senradackod a écrit : ↑jeu. janv. 15, 2026 7:43 pm
Deimoss a écrit : ↑jeu. janv. 15, 2026 7:18 pm
Orlov a écrit : ↑jeu. janv. 15, 2026 7:05 pm
5. Rendre coup pour coup en matière de guerre cyber ou hybride (c'est une idée fixe de Galeotti depuis longtemps).
Clairement c'est ce qu'il faudrait faire depuis avant-hier. Cela fait près de trente ans que Poutine finance du chaos sociétal en occident, il serait bon que nous financions également des groupes visant à miner au propre comme au figurer les institutions russes et leurs membres. Ils font sauter un train ou un magasin en UE, une raffinerie prend soudainement feu. Ils tentent d'assassiner un chef d'entreprise, un dissident réfugié chez nous, qui que ce soit? Offrons une dégustation gratuite de bulletin de naissance à un membre du cercle de Poutine, un responsable militaire, ce ne sont pas les cibles qui manquent et comme on a pu le voir avec les ukrainiens, c'est réalisable, y compris sur des cibles de premier plan. Ils paient des groupes pour lancer des actions sous faux drapeau afin de créer des dissensions sociales? Finançons des groupes qui torpilleront des dignitaires poutiniens. Ils ont des groupes de hackers qui lancent des opérations chez nous? Rendons leur la monnaie de leur pièce et aplanissons l'encéphalogramme de ces hackers via des opérations d'éliminations ciblées.
C'est le genre de réponse que j'appelle de mes vœux depuis fort longtemps, et
j'espère que les services européens sont en mesure de semer le même désordre dans l'organisation de la société russe (hôpitaux, poste, aéroports...).
Je me dis que c'est peut-être même déjà fait sans que nous le sachions (ce qui peut nous donner l'impression, trompeuse j'espère, que les démocraties occidentales restent des moutons inertes face aux régimes autoritaires)
Car il est envisageable que pour sauver la face en interne le régime poutinien choisisse de rester discret sur ce type d'attaque et évite de médiatiser les dégâts subis.
Ce serait une bien mauvaise idée de procéder ainsi, déjà ce n'est pas dans l'ADN européen qui privilégiera toujours le MI5 au MI6, et les exemples abondent de tentatives qui ont tourné en eau de boudin (Liban, Rainbow Warrior) car les services ne sont pas structurés pour fonctionner ainsi...le
oeil pour oeil dent pour dent risquerait même d'être contre-productif, la population russe ne demandant qu'à croire les mensonges d'un état qui aurait tôt fait de pointer les ingérences occidentales comme preuve qu'on leur en veut.Et enfin, éthiquement, s'en prendre à des hôpitaux est discutable.
Ce qui compte c'est d'analyser les motivations réelles et de les contre-carrer mais en jouant avec
ses règles pas celles de l'adversaire....Poutine et son aréopage veulent diviser l'Europe (ce qui en soi ne relève pas de l'impossible au vu des disparités d'un pays à l'autre ) d'une part, de l'autre répandre l'inquiétude et développer la passivité, ce qui n'est pas forcément gagné une partie de la population européenne est beaucoup plus résiliente qu'ils ne le croient, comme l'ont montré les vagues terroristes.
Ce qu'il faut, c'est d'abord saborder les intérêts russes non pas seulement en Europe mais dans le monde, pas ouvertement car le Vladimir est le revanchard ultime lorsqu'il perd la face, ensuite Poutine a une énorme faiblesse, sous ses airs très sûrs de lui, c'est un peureux, un
très grand peureux même (qu'on se souvienne de son comportement lors de l'épisode COVID) et, in fine, il vient du KGB et réagit comme il a été formé, ce qui le rend prévisible.
Cela donne donc trois cartes à jouer, la première est déjà en cours d'élaboration en particulier en Afrique où les hommes du Kremlin s'implantent beaucoup moins bien qu'ils ne l'espéraient, "des pays européens" (dont l'Ukraine, bien évidemment, pour les autres candidats potentiels on a l'Allemagne, la GB et même la France) ayant demandé à un service "ami" de s'occuper des agents russes comme il le fit du KGB dans les années 60-70 sur ce même continent.
La seconde carte, c'est la peur....que Poutine se sente en danger, personnellement, et c'est la reculade assurée....d'autant plus que paranoiaque comme il est, pas besoin d'aller dans la démesure pour le marquer.
Pour la troisième carte, deux services occidentaux sont particulièrement bien placés pour analyser les actions d'un ancien du KGB, en particulier, si on veut adopter une posture défensive, les Anglais qui s'en firent une spécialité.Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si de nombreux dissidents russes sont basés en GB...le modus operandi poutinien est celui d'un ancien du KGB, jamais de confrontation directe ou d'assassinats directs en terre étrangère, toujours des black ops....or les Anglais sont particulèrement habiles dans les contre-mesures et lors de la "guerre des espions" n'ont jamais hésité à expulser les représentants russes par charrettes entières (105 diplomates en 71, un record occidental !!

), leur confier ces rênes là semble donc tout indiqué.