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Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : jeu. juil. 30, 2026 6:53 pm
par Dr Hiatus
Salut, ça doome ?
De mon côté, parmi 38 bonnes nouvelles dans le blog dédié j'ai récolté un peu moins de faim dans le monde, le retour de l'eau au Sahel, l'interdiction de détruire des vêtements invendus, celle de démarcher par téléphone sans autorisation, des fourmiliers protégés.
Comme j'ai eu un peu de temps pour apprendre à gérer le markdown dans mon blog, il m'en reste un peu pour publier dans le fil Sciences, yaura des céréales pérennes et un dauphin malin et margoulin.
Et voici cinq des neuf infocerises calorifiques de la semaine :



🍒 L'éolien moins cher que le charbon 🍒


À l'échelle mondiale, le coût de l'éolien offshore se rapproche déjà de celui des nouvelles centrales à charbon et à gaz naturel, selon un calcul du LCOE (coût actualisé de l'énergie) conçu pour comparer les coûts entre des sources d'énergie très différentes.

« L'éolien offshore vient de franchir un seuil critique : en 2026, les nouveaux projets afficheront un LCOE compris entre 40 et 50 dollars/MWh, ce qui les rendra compétitifs par rapport au gaz naturel et moins chers que les nouvelles centrales à charbon »
, a déclaré en décembre dernier la société d'analyse de données Energy Solutions Intelligence, sur la base d'une analyse de 247 projets dans 18 pays différents. ESI a également relevé l’émergence d’éoliennes géantes de 18 mégawatts. Il s’agit d’un bond en avant considérable par rapport à il y a seulement dix ans, lorsque les cinq premières éoliennes offshore à échelle commerciale ont été mises en service aux États-Unis, avec une puissance de seulement 6 mégawatts chacune.

Le rapport d’ESI s’inscrit dans la lignée de « FORCE », l’outil open source de prévision des coûts des projets éoliens lancé par le ministère américain de l’Énergie en 2023. « Le modèle FORCE estime que le coût moyen de l’énergie (COE), c’est-à-dire le coût sur la durée de vie d’une centrale divisé par sa production totale d’énergie, pourrait passer de 75 dollars par mégawattheure (MWh) en 2021 à 53 dollars par MWh en 2035 pour l’éolien offshore à fond fixe », a indiqué le DOE, le terme « fond fixe » désignant les monopieux utilisés pour construire des parcs éoliens dans des eaux relativement peu profondes. Le DOE prévoit également une baisse encore plus spectaculaire du coût des nouvelles éoliennes flottantes, qui permettent de mener des projets dans des eaux plus profondes où l'enfoncement d'un monopieu dans les fonds marins est peu pratique, voire impossible. Selon le modèle FORCE, les coûts des projets d'éoliennes flottantes passeraient de 207 /MWhà64/MWh en 2035.
🔎 https://cleantechnica.com/2026/07/18/of ... w-vessels/

L'article s'attarde sur un progrès technique : l'un des coûts qui a baissé, c'est par la construction de cargos adaptés aux chantiers éoliens en mer. Maintenant que cette technique est adaptée, le coût ne peut que baisser (à la différence de celui du pétrole ou du charbon, dont l'exploitation et la commercialisation ont atteint un pallier dans leurs coûts techniques, en-dessous duquel elles ne peuvent plus beaucoup descendre).



🍒 Un catalogue des batteries de réseau à longue durée 🍒

Je pique l'article et le références à une de mes sources récurrentes "Fix the news".
Les batteries lithium-ion à l'échelle du réseau se déchargent au bout d'environ quatre heures de fonctionnement à pleine puissance ; elles sont idéales pour faire face aux pics de consommation et assurer l'éclairage nocturne, mais moins adaptées pour stocker de l'énergie à moindre coût pendant les longues périodes de temps maussade et sans vent.

Nous avons besoin de batteries capables d’absorber de l’énergie en continu lorsque le soleil brille et que le vent souffle, puis de restituer cette même énergie lentement mais régulièrement en fonction des besoins. Le terme technique pour désigner ce phénomène est « stockage d’énergie de longue durée », et pour y parvenir, les ingénieurs du monde entier ressortent tout un bestiaire fascinant de technologies de batteries anciennes et expérimentales.

Remarque : bon nombre d’entre elles sont nettement moins efficaces, avec des rendements de 40 % à 50 %, contre 80 % à 90 % pour les batteries lithium-ion. Cependant, le rendement importe moins lorsque l’énergie d’entrée est de l’électricité excédentaire
, c’est-à-dire la production des panneaux solaires lors d’une journée très ensoleillée que l’on se contenterait autrement de gaspiller. Ces technologies de batteries sont peu coûteuses, ne nécessitent généralement pas de composants sophistiqués et peuvent se décharger de manière constante pendant une longue période.

Voici donc : 🔋la batterie fer-air, dont le fournisseur d'énergie neerlandais a acheté 1 GW, qui commenceront à distribuer en 2028. Elles sont abordables, elles ne prennent pas feu facilement, et elles peuvent distribuer l'électricité sur 4 jour.
https://www.newswire.com/news/ore-energ ... air-energy

🔋Les batteries à air liquide La société britannique Highview Power refroidit l’air ordinaire jusqu’à −196 °C, température à laquelle il se liquéfie et voit son volume diminuer à environ 1/700e de son volume gazeux — ce qui est suffisamment compact pour tenir dans des réservoirs isolés en surface, sans nécessiter de cavités salines. Pour le restituer, il suffit de laisser le liquide se réchauffer jusqu’à redevenir gazeux, et sa violente expansion actionne une turbine. Cette étape supplémentaire de refroidissement consomme de l’énergie, ce qui réduit le rendement global, mais on peut l'installer sans avoir besoin de gros sous-terrains pour stocker.

https://www.rechargenews.com/technology ... f-projects

Une autre technologie, dont j'ai parlé ya un an ou deux :

🔋Les batteries à sable chauffent du sable ou des matériaux similaires à 500-600 °C à l’aide d’électricité excédentaire, puis isolent les colonnes de sable surchauffé et récupèrent la chaleur ultérieurement pour le chauffage urbain ou des procédés industriels.
(...)
Certes, la reconversion de la chaleur stockée en électricité est peu efficace ; c’est pourquoi ces systèmes sont généralement utilisés uniquement à des fins de chauffage. Mais étant donné que la chaleur représente environ 50 % de la consommation énergétique européenne et que la majeure partie de cette chaleur est aujourd’hui produite par la combustion de gaz, remplacer ce gaz par du sable chaud pourrait s’avérer plus efficace qu’il n’y paraît.

@Qui Revient de Loin en avait mentionné une l'autre jour, mais yen a d'autres :
https://www.reutersevents.com/renewable ... begin-2020

Une technologie qui dépend de mines abandonnées. Pas forcément la plus rentable, mais plus on allège le réseau, plus on valorise les sources renouvelables, donc ce n'est pas parce que ce n'est pas suffisant en soi que ça ne fait pas avancer le schmilblik décarboné :
Les 🔋 batteries à gravité soulèvent un poids lourd lorsque l'électricité est bon marché et le laissent retomber lorsqu'elle ne l'est pas. L'hydroélectricité par pompage fonctionne ainsi avec l'eau depuis un siècle. La société Gravitricity, basée à Édimbourg, souhaite reproduire ce principe avec des poids de plusieurs tonnes lâchés dans des puits de mine désaffectés. Son prototype à taille réelle, dont l'installation est prévue dans la mine de Pyhäsalmi en Finlande, serait une première en Europe – l'Europe du Nord compte en effet des milliers de puits désaffectés qui restent inoccupés.
https://www.reutersevents.com/renewable ... begin-2020

Et enfin une autre vielle technologie, qui fait réfléchir des investisseurs :

🔋Les batteries à flux, qui constituent conceptuellement la solution la plus prometteuse en matière de stockage à long terme. Imaginez deux grands réservoirs remplis de liquide. L’un contient des ions vanadium prêts à céder un électron ; l’autre, des ions vanadium prêts à en capter un. Entre les deux réservoirs se trouve un petit module appelé « pile ». Lorsque la batterie se décharge – pour alimenter votre réseau électrique ou votre usine –, des pompes acheminent le liquide de chaque réservoir vers la pile. À l’intérieur de la pile, les deux liquides s’écoulent l’un à côté de l’autre, séparés par une fine membrane. Cette membrane laisse passer certains ions pour maintenir l’équilibre des charges, mais elle empêche les liquides de se mélanger et ne laisse pas passer les électrons. Les électrons doivent donc emprunter le chemin le plus long : sortir de la pile, traverser un fil, alimenter ce que vous souhaitez, puis revenir de l’autre côté. Ça vous dit quelque chose ? C’est le même principe que pour toutes les autres batteries (et hop, c'était un petit rappel des cours de chimie du lycée).

Le gros avantage ? Si vous voulez qu’une batterie à flux se décharge de manière constante pendant des périodes de plus en plus longues, il vous suffit de construire des réservoirs plus grands pour vos liquides. Les réservoirs sont bon marché et faciles à fabriquer, tandis que la pile, qui constitue la partie la plus coûteuse de la batterie gare exactement le même prix, quelle que soit la quantité de liquide qui la traverse. Cela contraste avec les batteries lithium-ion, pour lesquelles une décharge stable sur un plus grand nombre d’heures nécessite un nombre toujours plus important de cellules (coûteuses, riches en lithium et en oxyde de cobalt).
https://cen.acs.org/materials/energy-st ... ge/101/i25



🍒 La Banque d’Angleterre va cesser d’accepter les obligations liées au charbon pour ses principaux prêts 🍒


Les militants pour le climat ont crié victoire après que la Banque d’Angleterre a annoncé qu’elle n’accepterait plus les obligations liées à l’une des industries les plus polluantes de la planète dans le cadre de ses principaux accords de prêt.

Cette interdiction, qui entrera en vigueur en octobre, marque un nouveau coup dur porté au charbon thermique, brûlé dans les centrales électriques pour produire de l’électricité, et qui est depuis longtemps dans le collimateur des militants écologistes.

La nouvelle politique de la Banque suggère que les obligations liées au charbon thermique présentent désormais un risque trop élevé pour figurer dans son bilan, car la transition internationale des combustibles fossiles polluants vers des énergies plus vertes pourrait finir par anéantir leur valeur.

« C’est un signal fort envoyé par une banque centrale, mais aussi au marché », a déclaré au Guardian Ellie McLaughlin, responsable senior des politiques et du plaidoyer au sein du collectif Positive Money.
🔎 https://www.theguardian.com/business/20 ... ans-assets

C'est une des façons non-techniques de sortir des fossiles : les définancer. Leur faire perdre de la valeur d'échange au niveau boursier.



🍒 Des scientifiques japonais ont découvert un moyen simple de récupérer 90 % du lithium des batteries usagées de véhicules électriques 🍒


Alors que la demande ne cesse d’augmenter à tous les niveaux, la course est lancée pour réduire le gaspillage des ressources que nous extrayons.

Une équipe de scientifiques japonais estime aujourd’hui avoir trouvé un moyen de récupérer la majeure partie de la valeur des batteries destinées à la ferraille.

Selon les ingénieurs d’une usine de recyclage japonaise, environ 90 % du lithium contenu dans les batteries de véhicules électriques usagées peut être récupéré. Si ce procédé s’avère efficace à grande échelle, il pourrait révolutionner la façon dont ces batteries sont fabriquées et réutilisées dans les années à venir.

Pour mettre ce chiffre en perspective, le recyclage conventionnel permet généralement de récupérer moins de la moitié du lithium contenu dans une batterie usagée. Atteindre 90 % revient donc à presque doubler le rendement. Et ce procédé se résume à une simple substitution.

Au lieu d’utiliser de l’hydroxyde de sodium standard, l’équipe a réintroduit dans le processus de l’hydroxyde de lithium récupéré (une fine poudre blanche). Grâce à ce changement, les déchets de batterie boueux, appelés « masse noire », ont été transformés en lithium de haute pureté, suffisamment propre pour être directement intégré dans de nouvelles cellules de batterie.

De plus,les chercheurs estiment que ce procédé permet de réduire les émissions de carbone d’environ 40 %.

🔎 https://www.uniladtech.com/vehicles/car ... 9-20260715



🍒 L'énergie éolienne et solaire dépassent pour la première fois les énergies fossiles en Allemagne 🍒


En 2025, pour la toute première fois, la part de l'électricité produite à partir de l'énergie éolienne et solaire a dépassé celle issue des énergies fossiles en Allemagne.

Au total, l’énergie éolienne et solaire ont produit 225 térawattheures (TWh) d’électricité – soit 44 % du total en 2025 –, contre seulement 217 TWh (43 %) provenant des énergies fossiles.

L'énergie solaire et l'éolien terrestre ont connu une croissance rapide dans le cadre de la stratégie allemande « Energiewende » au cours des deux dernières décennies, alors que le pays s'éloigne progressivement du charbon et du nucléaire.

(...)

L'Allemagne s'est fixé divers objectifs qui nécessitent un développement rapide de l'éolien et du solaire, notamment la réduction des émissions de l'ensemble de l'économie à zéro net d'ici 2045.

Le pays vise également à porter la part des énergies renouvelables dans la consommation d’électricité à 80 % d’ici 2030 afin de parvenir à un système électrique « largement neutre sur le plan climatique » d’ici 2035.

Malgré le déclin rapide de la production d’électricité à partir du charbon en Allemagne, le pays reste bien plus dépendant du charbon que la plupart des autres pays européens. Il vise à décarboner entièrement son électricité une fois que l’énergie au charbon aura été progressivement supprimée, ce qui doit intervenir « au plus tard » en 2038.
🔎 https://www.carbonbrief.org/analysis-wi ... -time-ever

Vaut la mention : Les véhicules électriques à batterie devancent les voitures à essence en Allemagne Lors d'une des récoltes des semaines précédentes, j'avais diffusé que le marché européen du véhicule électriques était en pleine accélération, et largement concurrentiel avec les thermiques.

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : jeu. juil. 30, 2026 7:15 pm
par Chestel
cdang a écrit : lun. juil. 27, 2026 4:56 pm  
Chestel a écrit : lun. juil. 13, 2026 10:10 pm On peut refroidir par la chimie de dissolution. [...]

Dans un reservoir, on met un sel choisi et on ajoute de l'eau. La dissolution consomme de la chaleur, donc refroidit.
Mais il faut ensuite séparer l'eau de son sel, si on veut que ça un un peu durable. Bref, on déplace juste l'endroit où l'énergie est consommée
Exactement : on peut donc utiliser la chaleur d'un data center, d'une centrale nucléaire ou d'une usine d'incinération l'été pour évaporer l'eau sans rejeter la chaleur dans l'environnement localement,  récupérer cette eau dans un réservoir et le faire refroidir ailleurs la nuit, puis transporter le tout et obtenir du froid le lendemain quand on va renvoyer l'eau vers le sel. Un camion avec deux citernes, une pour le sel et une pour l'eau, du temps, un environnement confiné qui ne consomme pas d'eau, de l'énergie de pompage et de transport et du travail humain de connexion des équipements, nettement moins énergivore que les clim / pac. Pour le moment, ça semble plus adapté aux industriels qu'aux particuliers.
Il y a eu aussi des essais universitaires au moyen orient. J'ai vu passer un dossier d'une startup française qui voulait faire ceci mais je ne sais pas ce qui coince.

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : jeu. juil. 30, 2026 10:12 pm
par cdang
Sinon, aujourd'hui, c'était le jour du dépassement.

https://agirpourlatransition.ademe.fr/p ... epassement

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : ven. juil. 31, 2026 4:23 pm
par Dr Hiatus
Je crois que l'info était dans ma récolte de la semaine dernière, dont je n'ai pas laissé d'extrait ici.
Cet article y ajoute un supplément, sur la rapidité de montée en puissance.


🍒 Le solaire a fourni un quart de l'électricité dans l'UE au mois de juin 🍒
Avec 52 TWh générés en juin 2026 dans l'UE, le solaire a été la principale source européenne d'électricité le mois dernier, devant le nucléaire (21 %), le gaz (15 %), l'éolien (14 %), l'hydroélectricité (12 %) et le charbon (8 %). C'est la troisième fois que cette situation se produit sur un mois (après juin 2025 et mai 2026) mais la première fois que le solaire compte pour un quart du mix électrique de l'UE.
(...)
Entre 2021 et 2025, la production solaire de l'UE a augmenté de plus de 20 % par an, ce qui en fait la source d'électricité progressant le plus rapidement, rappelle Ember.
(...)
La contribution du solaire est particulièrement forte dans certains États membres : en juin 2026, la filière a ainsi compté pour plus d'un tiers de la production d'électricité en Allemagne (36 %) et en Espagne (34 %). Ember souligne que même la Pologne, qui s'appuie massivement sur le charbon pour son approvisionnement énergétique, a reposé à 24 % sur le solaire pour sa production électrique le mois dernier.

https://www.connaissancedesenergies.org ... is-de-juin

C'est pas toute l'année l'été (et désormais on pense "heureusement..."), mais le phénomène me semble pas indifférent.

Quand on regarde le graph posté par @cdang au-dessus, on peut remarquer que le pétrole et le charbon ont commencé à croitre nettement moins vite autour de 2010, quand les pentes des autres courbes se maintiennent (sauf pour le bois). Pour le charbon, ça plafonne, même. Donc plutôt avant que les renouvelables commencent à sortir de la marginalité... Apparemment c'est plus le gaz naturel qui fait la différence sur cette phase.
Face à la rapidité assez inédite de l'ajout de capacité solaire, et celle qui suit côté batterie, je peux pas assurer que la nouveauté technique aura des effets différents cette fois (une tech ne tue pas l'autre, en tout cas pas vite), mais on peut aussi rester ouvert à un peu plus d'indéterminisme, je crois.

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : ven. juil. 31, 2026 4:54 pm
par Dr Hiatus
Chestel a écrit : jeu. juil. 30, 2026 7:15 pm
cdang a écrit : lun. juil. 27, 2026 4:56 pm  
Chestel a écrit : lun. juil. 13, 2026 10:10 pm On peut refroidir par la chimie de dissolution. [...]

Dans un reservoir, on met un sel choisi et on ajoute de l'eau. La dissolution consomme de la chaleur, donc refroidit.
Mais il faut ensuite séparer l'eau de son sel, si on veut que ça un un peu durable. Bref, on déplace juste l'endroit où l'énergie est consommée
Exactement : on peut donc utiliser la chaleur d'un data center, d'une centrale nucléaire ou d'une usine d'incinération l'été pour évaporer l'eau sans rejeter la chaleur dans l'environnement localement, 

Rebond de côté : je vois des projets de mettre des datacenters en mer, pour refroidir.

Mon deuxième réflexe après "oui, choisissons de mettre des tech un peu délicates dans un environnement difficile, bien sûr", c'est "mais tu crois pas qu'elle chauffe déjà un peu trop, la mer ?
Je sais pas si ya pas des endroits où ça serait plus malin que problématique.

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : ven. juil. 31, 2026 5:51 pm
par Qui Revient de Loin
Autant je comprends le watercooling avec la mer comme source froide, autant immerger des serveurs...

Quant à la bonne localisation pour éviter les effets du réchauffement de l'eau, je dirais des endroits comme la Manche : beaucoup de courant pour dissiper la chaleur (en plus le Gulf stream refroidirait...), ouvert sur l'océan/des mers (donc surtout pas dans une baie).

J'avais entendu dire que c'était d'ailleurs l'une des raisons de l'implantation de La Hague, et le problème du Sellafield anglais (une baie dans une baie, entre 2 immenses iles > interdiction de consommer les produits de la mer locaux...).

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : sam. août 01, 2026 9:49 pm
par Morningkill
cdang a écrit : jeu. juil. 30, 2026 9:28 am Concrètement, on trouve la courbe mondiale ici :

https://ourworldindata.org/global-energy-200-years
Ce qui est amusant, c'est que ca doit croitre a peu près en même temps que la population globale, non ?

Du coup, le côté "une nouvelle energie ne remplace pas, elle s'ajoute", j'y croirais un peu plus quand j'aurai une courbe de consommation par individu..

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : sam. août 01, 2026 10:22 pm
par fafnir
Morningkill a écrit : sam. août 01, 2026 9:49 pm
cdang a écrit : jeu. juil. 30, 2026 9:28 am Concrètement, on trouve la courbe mondiale ici :

https://ourworldindata.org/global-energy-200-years
Ce qui est amusant, c'est que ca doit croitre a peu près en même temps que la population globale, non ?

Du coup, le côté "une nouvelle energie ne remplace pas, elle s'ajoute", j'y croirais un peu plus quand j'aurai une courbe de consommation par individu..

Tu n'es pas sérieux, là. Sur le graphique on passe de 6 à 168 TWh de1820 à 2020, tu crois vraiment qu'on était 250.000 sur terre en 1820 ?
 

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : sam. août 01, 2026 10:32 pm
par Tgx
Ne pas oublier la quantité d'énergie nécessaire à la fabrication des produits du quotidien.

Il me semble que Jancovici annonçait 200 esclaves énergétiques, donc une multiplication par 200 par rapport à l'ère pré-industrielle.

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : sam. août 01, 2026 10:41 pm
par Morningkill
fafnir a écrit : sam. août 01, 2026 10:22 pm
Tu n'es pas sérieux, là. Sur le graphique on passe de 6 à 168 TWh de1820 à 2020, tu crois vraiment qu'on était 250.000 sur terre en 1820 ?



bien sur que non. Y a aussi un truc comme la révolution industrielle qu'est passé par la, et l'utilisation des energies fossiles.

Bon, tu as raison. C'est ma misanthropie malthusianiste qu'a parlé, j'ai dit n'importe quoi.

Après, ca me parait quand même bizarre de ne pas croiser ca avec  l'evolution de la population et du niveau de vie globale aussi. (et le niveau de vie, c'est pas avoir un SUV, c'est etre eduqué, soigné, logé, alimenté correctement) 



 

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : sam. août 01, 2026 10:45 pm
par Kandjar
Morningkill a écrit : sam. août 01, 2026 9:49 pm
cdang a écrit : jeu. juil. 30, 2026 9:28 am Concrètement, on trouve la courbe mondiale ici :

https://ourworldindata.org/global-energy-200-years
Ce qui est amusant, c'est que ca doit croitre a peu près en même temps que la population globale, non ?

Du coup, le côté "une nouvelle energie ne remplace pas, elle s'ajoute", j'y croirais un peu plus quand j'aurai une courbe de consommation par individu..

Quand bien même la conso par habitant n'augmenterait pas (ce qui est faux), l'ajout de nouvelles sources d'énergie ne permettrait pas de remplacer les anciennes, juste de permettre une croissance de la population sans perte de niveau de vie (enfin, tant que les autres ressources sont abondantes...)

Re: Énergie -production, économie, consommation- et climat

Publié : sam. août 01, 2026 10:58 pm
par fafnir
Morningkill a écrit : sam. août 01, 2026 10:41 pm
fafnir a écrit : sam. août 01, 2026 10:22 pm
Tu n'es pas sérieux, là. Sur le graphique on passe de 6 à 168 TWh de1820 à 2020, tu crois vraiment qu'on était 250.000 sur terre en 1820 ?



bien sur que non. Y a aussi un truc comme la révolution industrielle qu'est passé par la, et l'utilisation des energies fossiles.

Bon, tu as raison. C'est ma misanthropie malthusianiste qu'a parlé, j'ai dit n'importe quoi.

Après, ca me parait quand même bizarre de ne pas croiser ca avec  l'evolution de la population et du niveau de vie globale aussi. (et le niveau de vie, c'est pas avoir un SUV, c'est etre eduqué, soigné, logé, alimenté correctement) 



Même pas. La révolution industrielle c'est pipi de chat. l'explosion de la conso par tête, c'est à partir des années 50, la société de consommation quoi. Ca augmente autant (x2) de 1950 à 1970 que de 1860 à 1945.