DOSSIER : SALE HIVER POUR LES CLODOS
PITCH
Un promoteur immobilier, a racheté en sous main l’essentiel de l’Adenauerpark dans le but d’y construire des immeubles. Mais le parc est squatté par des marginaux et des sans abris depuis de nombreuses années. Impossible de les expulser sans attirer l’attention des écolos et des journalistes. Un nettoyage par le vide s’impose.
CHRONOLOGIE
Avril 2068 : création du parc public Adenauerpark
Octobre 2074 : début du manque de financement public pour gérer le parc. Abandon croissant de zones en friche faute de moyens. Occupation progressive de ces friches par des marginaux
Juin 2076 : La « municipalité de B18 » manque de plus en plus de fonds. Pour « faire des économies », la gestion du parc est confiée à la société privée BPG en contrepartie d’une redevance de la part de la municipalité. Augmentation des zones en friche.
Mars 2079 : BPG réclame une forte augmentation de la redevance sous peine de dénoncer le contrat à l’issue des 3 premières années d’exploitation « déficitaires ». Recherche d’une solution dans l’urgence.
Mai 2079 : Mise en place d’un montage financier complexe. Création de plusieurs sociétés immobilières qui achètent à bail les terrains du parc à la municipalité sur 10 ans. Celles-ci versent à la mairie une redevance généreuse officielle (et une officieuse tout aussi généreuse) qui permet de rétribuer BPG de manière satisfaisante.
Juin : BPG gère le parc dans l’état. Les zones en friche ne progressent plus et le parc accueille les Berlinois dans des zones entretenues et sécurisées. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (possibles).
Avril 2089 : Fin de l’achat vente des terrains de l’Adenauerpark. Les sociétés immobilières cessent leurs versements à la municipalité qui cesse brutalement ses versements à BPG. BPG réclame les paiements à l’équipe municipale actuelle aux commandes qui « découvre » la situation et ne veut pas mouiller les responsables précédents qui sont dans la(es) même(s) famille(s) politique(s).
Une nouvelle solution est trouvée avec le rachat des actions de BPG par des « investisseurs ». Les cadres dirigeants de BPG sont remplacés et progressivement, les salariés de BPG sont incités à partir sous prétexte que la société est en difficulté financière.
Le service se dégrade rapidement et fortement, articles de presse « dénonçant » la situation.
Décembre 2089 : début des meurtres de clochards par les « Tueurs de Rembrandtstrasse ».
14 Février 2090 – 5H00 : coup de téléphone anonyme signalant qu’il se passe des choses pas nettes allée de la Paix à Adenauerpark
PERSONNES D’INTERET
Gunther Braun
Homme mince au visage un peu mou d’une quarantaine d’année. C’est un businessman impitoyable qui a fait fortune dans l’immobilier et qui est dépassé par les événements.
Si il maîtrise tout le système de corruption, il n’est pas familier avec les méthodes criminelles qu’il découvre avec un certain effroi (un verre ou un rail de coke lui sert à faire taire ses états d’âme). Il a bien essayé d’utiliser tous les moyens légaux (et semi) pour faire partir les marginaux du parc en « incitant » la mairie à ouvrir un centre d’accueil qui n’a convaincu qu’une minorité, en payant une journaliste Laureva Müller pour écrire des articles sur l’insalubrité du parc et en demandant aux gardiens du parc d’expulser les clochards en douceur mais rien n’y a fait. Ceux-ci rechignant à passer la vitesse supérieure et coincé par les difficultés financières importantes en raison du différé de construction, il s’est tourné vers une connaissance de connaissance, Franz Langenheim pour y envoyer une équipe de vrais durs. L’escalade de la violence le remue mais il a mis le doigt dans l’engrenage et ne voit aucune autre solution pour s’en sortir que la fuite en avant.
1 – Aplomb : ne comprend pas ce que des Falks peuvent lui vouloir. Ses affaires sont transparentes
Un projet de maquette où les constructions sont insérées « harmonieusement » dans un parc « réhabilité et sécurisé » trône au milieu de son bureau. Ma-gni-fi-que. Je peux parler du projet pendant des heures.
2 – La municipalité ? Enthousiaste elle aussi. Vous parlez. Avoir un quartier résidentiel de haute qualité va dans le sens d’un meilleur Berlin XVIII. En-thou-sias-te, je vous dis. Je connais du monde. Vous êtes contre le progrès ? Pour qui travaillez vous en réalité ?
2 – Habitué que tout s’achète, un Falk aussi non ?
4 – je ne chuterai pas seul, c’est son ultime sécurité (naïvement).
Moi je suis riche très riche - j'fais dans l'immobilier - je sais faire des affaires - Y'en a qui peuvent payer
Franz ? Langenheim – « madame le chat » (car elle retombe toujours sur ses pattes)
Petite femme coquette très calme. Elle mène une vie parfaitement banale entre son appartement et le bureau situé au premier étage de sa boite de nuit de luxe située Helmutschmittstrasse. Rien de compromettant ni dans l’un ni dans l’autre.
Elle est par ailleurs un intermédiaire qui excelle à mettre en relation des gens bien comme il faut avec des gens peu recommandables.
Son nom a déjà été cité à plusieurs reprises dans des affaires de grand banditisme mais elle semble posséder une étrange aptitude à se sortir des pires situations
A la réflexion, elle n’apprécie guère cette affaire qu’elle croyait moins voyante. Elle a pris plus de risques que d’habitude en transmettant elle-même argent et instructions dactylographiées. Elle s’en veut de son imprudence et en veut aussi à ses mises en relation qui ne sont vraiment pas « pro » …
1 – Il doit y avoir une méprise. Ma boite de nuit n’a rien à cacher.
2 – Je reçois des gens bien comme il faut dans mon établissement, de tout bord politique, de la police même. Comment va le commissaire Cartibaldi ? Il ne vient plus aux soirées …
3 – Le lieutenant X intervient pour mettre fin un éventuel interrogatoire au commissariat, c’est l’une de ses indics
4 – Je ne peux pas vous donner de nom mais je crois que vous devriez vous intéresser au rachat de BPG et à la société immobilière Y
5 – madame le chat : je pense que des personnes telles que vous auront toujours besoin de personnes telles que moi …
Laureva Müller
Journaliste au 18 Sector Zeitung.
La trentaine dynamique. Aimable et sympathique. Sait faire parler les gens pour écrire des articles de terrain parlant de problèmes proches du quotidien des vrais gens de Berlin 18 : ceux qui travaillent durement et qui achètent des journaux pour lire des choses parlant de leur quotidien proche. Aimée de son lectorat et aime son lectorat, aime les gens comme ils sont.
Elle écrit aussi sur commande des articles soi disant de reportage pour influencer l’opinion publique.
En a écrit une dizaine depuis mai 2089 sur le parc : « l’insécurité croissante d’Adenauerpark : que risquent nos enfants ? » « une nuit à Adenauerpark » et autres torchons du même tonneau sensationello-informatif.
Connait très bien le secteur XVIII
1 – D’autres journalistes ont écrit également mais elle beaucoup plus (d’autres journalistes faisant d’ailleurs des resucées de ses articles)
2 – Si prise en défaut sur son manque de dossier pour écrire ses articles à Commande de Gunther Braun à risque de perdre son boulot – pas fière de ces articles mais faut bien vivre
Richard Holczech
Journaliste d’investigation free lance (amorce futur scénario)
Johan Tranberg
52 ans, clochard. Ancien agent de change poursuivi pour malversations. A sa sortie de prison il s’est fait homme libre. Personnage grandiloquent, apôtre de l’anarchie et du schnaps
Possède de l’ascendant auprès des autres clochards. A une influence sur l’horloge du parc en plus comme en moins.
Joseph Martin
45 ans qui en parait 20 de plus. Clochard Œil vitreux, vêtements vinasseux, ne dessoule jamais vraiment
A entendu deux hommes discuter en se vantant de leur tableau de chasse.
Y’a des types bizarres qui circulent la nuit dans le parc (tous les choches)
info circulant en grossissant et se déformant à la progression de l’horloge du parc. Info à rumeurs
HORLOGE ADENAUERPARK + ENQUETE
15H00 : Tout est calme. Les résidents sont indifférents aux extérieurs.
18H00 : Les résidents sont inquiets et méfiants envers les visages étrangers
21H00 : Les résidents évitent tout contact avec les extérieurs. Ils se regroupent pour discuter et se protéger.
22H00 : Des résidents (clochards essentiellement) armés patrouillent dans le parc de jour comme de nuit – intérêt des journalistes du secteur
PJ convoqués chez leur supérieur pour explications et remontage de bretelles
23H00 : Des barricades et des fortifications de fortune sont dressées dans le parc. Intérêt des journalistes berlinois entre bouffonnerie et guerre civile – la république libre d’Adenauerpark est discutée
PJ dessaisis de l’enquête au profit de policiers plus expérimentés du commissariat
Mise en place d’un cordon de sécurité policier + présence militaire
24H00 : Interdiction d’entrer dans le parc pour les « extérieurs » qui sont violemment repoussés. Des pièges et des embuscades sont tendus. Emeutes – Attaques sur les bordures pour se ravitailler
Intérêt journalistique au niveau international
La république libre d’Adenauerpark est proclamée
Dessaisissement de l’enquête du commissariat de B18 – ce n’est plus du ressort de la police – clôture de l’enquête
Assaut de l’armée pour ramener cette racaille à la raison
Suite au décès violent de Willy (le clochard incendié à l’essence), l’horloge grimpe à 18H00 le 14 février 2090.
Chaque autre disparition violente ou non expliquée d’un résident augmente l’horloge.
Menace « l’homme pressé »
Description : Gunther Braun souhaite débarrasser l’Adenauerpark de tous ses résidents pour pouvoir y construire un quartier résidentiel de luxe (avec de vrais arbres dedans).
BRP
Salariés, gardiens
Todorov Issaief : gardien syndicaliste remonté contre les agissements de la direction
Gisela Marten : directrice "pare feu". La direction prend toutes les mesures nécessaires
Clochards
Le camp
La cité des artistes
Les Scars
Les Déserteurs
Les Survivalistes
"la nouvelle aube"
Merdes +
- Le montage financier sert (entre autre) au blanchiment d’argent sale de groupes mafieux. Ceux-ci peuvent passer à l’action pour préserver leurs intérêts.
- La nuit, le parc sert de terrain neutre pour des pourparlers entre gangs. Quipropos sur leur présence. Crainte d’une action policière. Cherchent à préserver ce sanctuaire.
Perso :
- Sergent-chef Hans Bluecher à quelques mois de la retraite – amorce futur scénario
- Qui de vous deux deviendra sergent chef dans quelques mois ?