Déjà les PJs ne savaient pas trop par où commencer, vu que l'ordre de mission avait été rédigé avec les pieds et que chacun lisait des noms différents dessus, donc ils sont allés sur Google (bah oui). Beau 666 du Docteur qui grille son laptop en essayant de se connecter sur le wifi de Kévin. Ensuite, recherches diverses et variées dans l'immeuble, en se rendant compte que l'ascenseur était un peu bizarre, sentait plein d'odeurs différentes à chaque fois qu'on entrait, et s'arrêtait souvent par le quatrième. On remarque aussi que certains noms sur les sonnettes pourraient être ceux des gars qu'on cherche, et qu'une bande de dix militaires vient de descendre du deuxième pour partir pour une caserne pas trop loin de là; on ne sait jamais, cet immeuble est trop chelou, tentons le coup: le docteur utilise ses petits pouvoirs pour déverrouiller toutes les portes des sept autres appartements, prétextant qu'il visite pour trouver un logement et que c'est l'agence qui lui a remis le passe. Au premier, il tomber nez à nez avec un grand baraqué pas commode, et se carapate en douce. Plusieurs essais divers et variés avec l'ascenseur concluent que oui, il est bizarre, mais ne mène pas en enfer ou dans une quelconque autre dimension. Et la fille de la concierge est une bombe sexuelle. D'ailleurs, la concierge a chez elle un corbeau dans une cage, et fait parfois des prédictions dont elle ne se souvient pas deux secondes après.
Le soir vient, les PJs, au fil de leurs recherches sur internet, trouvent qu'il y a bien eu un résistant du même nom tué par la Gestapo à deux jours de la libération de Paris, dans un immeuble du quatorzième aussi, en représailles contre une action ayant causé la morts d'officiers allemands... dans l'immeuble même où habite Kévin. Sur ce, après avoir commandé une pizza, les PJs vont explorer la cave et les cagibis des huit appartements. Il y en a un neuvième, dont on ne sait à quoi il sert. Le docteur déverrouille la porte, bien qu'il n'ait pas la clé (non, sans blague) et se prend une mandale en pleine face, par un squelette, ce qui le fait partir en hurlant comme un putois "au secours, des morts-vivants" dans la cage d'escalier, réveillant au passage deux étages. Alexander se retrouve face à face avec cinq squelettes en lambeaux d'uniformes allemands, et se les poutre à la lueur de l'I-Phone de Chris (qui était allé pêcher la page interne du Vatican, avec une belle croix dessus - mais bizarrement, ça ne faisait pas d'effet sur les tas d'os). Quand les autres arrivent, impossible de refermer la porte à clé (logique); dans le doute, Chris et Alexander balancent les ossements dans la cave de Kévin pour les y enfermer, au cas où ils referaient du ramdam plus tard, et vont donner une excuse bidon à la concierge, qui leur fait de nouveau une prédiction du genre "vous allez avoir des surprises).
Le lendemain, toujours sous le prétexte "excusez-nous pur le raffut hier soir, on avait un peu bu", Alexander, Claire et Lupin vont sonner chez l'armoire à glace du premier, qui ne répond pas. Le docteur refait son coup de la veille, déverrouille la porte pour pouvoir aller fouiller; le gars était planqué derrière, et leur tombe dessus, en armure et casque, armé d'une hache. Notre pauvre Alexander n'avait pas son arme sur lui, et s'est fait gentiment poutrer en deux temps trois mouvements pendant que les autres couraient chez Kévin. Barricade dans les règles dans l'appart; le Viking (bah c'en était un, quoi) vient défoncer la porte. Lupin s'enfuit lestement par la fenêtre. Kévin le suit, se pète la cheville au passage. Claire appelle en renfort son escouade de soldats de Dieu et suit, se cassant le bras en route. Chris, dont le seul talent de combat est la fuite, se planque et laisse le gars tout casser pour se carapater en douce ensuite. En bas, on emmène kévin à l'hôpital, tandis que Claire envoie trois gars se charger du fou-furieux (il en butera deux, quand même) avant que les autres l'emmènent à l'hosto elle aussi.
Je laisse imaginer la scène découverte par la police plus tard: un gars en armure et hache de bataille, mort dans le salon de Kévin, en compagnie de deux para-militaires armés de flingues; des ossements de cinq soldats de la Gestapo, toujours dans la cave de Kévin; l'apaprt du premier laissé ouvert à tous vents. Les explications ont été... amusantes.
Sinon on n'a jamais trouvé l'Ange renégat, par contre le locataire du deuxième était un Ange parti en mission, cocufié par sa femme qui couchait avec le Viking; le corbac était un familier ayant perdu son Démon, et apprivoisé par la concierge, par qui il exprimait parfois son pouvoir de Vérité; et la mamie du quatrième était la grand-mère du résistant (vraiment exécuté, jamais démonifié), bien conservée malgré son âge, du fait qu'elle avait le Saint Grall sur sa cheminée (et c'est pour ça que l'ascenseur allait toujours au quatrième, et que les squelettes se relevaient la nuit, influencés par le pouvoir du truc).
Voilà, comme de coutume on a été de gros boulets.





