BILAN 2025
Je finis l’année 2025 avec moins de livres lus qu’en 2024 : 71 au lieu de 94, dont 19 livres audios (contre 28 en 2024) et, nécessairement, 52 livres papiers au lieu de 66. La différence s’explique essentiellement par deux facteurs.
Le premier est le plus important : la dépression. J’ai le sentiment d’être constamment fatigué et donc moins à même de prendre un livre, notamment pendant mes périodes de veille, de peur de m’endormir et de ne pas pouvoir dormir la nuit venue. Par ailleurs, mon temps de lecture le soir est moins grand. Mais surtout, j’ai eu des moments où je n’arrivais pas à trouver quoi lire : je n’avais envie de rien et surtout pas de ce qui pouvait me plaire. Les vacances d’été ont été moins tournée vers la lecture et beaucoup plus vers la rumination. Enfin, j’ai cherché des activités dans lesquelles mon esprit était occupé à des choses futiles et non aux mots et à la lecture.
La seconde est, entre autres, la conséquence de la première : j’ai plus joué aux jeux vidéo cette année et ai donc moins lu.
Le bilan de l’année est donc de 34 livres de SFF pour 37 de littérature blanche.
J’ai l’impression de ne pas avoir eu de gros coup de cœur cette année, contrairement aux autres années. Toutefois, le livre que j’ai le plus conseillé est certainement
le Livre d’Ebenezer Le Page et je pense que je peux lui donner ce titre, même si c’est très atypique et entouré de livres qui sont grandement reconnus (comme Au cœur des ténèbres, Perdido Street Station ou LA Confidential). Le coté surprise joue peut-être aussi beaucoup dans ce gros coup de cœur, donné un peu par défaut.
Dans la catégorie des excellents/à conseiller absolument, je cite (par ordre de lecture) :
- Dans la toile du temps,
- Le monde selon Garp,
- Hell’s Angels,
- Imago (et sa série),
- Le petit déjeuner des champions,
- le livre d’Ebenezer Le Page,
- les Dépossédés,
- L’escale,
- la Parabole du semeur,
- Une si longue lettre,
- Persépolis,
- Le Silence,
- Avec joie et docilité,
- Au cœur des ténèbres,
- la Route pour la servitude,
- la Cité des nuages et des oiseaux,
- l’Espace de la révélation,
- Un long voyage,
- Jeu blanc,
- Adam & Eve,
- Perdido Street Station,
- L. A. Confidential,
- Leçons,
- Sovok,
- Un sou pour sa survie,
- la Cité des permutants,
- la Fileuse d’argent,
- le Problème Spinoza.
Dans les à éviter :
- Metro 2033,
- Soufi mon amour,
- tout ce que j’ai lu de Dan Simmons,
- le Secret des secrets,
- les Clans de la lune alphane,
- Dans les profondeurs du temps,
- Wayward Pines : révélations,
- le Diable est au piano,
- Will le magnifique,
- la Formule de Dieu.
Certaines déceptions sont liées à de grandes attentes, soit en raison de la façon de vendre le livre (Wayward Pines, qui est, à ce titre, juste sympathique mais peu cohérent), soit une trop grande attente envers l’auteur (Will le Magnifique), soit lié à la façon d’écrire de l’auteur (la confrérie des Dan, même si le roi incontesté de l’abattage inutile d’arbres reste indétrônable en la personne de Dan Brown).
En conclusion, je trouve que l’année 2025 a été moins prolifique que les années précédentes. Le nombre de livres lus est plus faibles, je n’ai pas eu un énorme coup de cœur pour un livre et j’ai lu plus de livres moyens voire mauvais que les autres années. Il faut dire aussi que j’ai tenu à lire les séquelles d’Hypérion ainsi que des livres pour ado, du Dan Brown, du J.R. Dos Santos (d’un autre coté, avec de telles initiales, comment le prendre au sérieux ?)… Je sais que je me prépare quelques purges pour 2026 (découvrir Joël Disckers) même si j’ai pu trouver une nouvelle série de la honte que j’ai plaisir à suivre (à savoir la version audio de Dungeon Crawler Carl). J’espère une meilleure année 2026.
Je l’ai d’ailleurs commencé en continuant dans ma lancée de 2025, à savoir en lisant des classiques, de la SF pour le coup, puisque j’ai presque terminé le Meilleur des mondes). J’espère pouvoir aussi continuer mes explorations et les approfondissements des auteurs que j’apprécie. Mais je tire une leçon de l’année 2025 : il ne faut pas trop lire de livres du même auteur trop rapidement, parce que l’on finit par se lasser de son univers d’écriture. J’ai dû faire une pause avec Ron Rash, j’aurais dû avec Stephen Greenblatt et je l’ai fait avec d’autres auteurs que j’ai apprécié, un peu ou beaucoup, comme Kurt Vonnegut, Hunter S. Thompson ou Chris Offut.
PS : J'ai omis la liste complète des livres lus cette année. A noter, un "roman graphique" dans le lot, que j'ai du mal à classer dans de la BD classique tant par le thème que par l'approche de Sfar.