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Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : mer. janv. 28, 2026 12:16 am
par Pyth
Et c'est quand même plus compliqué de transformer un manche à balai en épieu quand on a des sabots. Ceci-dit, là le truc le plus marrant, c'est que la gueule d'une vache, à la base, c'est quand même conçu pour brouter, écraser et meugler, pas pour tenir et encore moins pour manipuler. Or Veronika a non seulement trouvé le truc pour dépasser son handicap naturel en utilisant sa langue, les particularités de sa dentition et le contrôle des muscles de sa mâchoire comme de son cou, mais est même capable de réitérer l'exploit. Et ce sans parler du fait qu'elle emploie telle ou telle partie du balai en fonction de la sensibilité de l'endroit de son corps qu'elle veut gratter. Autrement dit, en terme de complexité on est déjà au delà du curetage de termitière à la brindille par le premier chimpanzé venu, pour une vache laitière c'est quand même pas mal.

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : mer. janv. 28, 2026 12:44 am
par Deimoss
Ce sont deux choses un brin différentes. La vache a le bon balai fourni de base donc elle a pu s'adapter à cet outil spécifique, le chimpanzé va devoir trouver le bon bâton et éventuellement le retravailler pour correspondre à cette fourmilière là. De la même manière que des corneilles se servent aussi de bâtons pour attraper des choses voire juste pour s'amuser, j'ai eu une belle barre en lisant un truc à propos d'une corneille volant avec un bout de bois entre les pattes et en s'en servant littéralement de planche de windsurf, pour le fun.

Dans tous les cas cela montre que les animaux, même ceux que l'on croit un peu concons ont une capacité à apprendre et conceptualiser des usages à propos d'objets et ensuite mettre ça en pratique avec parfois une finesse dont on ne les pense pas capables.

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : mer. janv. 28, 2026 1:12 am
par Pyth
D'après l'article ce n'est pas si différend que ça : "Veronika est l'animal de compagnie de Witgar Wiegele, à la fois fermier et boulanger qui a remarqué il y a plus de dix ans que sa vache prend des bâtons afin de se gratter." Elle n'a pas attendu qu'on lui refile un balai, en somme, et le balai lui-même n'est pas spécialement adapté à la tâche en plus. Pour le test elle n'avait que le balai à manipuler donc elle se l'est approprié et lui a même trouvé des variations d'utilisation, mais elle aurait manifestement pu se servir d'autre chose de taille et de rigidité à peu près similaire.
Bref c'est assez fortiche finalement, d'autant que la vache n'a pas de main préhensile à pouce opposable, ni de congénères lui montrant le geste en le pratiquant devant elle.

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : mer. janv. 28, 2026 1:11 pm
par zit
Deimoss a écrit : mar. janv. 27, 2026 10:57 pm il y a un fossé entre ceux qui n'utilisent rien et ceux qui arrivent à conceptualiser le fait qu'un élément extérieur à leur corps puisse leur offrir un atout pour une activité. 
Il y a aussi un fossé en ca et conceptualiser ledit élément, c'est bien plus qu'une gradation, je pense. Comme tu le dis si bien, le chimpanzé qui coupe et effeuille un bâton va bien plus loin : il fabrique un objet.

Mais des spécialistes de la question, dont je ne suis pas, pourraient nous en dire plus.

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : mer. janv. 28, 2026 5:02 pm
par Rosco
Les primates se masturbent, ce qui signifie qu'ils aussi une conceptualisation de leur corps bien plus complexe que ce que l'on peut penser.

De même, on se doute maintenant que le chimpanzé a une vision très particulière du territoire
https://www.insb.cnrs.fr/fr/cnrsinfo/pr ... chimpanzes

Patrouille de la frontiere commune avec installation de poste de garde
Guerre d'absorption

Cela reste sur une zone limitée du continent, donc pas sur que cela soit généralisé
Mais voila on est bien au dela de la veille en bas de l arbre

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : jeu. janv. 29, 2026 10:57 am
par cdang
Les coûts indirects sur la santé et la biodiversité de la pollution diffuse sont estimés à 200 milliards d’euros par an...

Laurence Hoeffling et Benoît Miribel, « Lutter contre les pollutions diffuses pour préserver la biodiversité », Conseil économique, social et environnemental, janvier 2026
https://www.lecese.fr/sites/default/fil ... ffuses.pdf

Re: [Sciences] Y'a t-il des briques de la Vie au fond d'un puit gravitationnel?

Publié : jeu. janv. 29, 2026 8:35 pm
par Dr Hiatus
Salut, ça doome ?
De mon côté, dans le blog dédié, j'ai récolté la suspension du Mercosur, la fin du "droit de correction parental", des grévistes gagnants, la tour Eiffel contre l'effet Maltilda, la bibliothèque RSF anti-censure dans Minecraft, un record de nettoyage de plastique dans l'océan, des noyaux étouffe-Trump et des fauteuils roulants tout-terrain.
Dans le fil Énergies, plus de charbon extrait mais moins de brûlé en Chine, les renouvelables dépassent les fossiles en Europe et un gros parc européen d'éoliennes en Mer du Nord.

Et voici les infocerises nerdy de la semaine



🍒 Les estimations précédentes de la pollution atmosphérique par les microplastiques pourraient avoir été exagérées 🍒

La présence des microplastiques dans l’atmosphère – ces particules microscopiques, plus fines qu’un cheveu – serait bien moindre que ce que nous pensions jusqu’ici. Les concentrations mondiales avancées ont été surestimées de deux à quatre ordres de grandeur, selon une équipe de chercheur·ses de l’université de Vienne (Autriche). Elle publie ses travaux ce mercredi, fruits de près de deux ans de recherche, dans la prestigieuse revue scientifique Nature. Les alertes de la communauté scientifique sur les effets préoccupants de la pollution aux microplastiques ne sont pas remises en cause pour autant.
(...)
Le problème, soulignent les chercheur·ses, c’est que la pollution aux microplastiques n’est pas uniforme : elle est beaucoup plus élevée près des continents et des activités humaines que dans les régions isolées ou au-dessus des océans. «Les mesures que nous avons pu récolter montrent en réalité qu’elles sont 30 fois moins importantes au niveau des océans qu’au niveau terrestre», précise Andreas Stohl. Elles varient aussi beaucoup en fonction des régions du monde. En généralisant des mesures locales, réalisées loin des océans, à l’ensemble du globe, certaines études antérieures ont donc mécaniquement gonflé les estimations.

Pour corriger ces surestimations, les chercheur·ses ont fait un très dense travail de collecte de données, rassemblant toutes les mesures déjà réalisées dans le monde sur les microplastiques dans l’air et dans les dépôts (pluie, neige, etc.). Au total, elles et ils ont compilé près de 2 800 mesures, provenant de 76 études.

L’équipe de recherche a ensuite simulé le transport des particules avec ce qu’elle appelle «un modèle». Ce dernier «n’est pas parfait», concède le chercheur. Il sert à reproduire le fonctionnement de l’atmosphère : les microplastiques y sont transportés par les vents, restent en suspension pendant un certain temps, selon leur taille, puis finissent par retomber au sol ou dans les océans…

Grâce à cette approche, les scientifiques ont pu estimer les véritables émissions mondiales : environ 6 × 10¹⁷ particules par an pour les sources terrestres et 3 × 10¹⁶ particules par an pour les sources océaniques – soit deux à quatre ordres de grandeur inférieurs aux estimations de certaines études antérieures.
🔎 https://vert.eco/articles/une-bonne-nou ... le-pensait

Extrait du PDF de l'étude :

Au-dessus des terres, la surestimation des concentrations atmosphériques est particulièrement importante. La médiane mesurée n'y est que de 0,08 particule /m³, tandis que les valeurs médianes simulées varient entre 105 particules /m³ pour le cas TD-B et 1 506 particules /m³ pour le cas TD-E .
Les flux de dépôt au-dessus des terres ne sont pas aussi fortement surestimés par le modèle que les concentrations ; cependant, on constate tout de même des surestimations de facteurs de 67 à 20 500.
🔎 https://www.nature.com/articles/s41586-025-09998-6.pdf



🍒 Une "nouvelle forme de vie"... de 8 mètres de haut 🍒

Des scientifiques ont confirmé qu'un fossile vieux de 370 millions d'années découvert en Écosse correspondait à une forme de vie entièrement nouvelle qui mesurait 8 mètres de haut.

Le genre, appelé Prototaxites, ressemblait à un tronc d'arbre géant et ligneux sans feuillage et était à l'origine considéré comme une forme de champignon.

Mais de nouvelles recherches menées par l'université d'Édimbourg et les musées nationaux d'Écosse ont montré que ce fossile n'était ni un champignon ni une plante, mais une nouvelle forme de vie qui s'est éteinte il y a environ 370 millions d'années.
(...)
Des études ont montré qu'il ne semblait pas tirer son énergie uniquement de la photosynthèse comme une plante, ni entretenir de relation symbiotique avec un autre organisme, comme c'est le cas des lichens avec les champignons.

Il ne semblait pas non plus disposer du vaste réseau de mycélium souterrain (les racines étendues des champignons) nécessaire pour obtenir suffisamment de carbone organique afin de soutenir sa taille gigantesque.

Une nouvelle analyse a révélé que les spécimens étaient chimiquement et structurellement distincts des champignons contemporains et qu'il était « préférable de les classer dans une lignée eucaryote entièrement éteinte ».
(...)
Le Prototaxites date de la fin du Silurien à la fin du Dévonien, il y a 420 à 370 millions d'années, une période de changements remarquables à la surface de la Terre, au cours de laquelle les plantes et les animaux ont commencé à s'implanter et à se répandre.

Il s'agit du premier organisme géant à avoir vécu sur la terre ferme, éclipsant par sa taille les autres plantes et animaux de cette période.
🔎 https://www.telegraph.co.uk/news/2026/0 ... 26ft-tall/



🍒 Des coraux résistants à la chaleur aident Maurice à restaurer des récifs avec un taux de survie de 98 % 🍒

La vague de chaleur de l'été dernier a blanchi et pâli une grande partie des récifs coralliens de Maurice, mais quelques poches de récifs vivants et colorés ont survécu. Les scientifiques marins de l'île affirment qu'un programme d'élevage ciblé de coraux résistants à la chaleur a donné des résultats de survie étonnants pendant cette période de stress, suggérant une voie évolutive pour la restauration des récifs à mesure que les océans se réchauffent.

Les équipes de recherche ont combiné un timing minutieux de la reproduction des coraux avec des pratiques de nurserie sélectives afin d'élever des colonies qui ont beaucoup mieux résisté à des eaux exceptionnellement chaudes que les coraux reproduits de manière traditionnelle. Les premiers résultats sont salués comme une avancée majeure pour la restauration des coraux et pour les communautés qui dépendent de la santé des récifs.
(....)
Une étude menée par le Dr Nadeem Nazurally, spécialiste des coraux, a permis de réaliser un test en conditions réelles lors du blanchissement de l'été dernier. Les résultats ont révélé des différences frappantes selon la méthode de reproduction et l'approche de nurserie :

Les Millepora (un hydrozoaire similaire au corail) élevés dans le cadre de programmes sélectifs basés sur la reproduction ont affiché un taux de survie de 99,8 % pendant la vague de chaleur.

Pour tous les genres de coraux élevés selon cette approche sélective, le taux de survie moyen était d'environ 88 %.

Les coraux propagés à l'aide de techniques plus anciennes de clonage de fragments et sans sélection axée sur la chaleur ont montré une résilience beaucoup plus faible, avec un taux de survie d'environ 10 % dans les mêmes conditions.

Les chercheurs ont également comparé les différents types d'élevage. Les plateformes flottantes suspendues à mi-hauteur dans la colonne d'eau ont permis de réduire l'exposition à la sédimentation, fréquente près des zones touristiques très fréquentées, tandis que les nurseries au fond de la mer ont donné de bons résultats dans les zones plus calmes et plus claires. Ces résultats suggèrent que les gestionnaires peuvent adapter les méthodes d'élevage aux conditions locales afin de maximiser la survie.
🔎 https://www.valleyvanguardonline.com/he ... ival-rate/

L'étude :

🔎 https://www.mdpi.com/2077-1312/13/7/1268



🍒 Un vaccin anti-cancer (mélanome) à ARNm offre une protection après 5 ans de suivi, selon un essai de phase 2 🍒

Dans le cadre d'un petit essai clinique, les vaccins à ARNm personnalisés contre les cancers de la peau à haut risque semblent réduire le risque de récidive et de décès de près de 50 % sur cinq ans par rapport au traitement standard. C'est ce qu'affirment Moderna et Merck, les deux sociétés pharmaceutiques qui ont collaboré à la mise au point du vaccin expérimental contre le cancer, appelé intismeran autogene (ARNm-4157 ou V940).

Jusqu'à présent, les sociétés n'ont communiqué que les résultats préliminaires dans un communiqué de presse publié cette semaine. Cependant, ces résultats concordent étroitement avec les analyses précédentes plus détaillées de l'essai, qui examinaient les taux de récidive et de décès à des moments plus précoces, notamment deux et trois ans après le traitement. D'autres données issues de l'essai (un essai de phase 2) seront bientôt présentées lors d'une conférence médicale, ont déclaré les sociétés. Un essai de phase 3 est également en cours, le recrutement étant terminé.

L'essai de phase 2 en cours a inclus 157 patients diagnostiqués avec un mélanome de stade 3 ou 4 et présentant un risque élevé de récidive après ablation chirurgicale.
🔎 https://arstechnica.com/health/2026/01/ ... merck-say/


🍒 Un système anti-tartre facile à installer dans la plomberie 🍒
⚠ : marketing

Le système ULF® (Ultra Low Frequency) repose sur un générateur qui émet des signaux électromagnétiques à très basse fréquence, modulés en fréquence et en puissance. Ces signaux sont transmis directement à la canalisation à traiter via deux inducteurs bobinés, créant ainsi un champ électrique basse fréquence. Ce spectre électromagnétique agit sur les propriétés physico-chimiques de l'eau.

(...) Il est compatible avec tous les types de matériaux de tuyauterie, qu'ils soient en métal, plastique ou multicouches, et s'adapte à toutes les configurations de réseau, qu'ils soient ouverts ou fermés.

Son installation rapide ne requiert aucun travail de plomberie spécifique. Ces ondes modifient la structure des minéraux présents dans l'eau, notamment le calcium et le magnésium, responsables de la formation du tartre.
(...) Ces signaux de très basse fréquence qui modifient la structure cristalline du calcaire favorise la formation d'aragonite, une forme de calcaire non incrustante, qui circule librement dans les canalisations et est éliminée avec l'eau.
🔎 https://www.ionizewaters.com/technologie

Vu là :

🔎 : https://www.radiofrance.fr/francebleu/p ... ux-3950118

J'en suis à deux chauffe-eaux changés en 12 ans - donc oui, j'aime plutôt bien l'idée.