
"Presque Minuit" par Anthony Combrexelle.
On ne présente plus Anthony Combrexelle, également appelé “Yno” dans le milieu roliste. Auteur de Patient 13, Notre Tombeau, Channel Fear, et de nombreux autres petits jeux, il entre avec ce roman dans le monde de la littérature de genre. J’étais assez curieux de voir ce qu’il allait proposer.
Nous sommes en 1889 à Paris, alors que l’exposition universelle va bientôt commencer. Les protagonistes de l’histoire sont un groupe de six enfants qui se sont échappés de l’orphelinat où ils subissaient de mauvais traitements de la part de “la teigne”, un des surveillants. Entre eux, ils n’utilisent pas de patronyme mais seulement leur surnom: Moignon, Morve, Allumette, Pleurs, Boiteux et Bègue. Ensemble, ils font les poches des bourgeois et refourguent ce qu’ils trouvent à un receleur, et vivent ainsi de petits expédients, jusqu’au jour où ils dérobent une étrange montre à une de leur victime… Un objet particulier qui, ils vont bientôt le découvrir, leur permet de remonter le temps de quelques dizaines de minutes… Ce n’est pas grand chose, certes, mais c’est suffisant pour rectifier une petite erreur, voire pour empêcher l’un d’entre eux de perdre la vie.
Mais bien sûr, l’étrange gentleman à qui ils ont dérobé ce précieux objet va tenter de les retrouver et de le récupérer. Alors qu’ils tentent de lui échapper, les orphelins se rendent compte qu’ils se sont peut-être attaqués à un très gros poisson, et mettent à jour une terrible conspiration…
Pour un premier essai, ce bouquin est plutôt correct. Le style d’Yno n’est pas particulièrement poétique ni recherché, mais il fait le taf pour décrire cette aventure haletante et plutôt bien ficelée. En conclusion: plutôt pour les amateurs de steampunk.

"L’homme démoli", de Alfred Bester.
Nous sommes en l’an 2301, dans un monde qui a évolué suite à l’avènement des “extrapers”, des hommes et des femmes disposant de pouvoirs télépathiques. Ben Reich est le CEO de Monarch, une multinationale qui est en compétition constante avec D’Courtney, un autre homme d’affaires très influent. Lorsque celui-ci refuse un projet de fusion entre leurs deux entreprises, Ben Reich est convaincu qu’il doit éliminer son rival, entreprise qui s’avère compliquée dans un monde où la moindre intention de meurtre peut être interceptée par des télépathes qui sont engagés comme gardiens de sécurité…
Cela ne va pas empêcher Ben Reich d’essayer, avec l’aide de Gus Tate, qui est lui-même télépathe… L’entreprise va demander des trésors d’imagination et de duplicité. Comment empêcher que Lincoln Powell, policier de haut rang également télépathe, découvre le pot aux roses?
Ce roman propose un étrange mélange entre enquête policière et pouvoirs psychiques. Il n’est pas trop compliqué à lire, mais certains raccourcis rendent l’intrigue difficilement compréhensible, et la fin est un peu tirée par les cheveux. L’un dans l’autre, je ne le recommande pas.

"La mariée était en noir", de William Irish
Dans un gîte loué à la fin du mois de décembre 2025 non loin de Pairi Daiza, j’ai trouvé une compilation de quelques romans de William Irish. J’en ai profité pour faire la connaissance de cet auteur de romans noirs en lisant le premier de ceux-ci.
La mariée était en noir est l’histoire d’une vengeance: chacune de cinq parties de l’ouvrage se focalise sur le meutre d’une personne, puis sur l’enquête de la police concernant les derniers faits. Le roman se lit rapidement et est diablement efficace: on se surprend à admirer l’imagination de la meurtrière, qui adapte son modus operandi à chacune de ses victimes. Si au départ, la police semble complètement dépassée, petit à petit, l’inspecteur chargé de l’enquête finit par recouper les informations, trouver le lien entre les victimes, et ce n’est qu’à la fin que tout est révélé.
Globalement, une bonne découverte pour ce dernier roman de 2025.
Lectures de 2025:
