Wenlock a écrit :Bien, ça se clarifie doucement dans ma tête, merci.
Qu'est-ce qu'il a encore fallu comme étapes évolutives "majeures" (du calibre de "tiens, j'ai fait un noyau...") pour qu'on passe des premiers eucaryotes aérobies à des espèces de proto-crustacés façons trilobites ?
L'association de plusieurs cellules entre elles, ce qui permet d'augmenter la taille de "l'organisme" sans fragiliser les cellules.
La différenciation de ces cellules est également une étape capitale : plus d'efficacité, plus de résistance à l'environnement.
Parmi les grandes fonctions, on a les spécialisations de base : tissus spécialisés dans la nutrition (tube digestif, poumons, branchies...), dans la protection (épiderme, sécrétion de cuticules, de protéines rigides : kératine, chitine, lignine)
On a aussi des problématiques nouvelles : alimenter les cellules les plus internes, n'ayant pas accès aux nutriments, ce qui nécessite la mise en place d'un système circulatoire (hémolymphe, sang, sèves...) ; assurer la communication des cellules, par exemple pour coordonner l'action des contractiles pour permettre le mouvement (hormones, système nerveux) ; accroître la sensibilité de l'organisme à son environnement, par la mise en place de structures sensorielles (perception de la lumière, de la température, des vibrations, de la longueur des cycles jour-nuit...)
Au stade de l'organisme pluricellulaire, les évolutions possibles deviennent très nombreuses et rapides, notamment par ce principe de différenciation cellulaire, qui implique de ne pas avoir à modifier en profondeur le matériel génétique d'un individu pour modifier ses capacités.
EDIT : j'oubliais un mécanisme très important dans l'évolution : la reproduction sexuée !
Le brassage génétique généré devient alors très intense.