennifer, est développé, c'est une femme intelligente, libre, que le réalisateur ne sexualise jamais gratuitement. Oui elle passe une bonne partie du film totalement nue mais ce n'est jamais lubrique.
La scène de viol est très longue, tétanisante et difficile à regarder, surtout que la caméra nous met régulièrement à la place des agresseurs, faisant de nous des complices des horreurs qui se déroulent. La vengeance prend également les attentes à contre-pied : Jennifer n'utilise pas la violence extrême des violeurs, ne "devient pas un homme" pour atteindre son but. Au contraire, c'est en reprenant possession de son corps et en s'affirmant femme qu'elle réussit. Elle regagne sa liberté, comme le montre le long dernier plan du film qui accompagne une partie du générique de fin.
Surpris, donc, de découvrir des aspects résolument modernes dans ce film. Je m'y attendais pas. Si l'expérience vous tente, je précise quand même que, sans jamais être gore, le film est très violent et malsain. Ça ne passera pas pour tout le monde.

Les Trois Visages de la peur (Mario Bava, 1963) : une femme seule chez elle reçoit des coups de téléphone anonymes lui annonçant qu'elle est surveillée et qu'elle va mourir dans la nuit. Une famille russe du XIXe siècle est victime de vampires. Une infirmière vole un bijou précieux sur le corps d'une patiente morte.
C'est un film à sketchs qui présente trois histoires horrifiques. Le maître de cérémonie, qui introduit et conclut le métrage, est incarné par Boris Karloff, qui a l'air de bien s'amuser. C'est inégal mais dans l'ensemble très réussi. La première histoire, Le Téléphone, est la plus faible du lot. C'est un huis-clos dans un appartement, rythmé par les appels téléphoniques de plus en plus menaçants à une femme de plus en plus effrayée. Le scénario est plein de trous, c'est un peu longuet et le "twist" final est ridicule. Je sauve quand même la fin marrante en mode "tel est pris qui croyait prendre" et bien sûr la beauté de Michèle Mercier.
Le deuxième segment, Les Wurdalaks, est le plus long et le meilleur. Vaguement inspiré d'une nouvelle d'Alexis Tolstoï, cousin éloigné de Léon, l'histoire aborde le folklore slave du XIXe siècle et plus particulièrement les vourdalaks, des vampires qui ont la spécificité de s'attaquer en priorité aux personnes qui les aiment. La photographie est superbe, très Hammer avec sa brume, ses ruines et ses vieilles bâtisses. L'histoire est sombre, sans espoir. Boris Karloff est excellent en patriarche sévère et violent d'une famille qui ne sait plus à quel saint se vouer.
Enfin, La Goutte d'eau est une histoire de revenant vengeur, classique mais très réussie. En volant la bague d'une morte, ancienne médium, une infirmière devient la cible de la vengeance de son fantôme. C'est le segment le plus flippant, encore une fois la photographie est soignée, plus généralement la DA est très belle (le visage de la morte, le manoir, l'appartement de l'infirmière) et la conclusion façon Quatrième Dimension est bien vue.
