Il y a un mois commençait la première véritable campagne de Cabaret, le jeu que je crée avec ma copine.
Voici un résumé de l'univers puis des règles, par Lady Dylan :
Cabaret est un jeu cyberpunk inspiré de l'ambiance enfumée des music-hall du siècle dernier. Vous y incarnerez les artistes (danseurs, musiciens, magiciens...) ou ceux qui veillent sur eux dans l'ombre (machinistes, serveurs, maquilleurs...)
Nous sommes en l'an 2197. Le siècle touche à sa fin et l'humanité avec lui. Sur une Terre surpeuplée, polluée, exsangue, les hommes savent que la fin du monde est proche. Pourtant, ils n'y accordent pas vraiment d'importance : ils se réfugient dans le loisir, les masses sont aveuglées par la matrice, les riches en reviennent à l'humain qui est la dernière chose qui a de la valeur à leurs yeux tandis que les pauvres sont prisonniers d'un univers digital.
L'humain vaut cher. En tous cas, l'humain entraîné et remodelé comme le sont les danseurs de cabaret. Exercés depuis l'enfance, ayant bénéficié de la cybernétique la plus pointue et la plus invisible pour les rendre parfaits à l’œil exigeant des riches, ces hommes et femmes vouent leur vie au seul plaisir des puissants. Mais tout a un prix...
Cabaret est un jeu sans dés. Les personnages sont définis par des « traits », c'est-à-dire des phrases qui les décrivent. « J'ai des bras cybernétiques » est un trait. « Je suis extrêmement timide » est un trait. « Je n'ai jamais connu mes parents » peut également être un trait, selon l'importance que le personnage y apporte.
Lorsqu'un PJ doit effectuer une action, on compare le nombre de ses traits applicables avec la difficulté de la tâche. S'il se trouve dans une situation de tension, ou qu'il rencontre une opposition active, il rentre en « enchère ». Lors d'une enchère, chaque participant utilise à son tour un trait (qui doit être en rapport avec l'action) et celui qui n'en a plus perd l'affrontement. Le gagnant décide alors de ce qui s'est passé.
La campagne prend place à Venise, dans le principal cabaret de la ville : l'Hydre. Venise offre l'image d'une ville à deux niveaux : le bas de la ville est constitué de canaux pollués où la lumière du jour ne passe presque jamais tandis que les hauteurs sont aseptisées et luxueuses, réservées à l'élite.
L'Hydre est un cabaret impitoyable qui s'est battit sur de forts liens avec la mafia et une succursale du marché noir dans ses sous-sols. Des gens fort sympathiques donc, et pas du tout prêts à écraser leurs concurrents.
Les personnages joués sont pour l'instant :
- Karl Goblinn : médecin (savant fou) du Cabaret
- Cheyenne : barmaid qui a son propre numéro dans la revue. Ses cocktails sont connus dans toute la ville
- Igor Vorensky : magicien taillé à la hache aux colères légendaires
- Angel Mist : meneuse de revue caractérielle
- Moustique : fils caché du directeur, gamin qui connait le cabaret comme sa poche.
Voici le résumé de la première partie par un des joueurs :
Tout a commencé un classique soir de représentation. Les danseuses étaient survoltées, l'alcool coulait, mais les clients ne suivaient pas. Trop peu, trop peu étaient présents ce soir-là. Après quelques recherches, le coupable était trouvé ! Un reportage vidéo sur du traffic de drogue à l'Hydre. Impensable, nous qui sommes un cabaret respectable ! Oui bon, le serveur en question s'est juste loupé, et n'a pas percé la couverture du journaliste. Aller hop, un démenti pour la communication, et du petit personnel viré, pour faire propre.
Mais ça ne reglait pas le soucis. Qui était ce journaliste ? Un journaliste de Berlin, qui n'était encore jamais venu à Venise. Bizarre, pourquoi s'attaquer à nous alors ? Hmm, ce virement d'une forte somme d'argent sur son compte explique bien des choses... Après un tour dans sa chambre d'hôtel, rien de plus à apprendre. Mais qui est derrière tout ça ?
La réponse ne nous est toujours pas parvenue, mais un autre incident s'est déroulé le mois suivant. Lors d'un spectacle de poledance aérien, une barre s'est détachée, envoyant dans le public une danseuse et ses lourdes prothèses cybernétiques. Des dizaines de blessés parmi nos clients et une réputation ruinée... La guerre est déclarée. Mais contre qui ?
Et celui de la seconde partie, par moi-même :
Viviam Venom git au milieu d'une mare de sang et de morceaux de métal. Autour d'elle, c'est la panique, les clients fuient en hurlant tandis que les artistes se regroupent autour d'elle, la plupart en état de choc. Karl et Moustique prennent rapidement les devants, respectivement en s'occupant de la blessée et en fonçant aux cabines de contrôle des barres. Tandis que Vivan est transférée à l’hôpital, le groupe tente de mener l'enquête. Tous les câbles sont intacts, aucun piratage du système (qui se trouve de plus déconnecté du réseau) n'a été effectué... Tout est parfaitement normal et pourtant Stan, le machiniste, jure qu'il a tout bien fait et Moustique est convaincu de sa sincérité.
Cependant, les investigations d'Igor et Cheyenne vont mettre à jour un espion du Moulin Rouge infiltré parmi l'équipe technique. Malheureusement, celui-ci va prendre en otage le chef technique et être abattu froidement par les vigiles du cabaret, sans avoir pu parler...
Alors que l'enquête piétine, Ruby demande à Igor de faire en sorte que le cabaret ne coule pas : s'occuper des journalistes, trouver de nouveaux sponsors, faire chuter un concurrent ou deux histoire de rester à niveau... Le truc habituel.
Notre vaillante équipe se met donc au travail. Et rapidement germe l'idée de contacter la megacorporation Freizeit, spécialisée dans les médias, afin de monter un nouveau show : une émission hebdomadaire présentant les coulisses du cabaret et leur prochain spectacle pour le retour de Vivian Venom, prévu pour dans deux mois. En parallèle, ils contactent RedTech, fililale de la megacorpo Redrige qui se lance dans les prothèses cybernétiques civiles (ils ont reçu en spam une publicité singeant l'accident de Vivian) afin de nouer un partenariat avec eux.
La séance se clôt sur leurs deux nouveaux partenariats ainsi que sur l'éviction de Stan Wendel, confondu par les caméras de surveillance mais qui continue de crier son innocence. Son cadavre sera repêché quelques jours plus tard, il a visiblement été exécuté d'une balle dans la tête.
A dans un mois pour la suite, et d'ici-là je reste ouvert à toutes vos questions