Kandjar a écrit : ↑mar. sept. 15, 2026 10:07 am
C'est bien de ce bouquin que vient mon pseudo. Je cherchais un nom pour... un magicien.
Quelle déception! Moi qui croyais que tu étais un fin connaisseur de la culture omanaise!
Au même moment, je m'étais intéressé aux différents systèmes astrologiques, et avais calculé que mon signe astrologique arabe était "poignard".
Ça m'a confirmé dans le choix de ce nom comme pseudo.
Dieu des mecs un peu trop naïfs
dK synergique for ever
Il y a des artistes dont la mort m'affecte plus que d'autres. Catherine Ringer en fait partie.
Certes parce que c'est toute ma jeunesse (comme beaucoup d'autres quinquagénaires qui hantent ce forum). Marcia Baïla fut l'un de mes premiers 45 tours (en 1985 ? j'avais 14 ans !). Tube archi-diffusé sur la FM, il a provoqué l'engouement d'une génération.
Mais au-delà de la pure nostalgie, il a suscité en moi une fidélité à toute épreuve. En 1986, le No comprendo devient mon album de chevet. Tout y est bon : rien à jeter.
Par la suite, on pouvait craindre l'épuisement, le feu de paille.
Bien au contraire : de loin en loin, un nouvel (et rare) album, toujours novateur : Marc et Robert, avec les Sparks ; Système D ; Cool frénésie ; La femme trombone ; et le dernier, Variety (à mon goût, le moins intéressant). Puis le prolongement avec les albums de Ringer en solo.
Un rythme de création lent, qui évite la redite et la recherche de la formule systématique propice à l'usure musicale (le métro-boulot-dodo de la musique FM : album/tournée tous les deux ans). Au contraire, les Rita prennent leur temps, et multiplient les concerts, quoi qu'il arrive (je ne les ai hélas pas vus autant que je l'aurais voulu : une fois à Lyon, il y a plus de 25 ans ; puis Ringer seule, il y a 7 ou 8 ans, en plein air à Mèze : mes enfants, pré-ados, étaient jeunes, mais furent scotchés). Des performances impressionnantes et généreuses, alimentées par l'invitation d'autres artistes (les Rita ne sont pas chiens : ils savent recevoir). Voir le concert privé enregistré par M6 (je l'ai regardé en boucle après l'avoir enregistré en VHS), diffusé en CD sous le titre Acoustiques.
Ils n'ont donc pas les tics d'une usine à tubes, et pourtant que de tubes, à l'identité forte, reconnaissables entre mille, tout à la fois fantaisistes, graves, rock, dansants, contemplatifs, insolites, hors norme ! Et avec une telle personnalité ! Impossible de les confondre avec d'autres, éloignés de toute fadeur, de toute uniformité.
C'est la fin d'un monde et d'un état d'esprit pour moi. Que ferons-nous sans elle ? Sans sa touche de folie créatrice, sa liberté, son énergie, sa forte personnalité, sa constance, son humour, sa sincérité, son empathie et son immense talent ?
Cochonnerie de cancer.
Je m'en vais réécouter tout ça.
Il nous reste leurs disques.
Et ça me donne envie de voir revenir le groupe Minuit constitué par deux de leurs enfants, que j'avais trouvé particulièrement enthousiasmant (vu lors d'une tournée de petites salles, à Besançon, il y a plus de dix ans). J'ignore s'ils ont continué.