[CR] Ante Mortem
Publié : lun. mai 23, 2016 6:08 pm
Yo.
J'ouvre ce fil pour y raconter les péripéties de mes joueurs, des fois que cela puisse intéresser quelques lecteurs. Dans le pire des cas, cela me forcera au moins à écrire ces comptes-rendus
.
Alors, Ante Mortem c'est quoi ? C'est un jeu de rôle fabriqué avec plein de trucs : Bloodlust Metal, Oltréé, Wastburg, Warhammer, Te Deum pour un massacre, un soupçon de D&D, une bonne partie de la gamme Chibi et bien d'autres que j'oublie sur le moment. Pour ce qui est des règles, je suis parti d'une base Metal remaniée à ma sauce en puisant mes idées à droite et à gauche.
L'univers de jeu est fortement inspiré de notre Europe du XVIème siècle, mâtinée d'un peu de fantastique : les humains n'en sont pas l'unique race, les contes et les monstres issus du folklore existent bel et bien quoique rares, de même que la magie. Le Vieux continent est éclaté en de multiples royaumes, qui tantôt se font la guerre et tantôt commercent entre eux mais jamais n'oublient que jadis l'Empire s'étendait sur cette partie du monde. C'est une époque charnière : le monde médiéval s'efface peu à peu et se modernise. Cela n'est pas sans poser de problèmes, ce qui reste de l'Empire est déchiré depuis plusieurs décennies par de violents conflits religieux, les ambitions des grands de ce monde provoquent des guerres plus meurtrières que jamais. Si le progrès est en marche, les famines et les épidémies restent un fléau, la sorcellerie et ses excès venant s'y ajouter. Pourtant, au milieu de tout cela, il se trouve des individus qui n'hésitent pas à prendre en main leur destinée. Qu'ils soient héros, salauds ou martyrs, tous écrivent leur histoire. Avant la mort.
L'univers n'a pas pour vocation d'être particulièrement original, son principal avantage est de correspondre en tout point à ce que je souhaite et d'être adaptable à la volonté de mes joueurs.
Les CR :
La République est bien trop accaparée par sa lutte contre les Yassifis pour s’opposer efficacement à la puissance impériale. Parfois obligée de négocier avec le sultan du Jalur, la Sérénissime ne capitule pourtant pas. Elle retarde autant que faire se peut son avancée, mais jamais à visage découvert : officiellement, la paix est signée depuis 1346.
La société piérimontaise évolue avec son époque : sa classe dirigeante qui avait bâti sa prospérité, et donc celle de la cité, sur le commerce maritime se tourne peu à peu vers les investissements et les revenus de la terre ferme, tandis que les pouvoirs se concentrent toujours plus entre les mains d’une aristocratie oligarchique, notamment au Sénat. Les Piérimontais n'ont qu'une règle : la fin justifie les moyens. Entre leurs spadassins et leurs courtisanes dont la fourberie dispute à la prestance, les intrigues y sont monnaie courante. Il s'agit néanmoins d'un peuple contrasté aux penchants humanistes, qui rejette la tradition et embrasse le progrès, pourvu qu'il y ait profit à la clé.
Car Piérimont reste une ville ouverte aux étrangers, aux artistes, aux intellectuels, et même aux penseurs peu orthodoxes, au grand dam du Pontificat. L'intérieur des terres au sud est riche de ses vallées fertiles qui viennent s'appuyer sur les contreforts, lesquels annoncent la frontière avec le puissant royaume d'Aquéanie, éternel rival de l'Empire.
Six mois auparavant, la République a perdu la guerre. Alliés de circonstance, l'Empire et le royaume d'Aquéanie se la sont partagée entre eux. Si la ville même revient à l'Empire, l'arrière-pays devient aquéanien. La République n'est plus, le Sénat vidé de tout pouvoir, l'administration impériale a pris la main.
Au milieu de tout cela, les personnages.
Girolamo Grantemesnil est le second fils du patrice Enardo Grantemesnil, tout juste la trentaine. Sa famille est une des plus influentes de la cité, malgré le récent revers de fortune qu'elle a subi. Il y a presque un an, au début du conflit, le Sénat a offert à son père la dictature. Cette magistrature devait durer cinq années et permettre de gérer la crise qui se profilait. Mais Enardo Grantemesnil est mort en mer lors d'un accrochage avec la flotte impériale, précédé de quelques semaines par la disparition de son fils aîné Claudio lors d'une tempête. Girolamo se retrouve donc à la tête d'une maison patricienne ébranlée, aux ennemis plus nombreux que jamais. Il est loin de regretter le tour qu'ont pris les choses et compte bien reprendre en main la maison Grantemesnil. [Petit détail qui aura sûrement son importance plus tard : il est pro-impérial.]
Gaspard Furnival est un jeune nain un peu touche-à-tout. Il fait partie de la maison Grantemesnil mais son statut n'est pas clair. Sans être un domestique, il ne semble pas diriger quoique ce soit. Girolamo le laisse souvent libre de ses mouvements, lorsque le nain ne l'accompagne pas partout où il va. Enfant, il s'est piqué d'herboristerie et d'alchimie, et montre plus récemment un intérêt marqué pour l'ingénierie et la mécanique. Gaspard est en fait le demi-frère de Girolamo. Le secret est bien gardé et doit le rester : non pas que batifoler avec une naine soit particulièrement mal vu, mais ce serait fournir une arme aux ennemis politiques de son père, qui sont maintenant ceux de Girolamo. Gaspard, s'il n'a jamais été reconnu par son père, a tout de même reçu une éducation de qualité. Il est allé étudier quelques années à l'Academia, une école de magie dont certains membres sont réellement doués de talents.
Éléna Triste-Étoile est une elfe albinos. Elle porte en permanence ou presque un masque pour le cacher et protéger son visage du soleil. Revenue récemment en ville, elle est entrée au service de Girolamo en tant que porte-glaive. Éléna est née à Piérimont. À ce titre, elle constitue déjà une exception pour son peuple : les enfants nés au dehors sont normalement tués à la naissance. Sa mère l'a élevé, se servant à l'époque de ses contacts. Parmi eux se trouvait un jeune homme, Enardo Grantemesnil, qui lui offrit sa protection. Vers vingt ans, sa mère disparue, elle partit à sa recherche. Au fil de ses voyages, elle gagna sa vie en louant son épée, perfectionnant son art, jusqu'à rencontrer plus fort qu'elle. L'individu en question, fort étrange, se révéla être un vampire. Il fallut quelques années à l'elfe pour se faire à sa nouvelle nature, et elle n'y parvint jamais vraiment. Ce n'est que peu de temps après le conflit qu'elle revint à Piérimont, espérant retrouver Enardo Grantemesnil, et découvrit la situation précaire de Girolamo. Lasse de parcourir le monde, elle travaille désormais pour lui.
Gabriel Defortin approche de la quarantaine. Officier de carrière, ses origines modestes lui valent souvent l'inimitié des grands et le respect de ses hommes. Il était centenier dans les forces piérimontaises et a participé à l'unique bataille terrestre du conflit : la Bauquemare. Ce désastre militaire a vu le régiment de Gabriel se faire tailler en pièce, à l'instar du reste de l'armée républicaine. Bien qu'il en soit revenu en un seul morceau, ce qui n'est pas un mince exploit, l'officier a depuis été mis au placard par la hiérarchie impériale.
Henry de Beringar est un jeune chevalier de l'Ordre de la Guivre, fidèle à la République depuis sa création des siècles plus tôt. Il fut l'écuyer du grand maître de l'ordre avant d'être adoubé par lui. Lui aussi était présent à la Bauquemare, où la majorité de ses confrères tombèrent face à l'artillerie aquéanienne. Il se retrouve désormais à la tête d'un ordre moribond.
La première scène pour très bientôt.
J'ouvre ce fil pour y raconter les péripéties de mes joueurs, des fois que cela puisse intéresser quelques lecteurs. Dans le pire des cas, cela me forcera au moins à écrire ces comptes-rendus
Alors, Ante Mortem c'est quoi ? C'est un jeu de rôle fabriqué avec plein de trucs : Bloodlust Metal, Oltréé, Wastburg, Warhammer, Te Deum pour un massacre, un soupçon de D&D, une bonne partie de la gamme Chibi et bien d'autres que j'oublie sur le moment. Pour ce qui est des règles, je suis parti d'une base Metal remaniée à ma sauce en puisant mes idées à droite et à gauche.
L'univers de jeu est fortement inspiré de notre Europe du XVIème siècle, mâtinée d'un peu de fantastique : les humains n'en sont pas l'unique race, les contes et les monstres issus du folklore existent bel et bien quoique rares, de même que la magie. Le Vieux continent est éclaté en de multiples royaumes, qui tantôt se font la guerre et tantôt commercent entre eux mais jamais n'oublient que jadis l'Empire s'étendait sur cette partie du monde. C'est une époque charnière : le monde médiéval s'efface peu à peu et se modernise. Cela n'est pas sans poser de problèmes, ce qui reste de l'Empire est déchiré depuis plusieurs décennies par de violents conflits religieux, les ambitions des grands de ce monde provoquent des guerres plus meurtrières que jamais. Si le progrès est en marche, les famines et les épidémies restent un fléau, la sorcellerie et ses excès venant s'y ajouter. Pourtant, au milieu de tout cela, il se trouve des individus qui n'hésitent pas à prendre en main leur destinée. Qu'ils soient héros, salauds ou martyrs, tous écrivent leur histoire. Avant la mort.
L'univers n'a pas pour vocation d'être particulièrement original, son principal avantage est de correspondre en tout point à ce que je souhaite et d'être adaptable à la volonté de mes joueurs.
Les CR :
Le théâtre de jeu sera la cité de Piérimont, capitale de la République éponyme, en l'an de grâce 1367.À la piérimontaise :
Se relever - I
Se relever - II
Se relever - III
Antiquaires de terrain :
L'Ocquelande en 1387 et la présentation des personnages.
Antiquaires de terrain.
Spoiler:
La société piérimontaise évolue avec son époque : sa classe dirigeante qui avait bâti sa prospérité, et donc celle de la cité, sur le commerce maritime se tourne peu à peu vers les investissements et les revenus de la terre ferme, tandis que les pouvoirs se concentrent toujours plus entre les mains d’une aristocratie oligarchique, notamment au Sénat. Les Piérimontais n'ont qu'une règle : la fin justifie les moyens. Entre leurs spadassins et leurs courtisanes dont la fourberie dispute à la prestance, les intrigues y sont monnaie courante. Il s'agit néanmoins d'un peuple contrasté aux penchants humanistes, qui rejette la tradition et embrasse le progrès, pourvu qu'il y ait profit à la clé.
Car Piérimont reste une ville ouverte aux étrangers, aux artistes, aux intellectuels, et même aux penseurs peu orthodoxes, au grand dam du Pontificat. L'intérieur des terres au sud est riche de ses vallées fertiles qui viennent s'appuyer sur les contreforts, lesquels annoncent la frontière avec le puissant royaume d'Aquéanie, éternel rival de l'Empire.
Six mois auparavant, la République a perdu la guerre. Alliés de circonstance, l'Empire et le royaume d'Aquéanie se la sont partagée entre eux. Si la ville même revient à l'Empire, l'arrière-pays devient aquéanien. La République n'est plus, le Sénat vidé de tout pouvoir, l'administration impériale a pris la main.
Au milieu de tout cela, les personnages.
Girolamo Grantemesnil est le second fils du patrice Enardo Grantemesnil, tout juste la trentaine. Sa famille est une des plus influentes de la cité, malgré le récent revers de fortune qu'elle a subi. Il y a presque un an, au début du conflit, le Sénat a offert à son père la dictature. Cette magistrature devait durer cinq années et permettre de gérer la crise qui se profilait. Mais Enardo Grantemesnil est mort en mer lors d'un accrochage avec la flotte impériale, précédé de quelques semaines par la disparition de son fils aîné Claudio lors d'une tempête. Girolamo se retrouve donc à la tête d'une maison patricienne ébranlée, aux ennemis plus nombreux que jamais. Il est loin de regretter le tour qu'ont pris les choses et compte bien reprendre en main la maison Grantemesnil. [Petit détail qui aura sûrement son importance plus tard : il est pro-impérial.]
Gaspard Furnival est un jeune nain un peu touche-à-tout. Il fait partie de la maison Grantemesnil mais son statut n'est pas clair. Sans être un domestique, il ne semble pas diriger quoique ce soit. Girolamo le laisse souvent libre de ses mouvements, lorsque le nain ne l'accompagne pas partout où il va. Enfant, il s'est piqué d'herboristerie et d'alchimie, et montre plus récemment un intérêt marqué pour l'ingénierie et la mécanique. Gaspard est en fait le demi-frère de Girolamo. Le secret est bien gardé et doit le rester : non pas que batifoler avec une naine soit particulièrement mal vu, mais ce serait fournir une arme aux ennemis politiques de son père, qui sont maintenant ceux de Girolamo. Gaspard, s'il n'a jamais été reconnu par son père, a tout de même reçu une éducation de qualité. Il est allé étudier quelques années à l'Academia, une école de magie dont certains membres sont réellement doués de talents.
Éléna Triste-Étoile est une elfe albinos. Elle porte en permanence ou presque un masque pour le cacher et protéger son visage du soleil. Revenue récemment en ville, elle est entrée au service de Girolamo en tant que porte-glaive. Éléna est née à Piérimont. À ce titre, elle constitue déjà une exception pour son peuple : les enfants nés au dehors sont normalement tués à la naissance. Sa mère l'a élevé, se servant à l'époque de ses contacts. Parmi eux se trouvait un jeune homme, Enardo Grantemesnil, qui lui offrit sa protection. Vers vingt ans, sa mère disparue, elle partit à sa recherche. Au fil de ses voyages, elle gagna sa vie en louant son épée, perfectionnant son art, jusqu'à rencontrer plus fort qu'elle. L'individu en question, fort étrange, se révéla être un vampire. Il fallut quelques années à l'elfe pour se faire à sa nouvelle nature, et elle n'y parvint jamais vraiment. Ce n'est que peu de temps après le conflit qu'elle revint à Piérimont, espérant retrouver Enardo Grantemesnil, et découvrit la situation précaire de Girolamo. Lasse de parcourir le monde, elle travaille désormais pour lui.
Gabriel Defortin approche de la quarantaine. Officier de carrière, ses origines modestes lui valent souvent l'inimitié des grands et le respect de ses hommes. Il était centenier dans les forces piérimontaises et a participé à l'unique bataille terrestre du conflit : la Bauquemare. Ce désastre militaire a vu le régiment de Gabriel se faire tailler en pièce, à l'instar du reste de l'armée républicaine. Bien qu'il en soit revenu en un seul morceau, ce qui n'est pas un mince exploit, l'officier a depuis été mis au placard par la hiérarchie impériale.
Henry de Beringar est un jeune chevalier de l'Ordre de la Guivre, fidèle à la République depuis sa création des siècles plus tôt. Il fut l'écuyer du grand maître de l'ordre avant d'être adoubé par lui. Lui aussi était présent à la Bauquemare, où la majorité de ses confrères tombèrent face à l'artillerie aquéanienne. Il se retrouve désormais à la tête d'un ordre moribond.
La première scène pour très bientôt.











